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Black Horizon

Le 16 avril 2010 posté par METALPSYCHOKILLER

Bonjour à vous, je suis Mpk du Webzine SOIL CHRONICLES, ravi de faire cette interview avec vous…

Mpk : Forcément, vous ne pourrez y louper ; la question bateau en guise de hors d’œuvre. 1991/2010, cela fait un sacré bail pour enfin délivrer un premier album, non ?

SEB : Ca commence bien ! Ben  écoute, je vais faire pleurer dans les chaumières mais on a eu pas mal de galères depuis le début du projet, à commencer par le décès du premier guitariste, Hervé Boucher, en passant par les changements de line-up assez radicaux et fréquents avant 2000, l’alcool (là, on en est pas encore sorti ;-))), et j’en passe !!! En fait, on a plutôt de la chance d’être encore là !!! Et plus motivés que jamais !!!

Bruno : Ca fait toujours long pour celui qui regarde l’historique à la sortie de l’album. Nous sommes avant tout un groupe de scène qui s’est construit au fil du temps. Comme tous les groupes il y a eu aussi les changements de zicos. Et puis surtout, nous avions une véritable envie de bien faire. Pour ça, il faut s’en donner les moyens. Nous n’avons pas voulu faire de sacrifice sur le son et nous avons du mettre le temps pour enregistrer cet album dans un des plus grands studios parisiens (Les Studios de la Seine). Pour ça quand t’es pas fils de…, ou copain de…, eh ben ça prend du temps ……….et de l’argent.

Pouvez vous en profiter succinctement pour nous expliciter le pourquoi du comment, l’histoire allant de Half Breed à B H afin que tout à chacun puisse faire connaissance avec vous…

Dom : Le groupe s’est formé en 1991 à Antony (92). Avec au départ, Seb Crispino et Hervé Boucher à la guitare et moi-même à la basse. Après le décès d’Hervé, nous avons recruté de nouveaux musiciens et comme nous avions tous 2 nationalités dans le groupe nous avons décidé de nous appeler Half Breed (sang mélés) d’autant que les initiales du groupe reprenaient celles de notre guitariste et ami disparu. Pour l’anecdote, nous avions à l’époque des chanteuses. Il y a eut ensuite une période de creux avec le départ de ces musiciens… c’est avec l’arrivée d’Alex Bassali à la guitare, de Bruno Crispino au chant et de Xo et enfin de  Fifi Strobel à la batterie que le groupe semble se stabiliser. Après de nombreux concerts, la sortie de 3 EP et la participation à des compils, Alex quitte le groupe un an avant la sortie de l’album « The Choice ». Il participera néanmoins jusqu’au bout à ce projet.

Avant de parler de cette première (excellente !!!) offrande, n’est ce pas un mal franco-français de ne pas pouvoir promouvoir et permettre l’expression de nos combos ? Nombreux sont les exemples de groupes français, -à l’image de ROZZ-, bâillonnés par la « censure orientée » des structures hexagonales. Quel est votre sentiment là-dessus ? La galère et le chemin de croix sont-ils un passage obligé en notre beau pays ?

FIFI : Oui bien sur que c’est un véritable chemin de croix, BLACK HORIZON a pas mal donné dans le genre galères et bâtons dans les roues, mais quand tu y penses et sans être MaSo cela fait parti du Package et finalement c’est ce que rend plus fort et c’est surtout là que tu t’aperçois si le groupe à la force et l’état d’esprit d’aller de l’avant pour combattre tout ce système Français qui finalement résume la mentalité des médias de ce pays qui n’est résolument pas Rock’n’roll. « Long is the road, if you want Rock’n’roll in France»

SEB : Je ne suis malheureusement pas sûr que ce ne soit qu’un passage…Je crois qu’il faut vraiment avoir la foi et la passion de cette musique pour continuer à la proposer en France ! Je pense que, souvent, les groupes et structures qui défendent le métal ont du mal à s’entendre et à aller dans la même direction (Y a comme des rivalités). Malgré ça, quand tout le monde s’unit et arrive à proposer un évènement fort, le public n’est la plupart du temps pas au rendez-vous…là, je ne vois plus quoi faire…En tous cas, ça ne nous empêche pas d’y croire !

Bruno : Je ne crois pas qu’il y ait une véritable censure. Le milieu du métal n’est pas muselé, il  repose sur un marché faiblement porteur. Il n’y a qu’à regarder les linéaires des magasins de Zique et surtout venir dans les salles. La scène métal française n’est pas représentée dans les bacs. Par contre tu peux trouver toutes les versions collectors des grands. Si tu cherches un import japonais de ACDC pas de souci, mais ne cherche pas autre chose de frais ! Du coup, les gens, ne nous connaissent pas et préfèrent mettre 120 euros une fois par an pour Metallica, plutôt que de se bouger 10 fois dans l’année pour aller voir des noms de la scène française. Heureusement qu’il y a les webzines !

Parallèlement, et en corrélation réactive, le Hard/heavy des eighties est en pleine période Revival en France. Entre les anciens, les reformations et les nouveaux venus, (Lonewolf, Mystery Blue, Adx, Nightmare, Rozz, Hürlement, etc), un sentiment de retour de la Nwobhm flotte sur la scène française. Partagez vous cette impression et en avez-vous profité ?

FIFI : C’est vrai que pas mal de groupes se reforment, tu peux aussi citer VULCAIN & BLASPHEME ça fait du bien de savoir que tous ces Zicos ont encore la foi espérons que cela donne des idées aux nouveaux groupes. Je suis très content de revoir tous ces groupes des années 80, ils ont ravivé une flamme presque éteinte, mais pour l’instant je suis incapable de te dire si BLACK HORIZON profitera de ce mouvement. L’avenir de « The Choice » et les scènes que nous feront nous le dira.

SEB : J’ai l’impression que la qualité des groupes français est en forte hausse, d’une manière générale, depuis quelques années. Ca bouge vraiment et la scène française a maintenant  un fort potentiel, mais tant que le public ne suit pas…Il faudrait vraiment une structure sérieuse pour promouvoir et fédérer toutes les bonnes volontés ! Pour ce qui est de profiter de ce renouveaux, on n’a pas de stratégie de carrière donc on a sorti notre album parce qu’on en était là à ce moment là et quant à savoir ce que l’album aurait donné à un autre moment, on ne saura jamais !

Auto production distribuées par Pervade Productions. Un choix délibéré ou obligé ?

FIFI : Un choix délibéré, Nous recherchions un label équipé d’un réseau de distribution et avec une structure promotionnelle qui permette à notre album d’être écouter par un maximum de médias. Nous avons investit énormément d’argent et de temps et ne voulions absolument pas que notre bébé reste dans l’anonymat. Espérons que nous ayons fait le bon choix…

SEB : C’est aussi un des seuls qui gère le genre musical qu’on défend. Son réseau de distribution est étendu et couvre aussi les grandes enseignes. C’est aussi et beaucoup le partenariat avec MurMur Promotion (géré par Jérôme Daulin) qui nous a décidé à tenter l’aventure avec Pervade. Pour l’auto-production, c’est sûr que si on nous avait proposé un peu de tune pour produire l’album, on n’aurait sûrement pas craché dessus mais je ne connais pas de label prêt à lâcher ce qu’il faudrait sur la découverte et le développement d’un groupe de métal sans garantie immédiate. Ou alors on a mal cherché (ce qui est possible…) !

11 titres pour « The Choice », remis sur l’ouvrage durant une décennie, la maturité des compositions est un des points forts de votre opus. Mais celles-ci ont elles évolué durant ce long laps de temps ?

SEB : Les morceaux ont vraiment évolués, tu peux t’en assurer si tu écoutes les démos qu’on a sorti pendant ces années ! Je pense que la plupart des titres de « The Choice » peuvent être ré-écoutés de nombreuses fois tout en découvrant de nouvelles choses à chaque reprise. C’est un des avantages d’avoir laissé mûrir les compos mais parfois on nous a reproché de ne pas saisir immédiatement toutes les ambiances des titres. Personnellement, c’est ce que j’aime découvrir quand j’écoute un nouvel album !

Bruno : ouais, ils ont tellement évolué, que cela devenait nécessaire, voire vital, pour nous d’entériner les choses une bonne fois pour toute et de passer à autre chose. Du coup, les nouveaux titres sont déjà en préparation à peine le « The Choice 2010 Tour » entamé….

Le moins que l’on puisse dire, est que vous vous faites plaisir en lâchant les brides. Dès le « Bastard » votre alchimie concoctée fait mouche. Cela suinte le musicien content d’être là, et on adhère de suite. Mais immédiatement  nous trotte à l’esprit cette question : cet opus ; point de départ ou épitaphe ?

SEB : C’est un vrai départ et notre état d’esprit a beaucoup changé ! En fait, cet album est la conclusion d’une période de Black Horizon et une ouverture vers notre futur. Dans un 1er album, tu donnes toute ton expérience musicale passée (en tous cas, moi je le vois comme un bilan de ce que j’ai voulu faire pendant des années), et la suite se fera plus dans l’urgence et l’excitation de montrer les tonnes d’idées qu’on veut développer après avoir enfin accouché de notre 1er bébé. On a vraiment une nouvelle dynamique et osmose dans le groupe ! Chacun participe beaucoup plus à l’élaboration des nouvelles compos que par le passé et c’est juste hyper motivant !!!

Bruno : Merci! je pense que c’est une continuité. L’épitaphe d’une période et l’aube d’une nouvelle ère !

La production de cet album est résolument empreinte comme je l’ai suggéré dans ma chronique d’un son « chaud et rondouillard ». Etait ce une volonté du groupe ? Ou le fruit de la collaboration avec Achim Köhler (Accept, Primal Fear,  Brainstorm, Sinner, Edguy, Ndrl pour nos lecteurs …)

SEB : On connaissait déjà bien le travail d’Achim avant de le contacter et le son qu’il propose est très caractéristique. Donc, oui, on voulait avoir cette couleur et tous les enregistrements allaient dans cette direction. Mais je dois dire que j’aimerais bien aller vers un son plus dépouillé et brut dans l’avenir. Mais dis rien, faut que j’en parle aux autres d’abord, faudrait pas qu’ils me virent …

Bruno : Rondouillard, tu dis ça pour moi ?

« Did you See It ? », est un de mes titres fétiches avec sa lead en intro, et son coté montée en puissance déjantée, et un refrain me faisant immanquablement pousser le « Rawhide » des Dead Kennedys de Jello Biafra !!! Mais pour vous quels sont les morceaux que vous trouvez les plus convaincants ?.

SEB : Mon préféré est sans aucun doute Silence. L’interprétation de Bruno me fout la chair de poule ! Ensuite T.I.M.E. et c’est beaucoup pour le plaisir que j’ai de la jouer en live. Mais Did you see it ? est à une très bonne place pour moi aussi !

Bruno : Pour moi, les plus aboutis restent  « Time » et « Silence ». Mais d’autres titres plus complexes comme « The first door » sont tout aussi importants.

Un « On The Battlefield » digne d’Iron Maiden se démarque lui aussi résolument de la traclist assénée, tout comme un « Réagis », seul titre proposé en français. Pourquoi Shakespeare plutôt que Molière ?

SEB : Personnellement, j’ai essayé d’écrire en français et j’ai toujours détesté ce que je faisais. J’arrive pas à le faire sonner. Il faudrait peut-être composer les morceaux autour du texte en français mais ça changerait pas mal la musique que j’ai en tête. En anglais, les sonorités m’apparaissent beaucoup plus facilement. C’est peut-être cliché mais je pense que l’anglais est la langue du rock et bravo à ceux qui arrivent à faire sonner le français dans le métal (et ils sont rares à mon sens…) !

Bruno: Shakespeare définitivement. C’est un choix de sonorités qui correspondent au métal à notre avis.

Mr Chrabloonzki, Aurora. Les portes sont ouvertes ou fermées ? Quel est le message subliminal et profond caché derrière cette « boucle bouclée » ?

SEB : Je vois que tu as écouté l’album de long en large ! Sans aller trop loin (à chacun d’y trouver son compte), « la boucle bouclée », c’est une manière de dire qu’on a tourné la page de toutes ces années où on a construit l’identité de Black Horizon, une période pendant laquelle on a eu du mal à mettre le mot « fin » à l’évolution de nos titres. C’est parfois compliqué de dire qu’un morceau est bien comme ça, qu’on ne va plus y retoucher, surtout quand tu le joues des années durant. Ta sensibilité et tes aspirations évoluent aussi avec le temps. Mais le line-up est maintenant stable et plus motivé que jamais ! Quant au dernier titre, Aurora, c’est aussi un nom évocateur, un nouveau départ !

Bruno : Ouvertes bien sur. Cet album est le premier d’une histoire en deux parties. Il retrace les angoisses d’un homme : Mr Chrabloonzki. L’origine de cette névrose et leurs conséquences seront dans le deuxième volet.

Terminer sur une telle track votre premier opus n’est il pas particulièrement osé ?

SEB : On a prêté une attention particulière à l’enchaînement et à l’ordre des titres sur « The Choice ». Pour la musicalité et les raisons évoquées dans la question précédente, je crois qu’Aurora a vraiment sa place à la fin de l’album. Ce qu’on a mis dans ce titre (ou après ce titre), c’est une démarche purement artistique et une conclusion qui nous est apparue complètement naturelle. Après, je ne vois pas trop ce que tu trouves osé mais de toutes façons, on n’a suivi que nos convictions sans penser à la manière dont ça pouvait être perçu…

Bruno : C’est un choix artistique d’ouverture vers une suite annoncée.

Peut on parler quelques parts de concept/album, et pour ceux ne l’ayant pas encore découvert, ce « Choice » quel est il ?

Bruno : Comme je te le disais tout à l’heure, Cet album tourne autour d’un personnage, comme un héros de roman. Comme tout le monde, il a des humeurs changeantes et variées. C’est ce qui transpire de chacun des titres aussi différents les uns que les autres. En cela, ça peut être considéré comme un concept album.

Des dates de concert en prévisions, mais pas de véritable tournée pour promouvoir votre album. C’est un souhait ou indépendant de votre volonté ?

SEB : On a déjà évoqué la difficulté de promouvoir le métal dans l’hexagone, donc trouver un tourneur fait partie de ces difficultés ! D’un autre côté, je trouve qu’on ne s’en sort pas si mal pour le moment, 2 premières parties de Blaze Bayley (en France et en Belgique), une première partie de Paul DiAnno en Mai à Besançon, une date avec Lonewolf à Lille le 17 Avril, une date avec Tank en Janvier dernier, des surprises en préparation pour la rentrée, on a vu pire ! Après, on a décidé de mettre le paquet sur la préparation de nouvelles compos, ce qui nous prend pas mal de temps, incompatible avec un trop gros volume de dates et nos activités extra-musicales pour le moment !

D’ailleurs puisque l’on parle de « Live », quel style de public vous suit ? Les quadras regrettant l’âge d’or, leurs fistons bercés par les galettes de leurs pères hard rockers, qui ???

SEB : Ecoute, à priori, y a pas de racisme, on trouve de tout pour nous écouter ! Je ne crois pas qu’on puisse définir un style vraiment particulier de public sensible à notre musique ou si, très peu de fan de métal extrême (mais là, je comprends !)…

Bruno : On ne peut pas définir un style par l’âge. ça va de 16 à 60 ballets. Par contre, je peux te donner une typologie par nombre : peu nombreuse à chaque concert. C’est déprimant et très représentatif de la scène métal française. Même si tu fais une belle tête d’affiche, tu n’as pas la garantie d’une salle comble. Même un vendredi soir à Paname. Mr Jack, ADX, Blaze Bayley ou  Evil One, tu peux faire 30 entrées toutes mouillées maxi ! c’est à chialer. Du coup les mecs passionnés des associations, en sont souvent pour leur argent et ça fait mal au cul pour eux.

Et maintenant, quels sont les projets et envies de Black Horizon ? Un second opus en préparation ?

SEB : Notre projet (déjà entamé) est de sortir la suite et fin de « The Choice », l’explication  et la conclusion des errements de notre Mr Chrabloonzki !! Le deuxième album devrait être plus brut et plus direct mais sans renier nos influences. On va aller droit au but et si tout va bien, il devrait être prêt pour 2020 :-))) . Non, sérieusement, la dynamique du groupe est bien en place (on dirait un footballeur) et le deuxième album devrait suivre assez vite au vu de l’avancement des nouveaux morceaux.

Peut -être auriez vous aimé que certaines questions vous soient posées. Et ne l’ont pas été !!! (Killing Joke). Donc les mots de la fin sont pour vous, et si vous avez un message à faire suivre à la communauté de SOIL, c’est le moment….

SEB : Je vous invite simplement à venir à notre rencontre en Live. Si vous avez écouté l’album, vous savez qu’on n’a rien bâclé et qu’on donne tout ce qu’on a !!! Je crois que vous ne serez pas déçus du déplacement, on prend du plaisir à faire ce qu’on fait et vous vous en rendrez compte encore plus sur scène. Merci MetalPsychoKiller ! Viens prendre une bière avec nous à un de nos prochains concerts, c’est moi qui régale !

Bruno : T’aurais pu nous demander quel a été notre pire souvenir…. on en aurait profité pour balancer deux ou trois connards dans le milieu. Tant pis, maybe next time……
en tout cas merci à toi pour ce que tu fais et j’espère à bientôt Live !

FIFI : Un GRAND merci à la SOIL community and don’t forget KEEP THE DEFENDER OF THE FAITH, venez faire la fête avec nous si vous croisez un Flyer avec BLACK HORIZON.

Merci pour votre disponibilité et cette interview.

Mpk.

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