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ACOD

Le 27 novembre 2018 posté par Bloodybarbie

Interviewé : Raphael (batteur)

Interviewer: Sebastien Normand & Antirouille

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Peux-tu me raconter ta rencontre avec ACOD, tu es un membre historique ?

Alors non, je suis une pièce rapportée ; sinon, ACOD est un groupe marseillais formé en 2006. On a à notre actif quatre albums et deux EPs, d’abord dans un style Blended Metal – qui était un peu le style fourre-tout – et aujourd’hui on est plus sur un registre de Black Metal.

Tu es arrivé à partir de quand, toi ?

Je suis arrivé pour l’album d’avant, To the Maelstrom, en 2015

Pour toi, qu’est ce qui a changé du dernier album à celui-ci, The divine Triumph ?

Il y a un changement radical ; limite ce serait un nouvel ACOD qu’on te présente aujourd’hui. Entre les deux albums, il y a eu un EP, Inner Light, qui a plu à Sony Music. On a signé un contrat avec eux et ils nous ont demandé de sortir un album dans cette ligne-là mais un peu plus abouti et d’aller dans ce côté plus sombre. Ceci a causé une scission dans le groupe puisqu’on n’était pas tous d’accord dans les choix musicaux et ça nous a permis, à Jérôme Fred et moi, de se concentrer vraiment sur ce qu’on avait envie de faire, c’est-à-dire un Metal bien plus traditionnel comme dans les années 90, et de très conceptuel. Tout est lié, aussi bien la pochette, les paroles et la musique. C’est un nouveau ACOD!

Quelles ont été les contraintes de travailler à trois ?

Ce ne sont pas du tout des contraintes, pour nous on le voit comme quelque chose de 100% bénéfique ! On a les mêmes idées, le même but et ça nous a permis de concrétiser. On est fan des albums des années 90, de Morbid Angel, de Dissection ou d’Emperor, des albums conceptuels…Tu regardes la pochette, tu te projettes dans le monde et tu écoutes le CD en même temps, il y a tout qui en découle.

Combien de temps tu as mis pour composer tes lignes de batterie et les enregistrer ?

Alors, composer, c’est très long : je bosse directement avec Jérôme qui fait les basses et les guitares. Moi, je fais tout ce qui est structure des morceaux. On a mis un an et demi à faire toutes les compositions et, personnellement, j’ai mis une grosse semaine pour l’enregistrement de mes parties de batterie.

Au niveau des compositions et de l’enregistrement, dirais-tu qu’ACOD est un groupe démocratique ? Est-ce que chacun apporte quelque chose ?

Bien, écoute, avec l’ancien ACOD, c’était beaucoup épars et le nouveau ACOD, c’est tous les trois dans le même sens, dans le même but ; on est tous les trois égaux dans chaque partie, on a tous les trois notre mot à dire et on s’entend très très bien là-dessus, on est tous sur le même piédestal.

Comment en êtes-vous venu à signer avec Sony et n’avez-vous pas eu des craintes avec un tel label ? Avez-vous posé des conditions ? Est-ce que ça ne s’est pas fait au détriment de votre projet artistique ?

On s’est fait repérer au Hellfest Cult en 2016 par Laurent Rossi, le directeur de Jive Epic Sony Music France qui était dans le public et qui a été séduit par notre prestation. Il a ensuite écouté notre EP Inner Light et c’est quelques mois après qu’il nous a fait une proposition. On était au bon endroit au bon moment et c’est une grande chance qu’on a eue. Et aussi, la grande chance que l’on a, c’est qu’ils ne nous ont imposé aucune contrainte. Ils nous ont demandé de faire un album de Metal extrême, donc pour nous quoi de mieux ? Ils nous ont laissé le choix de choisir les intervenants avec qui on allait travailler aussi bien que pour le studio que la pochette, donc c’est tout simplement un régal, il n’y a rien de mieux qui puisse arriver pour un groupe.

Etes-vous rester fidèle à l’Eagle black studio ou en avez-vous tenté un autre avec un autre producteur ?

On est resté fidèle à l’Eagle, notamment le record des instruments chez Shawter, ça rassurait Laurent Rossi de savoir qu’on était toujours dans ses pattes. Mais contrairement aux autres albums, Shawter n’est pas du tout intervenu : il a juste enregistré et il a cadré les choses au niveau des enregistrements. On a choisi le Fascination Street Studio en Suède de Jens Bogren  et Linus Corneliusson, et donc ces messieurs ont travaillé avec toutes les grosses pointures du Metal : Dimmu Borgir, Arch Enemy pour ne citer qu’eux.

Tu me parles de Matt Asselberghs ?

Alors Matthieu Asselberghs est le guitariste qui a enregistré sur l’album, c’est le guitariste de Sandragon et Nightmare. Quand on est rentrés en studio, on n’avait plus de guitariste et il nous fallait quelqu’un de très professionnel et de très accompli pour pouvoir enregistrer ces parties et c’était vraiment la personne toute désignée.

C’est Jens Bogren qui est l’ingé son sur l’album ?

L’ingé son, c’est Linus Corneliusson : c’est lui qui a mixé. Et celui qui a masterisé, c’est Jens Bogren.

Dans la bio que j’ai sous les yeux, vous dites être entourés par les meilleurs personnes pour The divine Triumph ; quelles sont les autres personnes qui ont aidé ACOD ?

Hé bien ça passe par des personnes comme Roger, Replica promotion et on a la chance d’avoir maintenant un tourneur qui travaille actuellement sur des dates. Ça passe aussi par des intervenants comme Paolo Girardi qui nous a fait la pochette, c’est un grand nom dans la scène de Metal extrême. On a énormément de chance de travailler avec ces gens- là qui nous font vraiment confiance et qui nous offrent la liberté de nos choix et qui respectent ce qu’on veut faire et qui nous influencent en aucun cas.

Vous avez changé d’illustrateur ?

La pochette est l’œuvre d’un peintre italien, Paolo Girardi, et c’est une création totale. D’habitude, il fait tout ce qui est blasphématoire et là on lui a demandé comme un défi parce qu’on lui a demandé, au contraire, de faire quelque chose de plus merveilleux, plus dans le divin… quelque chose qui va un peu dans le contraire de ce qu’il fait d’habitude.

Plus « Heroic fantasy »…

Heroic fantasy, non. En fait, c’était un choix de notre part, on voulait une peinture vivante, organique, pour pouvoir se projeter plus facilement. C’est facile de se projeter avec une peinture plutôt que ce qu’on a l’habitude de voir en ce moment. Ces espèces de photomontages de Photoshop qui sont trop impersonnelles. Une peinture te permet de mieux te projeter dedans et pour nous c’est primordial. Si on fait un concept album, ce n’est pas pour rien et c’est en relation avec les paroles, la musique.

Parle-moi de ce concept album, c’est la première fois que vous vous y frottez ?

Oui complètement. On avait envie d’exprimer, nous trois, vraiment ce qu’on avait envie de faire, c’est-à-dire qu’on est fans des années 90, des groupes comme Morbid ou Emperor ou Dissection qui faisaient déjà des concept albums. Tu as une histoire et tu peux te projeter dans ce monde en regardant la pochette, en écoutant la musique et on avait vraiment envie de faire ça. On était toujours limités, on faisait toujours des compromis musicalement et le départ des guitaristes nous a permis de concrétiser cela. C’est  Fred qui a commencé à écrire une histoire, ensuite il a écrit les paroles et nous, on a chapitré toutes ces chansons, et de là en a découlé la musique. Tu te confrontes aux abysses, tu descends très bas, tu vas vers le noir et tout ça, tu peux le confronter au quotidien, ce sont des choses qui peuvent t’arriver. Par exemple, la pochette va te parler : tu vois des monstres, oui, mais ça te crée des sentiments. Tout est lié !

C’est la première fois que vous mettez des orchestrations ? Comment avez-vous composé ?

On avait eu, avant, quelques orchestrations mais elles n’étaient pas aussi poussées. Là, on a pris le parti de ne plus les faire avec Shawter mais de les faire avec Richard de ex-Tantrum, c’est lui qui les a validées. Au niveau de la composition, on a noté vaguement quelques idées sur certains passages , on avait déjà posé quelques marques et c’est Richard qui a tout concrétisé. Il a fait un énorme travail de samples dessus, tout en relation avec nous ; on a validé les parties.

Vous dites mériter votre place au bout de tant d’années ?

Ben écoute, il faut savoir se mettre en avant. Au bout d’un moment, soit tu restes dans ton coin et tu attends que les choses passent, soit tu décides de bouger, de prendre les choses en mains et te mettre en avant. Mais ce n’est pas fait avec prétention, c’est pas dans ce sens-là qu’il faut le voir.

Je me suis aidé pour l’interview, j’ai trouvé une source immense dans french metal et c’est Vince qui s’occupe de rédiger la courte bio et les chroniques. Vous le connaissez bien Vince ?

On le connait de par son travail mais on ne le connait pas personnellement.

Vous avez fait le Motocultor 2017, tu peux m’en parler ?

Pour nous c’est la plus grosse scène qu’on ait faite, c’est le plus gros souvenir sur scène qu’on ait, c’est juste énorme, c’est la première fois qu’on jouait sur une scène comme ça. Ce qui est juste génial c’est que le Motocultor a fait en sorte qu’on joue à 17 h et qu’il n’y avait aucun autre groupe qui jouait en même temps.  Ce qui fait qu’on a eu le maximum de public possible et pour un petit groupe comme nous. Nous mettre en avant comme ça, c’est une chance inouïe et on en a complètement conscience et on s’est régalés, et je pense que la plus grande partie des metalleux qui étaient dans le pit aussi.

Quels sont les objectifs à court et moyen terme pour ACOD ?

L’album est sorti le 24 août, il est dispo de partout et maintenant il faut qu’on joue absolument : il faut faire des dates pour promouvoir cet  album, il faut le défendre corps et âme. On sera en première partie de Decapitated sur la tournée française en début d’année 2019 et on sera présent sur quelques festoches. Mais ça, je ne peux rien te dire lesquels.

Dans votre bio, vous revenez souvent sur le trident, ça fait partie intégrante du logo d’ACOD ; je sais que tu ne vas pas me répondre, mais je tente quand même : ça veut dire quoi ? [Rire]

[Rires] Ah ben, bien tenté ! [Rires] Eh bien je ne peux rien te dire, c’est quelque chose de mystérieux qu’ACOD veut garder et ça le restera. Ca fait partie de notre ligne de conduite. Par contre je peux t’éclairer sur le trident qui vient du fait que l’on est trois, c’est une arme, c’est quelque chose de mythologique, de mystique, le trident ça parle. On est trois maintenant, il y a trois morts dans le deuxième titre, on peut trouver plein de détails en corrélation avec le trident. On a rien inventé : dans les années 90, tu voyais un petit symbole, tu cherchais, tu gambergeais un peu. Tu peux gratter et c’est ce qu’on voulait.

Vous n’avez pas peur que les anciens membres du groupe dévoilent le secret de l’acronyme ACOD ? Vous êtes parti en bon terme ?

Non, pas du tout.

Ah ben je vais essayer d’aller gratter chez eux alors… [Rires]

Ben vas-y. Mais qui te dit que ce sera la vérité ? Ils vont te dire : « ça veut dire ça ou ça » mais est-ce que ce sera la vérité ?

Merci beaucoup Raph et à bientôt.

Merci à toi, à bientôt.

 

 

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