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Angelus Apatrida

Le 7 décembre 2017 posté par Bloodybarbie

Interviewer : Willhelm von Greffenberg

Interviewé : David Alvarez (guitariste)

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A l’occasion de leur passage par Rouen pour leur tournée en tête d’affiche avec No Return, on en a profité pour discuter un peu avec David Alvarez, guitariste et membre fondateur d’Angelus Apatrida. C’est parti pour un petit histo, un anniversaire et les perspectives d’avenir du groupe !

• Pouvez-vous vous présenter et nous raconter un peu l’histoire de votre groupe ? Pourquoi ce nom de groupe ? Comment vous vous êtes rencontrés, ce qui vous a donné envie de jouer ensemble…

– Bonjour, je suis David, guitariste d’Angelus Apatrida. Le groupe existe depuis dix-sept ans. Nous sommes actuellement en tournée avec No Return. On a déjà sorti cinq albums. On vit surtout pour faire des tournées, sortir des albums. Enregistrer, jouer… Je ne saurais vraiment expliquer le pourquoi du nom, c’est davantage en rapport avec notre culture latine. Quant à notre rencontre, on est amis de longue date avec deux choses en tête : être dans la rue – pas pour vandaliser ou quoi que ce soit du genre [Rires] mais pour y jouer – et la seconde y passer du temps, en centre ville, et écrire des chansons.

• Pourquoi êtes-vous passés de ce qui ressemblait à du Power Metal pour aller vers le Thrash ?

– On a commencé plutôt par du Heavy Metal en fait, à cause des influences de notre précédent chanteur. Quand Guillermo est arrivé, avec son style vocal, on s’est dit : « Ok, on va faire plutôt dans le Thrash »… Enfin quelque chose entre les deux, avec un peu de progressif dedans.

• Vous officiez dans le Thrash quasiment depuis vos débuts ; est-ce que vous n’avez pas été tentés à un moment de lorgner vers d’autres genres, ou marquer votre musique d’une patte espagnole ?

– Pas vraiment. On se sent vraiment à l’aise dans ce genre. On a tous nos influences musicales mais pour Angelus, on n’avait pas de plan préétabli : on joue du Heavy/Thrash… Mais si quelque chose sonne bien, pourquoi pas ; ce sera une évolution naturelle, sans restriction aucune.

• Qu’est-ce qui fait selon vous que votre groupe existe encore à l’heure actuelle ? Un truc particulier dans votre musique ? Un public très fidèle ?

– C’est un peu une combinaison des deux, je pense. On est potes, on a la passion, un jour on s’est dit qu’on devait se lancer… dédier notre vie à ça, y sacrifier des choses. Mais j’avoue que c’est toujours un mystère, notre longévité.

• Parmi les cinq albums que vous avez enregistrés, y en a-t-il un qui ait votre préférence ?

– Je te ferais bien la réponse typique : « le dernier, bien sur ! » ce qui est vrai aussi. Mais je te dirai plutôt notre deuxième parce qu’il annonçait notre transformation, parce qu’on a passé davantage de temps sur la composition, l’enregistrement… Pour moi, Give ‘em War est bien plus efficace, frontal.

• Comment choisissez- vous un morceau qui vous servira de clip promotionnel, quels sont les critères qui déterminent votre choix ?

– Probablement une fois le disque enregistré. On n’a pas d’idée au départ sur quel titre aura cet usage… mais une fois enregistré, tu le sens. Tu écoutes tout l’album et tu te dis : « Ok, ça sera celui-là ! », parce qu’il a un truc en plus, de la puissance, de la vitesse, un refrain accrocheur. Mais en vrai c’est difficile de choisir ; c’est comme demander de faire le choix parmi un de ses enfants.

• Vous avez atteint des sommets de réussite dans le genre puisque vous avez joué sur des grandes scènes. Et justement, puisque vous vous y êtes produits en 2014, à quand un retour au Hellfest ?

– Je n’ai pas pu jouer au Hellfest, en fait, mais j’aimerais bien. Pour le moment, ce n’est pas prévu, mais on sera au Motocultor… Mais j’y tiens : j’y jouerai.

• Les événements actuels en Catalogne peuvent ils mettre en danger la musique et les concerts en Espagne ? N’y a-t-il pas un risque de censure des artistes ?

– Pourquoi ? Ce n’est pas un problème actuellement. La situation est triste, on ne peut pas y faire grand-chose, mais je ne pense pas que pour l’art ou la musique ça devienne problématique.

• Vous célébrez les 10 ans de votre album Give ‘em War

– Mon favori, justement ! [Rires]

• Est-ce que vous pensiez à l’époque que vous iriez aussi loin ?

– Non. Quand on a fait cet album, on s’est dit que peut-être on le jouerait dans des campings ou ce genre d’endroits comme on le faisait auparavant, mais quand il est sorti, on a été invités dans des festivals. On se sent chanceux, on y a passé de bons moments.

• Vous allez en jouer l’intégralité ce soir, ou un panachage de morceaux de vos divers albums ?

– Non. [Rires] Pas sur cette tournée, mais on prévoit quelque chose d’officiel pour cet anniversaire. Ce soir, juste quatre ou cinq morceaux.

Hidden Evolution est paru en 2015… Est-ce qu’il a un petit frère sur le feu ?

– Oui ! On essaye de s’organiser parce que, par exemple, je n’habite pas Albacete [NdlA : ville natale du groupe], je vis à Valence. Donc on bosse par home studio, par mail… J’essaye d’écrire et composer durant les tournées mais c’est trop chaud : tu passes ton temps en déplacements, en bières… [Rires] à échanger avec les gens… On se penchera sérieusement dessus quand on sera rentrés.

• Avant de devenir une musique de divertissement, le Thrash était une musique engagée, descendante du punk. Quels sujets choisissez-vous de traiter dans vos chansons ? Des sujets légers ou pas uniquement ; est-ce que la situation en Espagne actuellement pourrait servir de base au texte d’une de vos chansons, comme le faisait Sepultura en son temps, ou Scorpions dans une autre mesure ?

– Pour être honnête, je n’en sais rien… Quand on écrit des chansons, on ne prévoit pas de parler de telle ou telle chose, je m’attarde davantage sur l’aspect riffing. La combinaison entre paroles et musique vient naturellement, sans y réfléchir particulièrement.

• Votre première démo date de 2001, le groupe a presque 20 ans d’existence, vous vous supportez encore les uns les autres ? Comment se passe une tournée parmi Angelus Apatrida ?

– Oui, bien sur. Si on parle des tournées par exemple, pour moi, c’est toujours pareil qu’au début : passer du bon temps, passer de bons moments avec les autres groupes… C’est un besoin de se marrer et s’amuser, et si ce n’était pas le cas, ça se ressentirait sur scène. Et donc le but reste de louer, s’amuser, être entre amis.

• Vous avez quelques derniers mots à dire à vos fans français et nos lecteurs ?

– « Hello, french fans ! » Nous sommes fiers de venir ici, dans votre pays. On fera de même avec un nouvel album et une nouvelle tournée. Merci de venir aux concerts, et merci à toi pour le temps que tu m’as accordé.

Line up :

Guillermo Izquierdo – Guitars / Vocals
David G. Álvarez – Guitars
José J. Izquierdo – Bass
Víctor Valera – Drums

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