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Amon Sethis, interview

Le 22 novembre 2013 posté par Metalfreak

Amon Sethis (groupe grenoblois déjà chroniqué et interviewé dans nos colonnes) va bientôt sortir son deuxième album. Avant leur dernier concert de l’année prévu le 07 décembre à l’Ampérage de Grenoble, qui sera la dernière occasion de voir le groupe sur scène avant la sortie de l’album, nous nous sommes entretenus avec les membres.

 

En face à face, décors et mise en scène par Olive Yeah

 


 

–   Olive Yeah : Pour commencer, une question qui s’adresse plus à Julien, peux-tu nous dire qui se cache derrière Amon Sethis et ce que raconte cette histoire ?

–   Julien : Alors, Amon Sethis est un personnage qui a été créé de toutes pièces en 2007, et qui participe au concept d’album du groupe qui raconte l’histoire de la septième dynastie égyptienne. On n’a aucune trace historique de cette fameuse dynastie égyptienne, et j’ai voulu partir de cette pseudo-légende pour que Amon Sethis raconte son histoire qui est restée vierge. Amon Sethis symbolise un peu le côté maléfique, contrairement au héros qui se prénomme Ateravis et qui représente le bien.

 

–   OY : Vous avez eu pas mal de changements de line up, et on est assez loin de l’originel.  Est-ce que tu peux nous en parler, et présenter les nouveaux membres déjà plus si nouveaux ?

–   Julien : Le line up est plutôt stabilisé depuis un an, avec Thierry Delvaux à la batterie, et Thierry Ventura à la basse. Olivier Billoint est à la guitare mais c’est depuis le début le pilier d’Amon Sethis, et puis Johan au clavier, qui nous a rejoint en Avril 2012. C’est vrai que tu parlais de changements de musiciens, et je pense que dans toute histoire de groupe il y a des changements. Même si il y a certains trucs qui  me semblent incohérents quand il n’y a plus aucun membre originel du groupe, le changement de musicien fait partie des groupes. On espère le stabiliser au maximum et je pense que c’est le cas désormais.

 

– OY : Et du coup, comment en êtes vous venus à ce concept égyptien ?

Julien : A la base, j’avais proposé ce concept au groupe Hellixxir dans lequel j’étais il y a quelques années, mais il n’avait pas été accepté. J’ai décidé de le garder pour moi, et je suis parti à la recherche de musiciens pour créer le projet. Cela a tout de suite très bien fonctionné avec Olivier, et on a pu vraiment monter ce projet ensemble et le porter depuis 2007.

–   OY : Est-ce que vous pouvez nous parler de vos influences, autant musicales qu’extras ?

–   Julien: Concernant les influences musicales, elles sont variées chez chacun d’entre nous, mais le mix de tout ça fait qu’on aime bien piocher dans des ambiances différentes. Par exemple, Olivier, tu peux peut être nous parler de tes influences.

–   Olivier Billoint : Au niveau des influences, on a plus d’affinités dans le métal, mais pas que. Puis on ne cherche pas quand on compose, à sonner comme tel groupe qui aurait fait un morceau génial. On essaye de partir d’idées et de construire la musique ensuite. Ce qui est bien, c’est qu’on a tous un peu des influences en commun, et c’est ce qui fait qu’on arrive à composer en ayant tous un peu une idée commune de ce qu’on aimerait que le morceau rende.

–   Julien. Après je rajouterais que le fait de ne pas écouter exclusivement du métal, c’est très important, ça permet de vraiment enrichir sa vision globale de la musique. J’écoute aussi bien du Ravi Shankar que de la musique médiévale, et tout ça permet vraiment cette ouverture d’esprit pour composer.

 

 

–   OY : Comment composez-vous ? C’est toi Olivier avec un riff, ou Julien avec des textes ?

 

–   Julien : C’est un peu un mix des deux. A la base, c’est Olivier qui est le maître à penser pour composer, après par rapport au concept album, j’apporte tout ce qui est écrit. J’influence un peu les orientations des compositions et quelquefois les idées du groupe. Ensuite on met ça sur GuitarPro et on développe un maximum ces idées pour composer et articuler tous ces morceaux, qui partent vraiment du concept de base.

 

 

–   OY : Je trouve que le son de votre premier album est vraiment bon, vous vous êtes occupés de l’enregistrement, mais qui a fait le mixage ?

 

–   Julien : Le mix, c’est Eddy Dorigny au IK studios, qui a fait du très bon boulot, et au niveau du mastering il a été confié à Andy Vandette de Masterdisk studios à New-York. Il a travaillé notamment avec SLAYER, METALLICA, DAVID BOWIE, donc il y a pire en référence ! On voit vraiment l’aspect professionnel qui est ressorti de cet album, c’est vraiment ce qu’on voulait.

 

–   OY : J’ai eu la chance de vous voir en live, et je trouve que vous attachez de plus en plus d’importance au niveau visuel. Ça se retrouve aussi par rapport au livret de l’album, c’est quelque chose que vous allez mettre de plus en plus en avant ?

 

–   Julien : Oui tout à fait. Pendant la tournée de « The Prophecy » on a travaillé avec Sofian au chant, qui fait partie des guests sur l’album, et le fait qu’il soit d’origine tunisienne a énormément apporté au niveau visuel. Depuis on axe sur un côté un peu plus théâtral, notamment avec l’utilisation du masque et le côté dual des personnages. Tout ce côté théâtral est important et symbolique, même pendant les concerts.

 

 

–   OY : Il y avait pas mal du guests sur votre premier album, est-ce que ce sera aussi le cas sur votre deuxième album ?

 

–   Julien : Oui, tout à fait. Point !

 

–   OY : Aucune exclu ?

 

–   Julien : Il y aura des guests, des personnes assez renommées, mais on va vous garder la surprise par rapport à ça.

 

 

 

–   OY : Et par rapport au deuxième album vous en êtes où ?

 

–   Julien : Tous les titres sont composés, sachant que le gros du morceau sera la fin de l’album,   un titre d’une vingtaine de minutes (26 minutes) avec pleins d’ambiances différentes. Ce serait le titre éponyme « The final struggle ».

 

–   OY : Et la thématique du second album tu peux en parler ou tu préfères attendre qu’il sorte ?

 

–   Julien : Tu veux une exclu ?

 

–   OY : Ben envoie !

 

–   Julien : La fin de l’album s’arrête sur l’ouverture du Livre des Pyramides et l’énoncé de la prophétie maudite et donc de l’arrivée de Seth sur Terre.

Le début du deuxième album, c’est la montée en puissance des forces ennemies, le rassemblement des armées, et le héros qui cherche son chemin près de Memphis pour livrer la bataille finale, et qui va trouver les réponses dans l’au delà en se tuant, pour passer par les différents stades de la réincarnation.

 

 

–   OY : De ce que j’ai pu lire et entendre, les retombées du premier album ont été très bonnes, et vous ont ouvertes les portes de pas mal de scènes.

 

–   Julien : Tout à fait, la preuve en est aujourd’hui d’ailleurs, on est accueillit dans une salle magnifique au Brise Glace (Annecy). Je me souviens des premières dates en 2011, on jouait dans des cafés-concerts parce qu’on avait  pas beaucoup de notoriété. Puis arriver maintenant dans des salles de 300/400 personnes, et jouer exclusivement dans ces salles là, ça montre la retombée positive de cet album, et on en est très heureux !

 

 

–   OY: Et pour en revenir aux guests, est-ce qu’il y a des personnes avec qui vous n’avez pas collaboré, et avec lesquelles vous aimeriez travailler ?

 

–   Julien : Moi Russell Allen de Symphony X.

–   Olivier : Pour moi ce serait même pas forcément un groupe, ce serait plutôt des étapes qu’on passe au niveau de la professionnalisation et des scènes qu’on peut atteindre. On joue déjà dans des super salles, et on se rend compte que jusqu’à maintenant, tous les groupes qu’on a croisé même s’ils sont beaucoup plus connus que nous sont cools. C’est des gens avec qui on peut échanger, et pour ma part ce serait le rêve de faire une salle comme le Zenith.

–   Julien: Ou faire un gros festival et partager l’affiche avec des gros groupes. Tourner sur une dizaine de dates, ce serait l’objectif.

 

 

–   OY : Et en parlant des groupes, qu’est ce que vous pensez de la santé de la scène métal en France, aussi bien au niveau des groupes que des infrastructures pour jouer?

 

–   Julien : En termes de groupes je trouve qu’il y a une amélioration flagrante du niveau. Le métal français a souvent été décrié, on connaissait Trust, puis après Gojira est arrivé. Je pense qu’il y a beaucoup de groupes de qualité qui ont suivi, comme Hacride par exemple ou Dagoba qui sont vraiment des groupes à potentiel international. Même quand on joue avec des groupes locaux, on se rend compte qu’il y a de moins en moins de groupes amateurs et approximatifs.

 

 

–   OY : Ça se professionnalise alors ?

 

–   Julien : Tout fait. Je pense que c’est beaucoup dû aux outils d’enregistrement qui sont beaucoup plus faciles à avoir, mais également il y a une qualité de travail beaucoup plus intéressante.

Après, des structures il y en a, mais il faut aussi se battre en terme de culture pour faire développer un maximum ces choses là, et c’est vraiment pas évident. Tu voulais rajouter quelque chose Johan ?

–   Johan : C’est vrai que j’aimerais faire l’analyse de l’autre côté de la barrière, pas seulement du point de vue des groupes mais du public plutôt. La santé, elle passe par les groupes évidement, mais aussi par le public. On fait beaucoup de voyage entre la Suisse et la France, voir même avec l’Allemagne, et j’estime qu’on a quand même de la chance parce qu’en France il y a encore des gens qui sont là et pas forcément uniquement – et j’insiste sur le pas forcément – sur le local. C’est à dire qu’il y a des mecs qui vont être capable d’aller de plus en plus loin en France, voire à l’étranger pour écouter des groupes qu’ils connaissent soit à peine, soit juste de nom, qu’ils n’ont jamais vu, et ils vont prendre le pari d’y aller. Parce qu’il y a justement ce côté de vouloir promouvoir la scène française, probablement je pense que les gens doivent avoir consciemment ou pas, une analyse proche de Julien.

–   Julien : Tout fonctionne par réseau. Il faut se serrer les coudes, et en côtoyant tout le monde, on peut vraiment créer des contacts super intéressants qui permettent de jouer un peu partout et c’est ça qui est vraiment essentiel.

 

–   OY : Pour terminer deux questions (très personnelles). Vous souvenez vous du premier album de métal que vous avez acheté ?

 

–   Julien : Ha oui ! Ozzy Osbourne « No more tears« .

–  Olivier : « Fire and Ice » d’Yngwie Malmsteen.

–   Thierry : Motörhead, le live en Angleterre.

–   Johan : « Somewhere in time » de Iron Maiden

 

 

–  OY: Premier concert de métal ?

 

–   ( ) Megadeth la tournée Usan Asia en 1987.

–   ( ) C’était Emoday plus Headlock à l’ENTPE de Vaux en Velin

–   Johan : Le vrai premier gros concert que je me suis fait c’était Rhapsody au Transbo en 2011.

–   Julien : C’était Dream Theater au Transbo en 1996, et en première partie c’était VanDen Plas.

 

 

–   OY: Du coup on arrive à la fin, un dernier mot pour conclure ?

 

–   Julien : Venez nous écouter, nous découvrir sur les réseaux sociaux, retrouvez nous sur www.amonsethis.com et vive la musique live !!!

 

 

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