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Wild Dawn

Le 18 octobre 2013 posté par celtikwar

-Serait il possible de faire une rapide présentation de votre formation, pour nos malheureux lecteurs qui ne vous connaîtraient pas encore?
Greg : Je suis nul pour ça, Romain le fait mieux que moi !

Romain: Pour faire simple: Wild Dawn est un projet né à Orléans en 2008 par Greg et moi. Le gus m’a emmerdé un bon moment pour faire un groupe mais j’étais pas chaud. Suite à l’obtention de notre BAC on a fait une grosse fiesta et il a profité d’un moment de faiblesse pour me faire signer un papier stipulant que je m’engageais à monter un groupe avec lui. C’est un peu fou comme histoire mais finalement on est toujours là.
L’objectif du groupe est de jouer la musique qui lui plait et comme il le désire. On ne cherche pas à se mettre de limites ni de barrières. C’est une volonté et non pas le fait que nous ne sachions pas quoi choisir. C’est vraiment quelque chose auquel on tient et qui fait, selon moi, notre force.

-Vous avez joué l’année dernière au Hellfest, que retenez vous de ce concert?
Greg : Holy Shit ! Un super moment ! Je me rappelle encore de Romain faisant ses check micro avant de jouer : “Hey Hey Hey”, tout ça repris en choeur par cette marée… Tu prends une sacrée baffe dans la tronche ! Je me suis dit à ce moment là qu’on allait se gaver…
On a eu quelques soucis avec nos retours sur scène, mais hormis ça, il fallait tout donner, et je crois que c’est ce qu’on a fait…

Romain: Un moment un peu à part dans la vie du groupe pour le moment. Jouer devant tant de monde avec une si grosse pression acoustique a été une expérience de folie et unique en son genre pour nous. On bosse dur pour avoir l’occasion de renouveler ce genre de scène. Perso j’ai un souvenir un peu particulier en plus car il faut savoir que souvent je m’enfuis de la scène pour taper un solo dans le public. Seulement là je n’ai pas eu le temps de faire 2m qu’il fallait que joue en plein slam : EXCELLENT !

– Vous devez en avoir une certaine fierté de jouer sur le plus grand événement français?
Greg : J’avais un peu la pression d’être là, peut-être parce que c’est “Le Hellfest” justement, c’est bizarre et agréable en même temps. On a reçu un super accueil du public et oui, nous étions fiers d’avoir participé à cela. Non pas dans le sens “méprisant” du terme, mais parce qu’à aucun moment, il y a cinq ans, quand on a créé le groupe avec Romain, je me suis dis qu’on jouerai sur une telle scène devant un tel public d’énervés !

Romain: C’est clair mais ce n’est pas pour nous une fin en soit. Il faut continuer à avancer et franchir les étapes une par une. En tout cas, c’est un souvenir qui restera dans la mémoire de chacun des membres du groupe. Jouer au Hellfest après 5ans d’existence est à mon sens un truc assez dingue.

-Vous venez de sortir votre nouvel opus, comment c’est déroulé l’enregistrement?
Greg : Il a été enregistré à Emergence Studio par Cyril de CDM Custom Labs, on a bouclé ça en 12 jours, au mois d’octobre 2012 et la phase de mix/mastering a duré jusqu’à Avril 2013. On est vraiment satisfait du rendu, Cyril connait le studio par coeur (ndlr : il a tout fait, de la charpente au cable jack !) et du coup, il avait une idée en tête et c’est exactement ce que nous voulions, à savoir un grain non dénaturé, pas trop de numérique, un peu à l’ancienne certes mais pour le style de musique que l’on prône, c’est ce qui convient le mieux.

Romain: Cyril, c’est un peu notre gourou du son. Il a modifié nos amplis, conçu des pédales d’effet répondant à nos besoins et appris un tas de choses sur le son d’un groupe. C’est un puriste et j’aime cette démarche. Quand tu mets “Pay your dues” dans la platine on a vraiment ce sentiment de proximité avec le groupe. L’impression d’être là à nouveau, dans la cabine, mais avec la définition et la puissance sonore.

-Qui se charge de la composition?
Greg : En principe, il y en a un qui amène un riff, et si ça plait, on bosse dessus. On a des influences très variées dans le groupe et malgré ça, on met un point d’honneur sur le fait de tomber tous d’accord lorsque l’on compose et qu’on sort un morceau “fini”.
Avec Romain, on essaie de se voir hors-repet’ pour bosser de sorte que, lorsqu’on se réunit en repet’, nous puissions gagner un temps énorme. La section rythmique se charge de tenir la baraque et d’ajouter leurs grains de sel. J’aime beaucoup ce moment là, généralement, on redécouvre le morceau, on ne le voyait pas comme ça et ça donne un truc cool !

Romain: Pour être au plus précis possible vu que c’est une question qui intéresse souvent les gens, il existe deux façons de faire au sein de Wild Dawn.
Le truc qui se passe le plus souvent: j’apporte une base globale et une structure plus ou moins concrète que je montre à tous, puis on bosse dessus et le morceau prend forme. J’ai toujours une guitare avec moi du coup j’ai vraiment un nombre incalculable de riffs avec moi si besoin est. Greg est un super arrangeur, il trouve toujours le petit truc qui va faire la différence sur un riff. En plus comme il chante par dessus, il peut trouver une façon de jouer tel ou tel chose qui permettra au chant de mieux se positionner.
Après il arrive qu’on bosse avec Greg (voir Alex qui a écrit ⅔ titres pour le groupe jusqu’a présent) en amont et qu’on propose le morceau bien abouti à la section rythmique qui peut ainsi apporter une solide fondation au morceau, voir le transformer.
Pour le troisème album, Greg a essayé une nouvelle façon de procéder: il écrit d’abord un texte et sa mélodie puis on y ajouter la musique. Ca donne vraiment un super résultat, c’est un peu différent de ce qu’on a pu faire jusque là mais c’est important pour un groupe: ne pas se reposer sur ses acquis.
Comme tu as pu le voir, on bosse déjà sur le prochain album du groupe !

– Vous avez choisi, contrairement à beaucoup de jeunes formations bien que la tendance commence à changer, d’avoir un son typiquement old school, sans fioriture ni multitude d’arrangements. Était-ce un choix particulier, ou par soucis de simplicité?
Greg : C’est clairement un choix ! On nous a déjà balancé “Ouais, les mecs, faut savoir vivre avec son temps” mais c’est pas comme ça qu’on envisage les choses. Forcément, pendant la phase d’enregistrement, tu continues à te prendre la tête et des fois tu trouves des arrangements de dernière minute mais on arrive calé à 99% ! Et surtout, on a du matos qui sonne, alors autant que ça s’entende !
Ne serait-ce que parce que, justement, on veux pas forcément suivre ce dogme qui dit que les groupes de maintenant doivent avoir des guitares (douze pistes minimum) chirurgicales au possible et une batterie over-triguée… Après je suis pas contre non plus, ca fait gagner un temps fou et en plus ça permet d’enregistrer des choses de qualité. Mais si on avait voulu faire “simple”, on aurait pas choisi cette méthode d’enregistrement, c’est plus compliqué qu’il n’y parait.
Less is more ! J’aime quand on entends les doigts qui se plaquent contre les cordes de la guitare, le son d’un ampli à lampes, les petites nuances d’attaque de la basse et les vibrations naturelles d’une grosse caisse. Si cette tendance commence à changer, j’ai presque envie de dire “Tant Mieux”.

Romain: Wild Dawn c’est avant tout un groupe de Rock au sens très large du terme. Il nous faut donc un son Rock, quelque chose d’organique et de naturel.

-Quels sont les groupes que vous écoutez lors de l’écriture de votre album?
Greg : Je me penche beaucoup plus sur le stoner, il y a certains groupes qui ont un feeling incroyable.

Romain: Quand je suis vraiment en phase de composition, j’essaie de ne pas trop écouter de musique Rock ou Metal. Une fois que j’ai les bases , je me remets à écouter pas mal de trucs et parfois de nouvelles idées me viennent à l’idée pour bonifier mes riffs. L’important c’est vraiment que j’obtienne une base la plus personnel possible.

-Pouvez vous nous dire un mot sur la pochette?
Greg : “Belle”, merci Stan W. Decker !

Romain: “Profonde” ! Il y a tellement de choses derrière cette pochette, de références, d’idées. C’est vraiment génial d’avoir pu bosser avec Stan, il fait vraiment du bon boulot.


-Est il possible de nous faire un track by track de votre album, avec un petit descriptif de chaque titre, ce qu’il représente pour vous, une anecdote ,….

1 Back On Track :
Greg : Premier morceau de l’album, écrit à la première repet’ qui a suivie notre tournée avec Electric Mary. Nous nous étions séparés de notre management et nous étions dans le creux de la vague Après une période de réflexion, on a décidé de s’y remettre et montrer qu’on en voulait ! We’re back on track baby !
Les paroles ? L’ex-manager ! J’te laisse traduire grace au livret fourni avec la galette !

Romain: Une chanson importante pour le groupe. Comme l’a dit Greg, c’est le premier truc qu’on a écrit après la grosse galère dans laquelle notre ex-excros nous a plongé. Si tu fais gaffe, ça commence par Greg qui te dis qu’il a payé sa dette. Le nom de l’album vient de là.

2 Bitter Mind :
Greg : Petit coup de gueule de ma part. Je traîne beaucoup sur le net, sur des forums, et c’est suite aux trop nombreuses réactions de personnes qui se permettent de critiquer, d’insulter gratuitement des groupes de personnes (pas forcément de musique) que j’ai décidé d’écrire ce texte. En gros, ce morceau veut dire “C’est moi qui ai le micro, j’ai la volonté de faire passer un message et si tu n’es pas d’accord, exprimes toi, fais mieux ou ferme ta g…”

Romain: Ca balance bien sur ce titre, un gros feeling 70’s, un son bien gras avec l’octaver sur les guitares. L’échange de solo batterie/guitare en milieu de titre est un truc qu’on avait toujours voulu faire et on a trouvé, je crois, le meilleur titre pour expérimenter cet effet.

3 Sometimes…
Greg : Parfois, ce serait vraiment plus facile si on voyait le bout du tunnel. Toute l’histoire d’un groupe de rock en somme.

Romain: Ce titre là, il vient d’Alex. On a réarangé deux/trois trucs ensemble mais l’idée de base a été plus que préservé. Il y a une grosse partie instrumentale en fin de titre, basé sur du riff et non pas de la mélodie. Je trouve que ça fait un peu outro à la Pantera. Ambiance bien lourde et riff qui s’allonge, ça me plait bien et ça permet d’avoir une fin qui change.

4 S.A.D Story :
Greg : Mon morceau préféré de l’album, puissant, et pourtant c’est loin d’être celui avec les paroles les plus profondes : S.A.D veux dire Sex Alcohol Drugs… Je trouvais que SAD Story (histoire triste) contrastait bien avec les termes que voulaient dire S.A.D… Ce morceau raconte rien de spécial, si ce n’est que d’être perché m’aide à écrire… Il envoit tout simplement du lourd, j’aime l’instru, la mélodie, c’est tout !

Romain: Premier titre enregistré. J’ai eu un mal de chien à sortir le solo… Je n’ai pourtant jamais eu de problème à rentrer mes parties en studio mais là ça ne voulait pas. Il aura suffit juste de changer la balance dans mon casque pour que je place le solo d’un coup (tous les solos sur le disque sont enregistré en “One shot”, c’est une interprétation unique et non le mélange de plusieurs prises, j’aime ça, c’est authentique)

5 Ain’t Life Grand :
Greg : Ça parle d’un mec qui nous a foutu dans la merde avant de disparaitre dans la nature en nous laissant ses emmerdes, elle est pas belle la vie ? Au moins, ce mec m’aura inspiré.

Romain: On a écrit ce titre avec Greg, lors d’une répète à 2. On s’est pointé, ils ne sont jamais venus. Pourquoi ? Je ne sais plus. Du coup, on en a profité pour écrire ce titre. Première utilisation de la Talk Box sur cet album. J’adore cet effet ! Ce qui est vraiment cool dans ce morceau c’est que t’as une grosse débauche d’énergie puis un gros passage bien lourd et bien gras en milieu de morceau avant de repartir à 200km/h avec un outro bien speedé comme j’aime.

6 Plague Of The 21st Century :
Greg : Je n’ai rien composé sur celle-là, juste les paroles donc je vais pouvoir te parler que de cet aspect: j’avais envie de gueuler un peu sur le conformisme, le fait de devoir faire comme ci ou comme ça parce que c’est ainsi et pas autrement. En vrai, les gens qui agissent comme des moutons me saoulent, c’est quelque chose de dangereux.

Romain: BOOM BOOM BOOM ! C’est le pied ce genre de morceau. Ca ne se pose pas beaucoup de question mais il y a de l’énergie à revendre. J’adore ce genre de titre, en concert ça fait toujours un carnage !

7 My Own Worst Enemy :
Greg : Un jour, je glandais et j’ai eu une grosse idée de riff. Mais pas de guitare à portée de main… Coup de bol: on avait une repet’ le soir même. J’ai chanté ce riff dans ma tête pendant des heures, toute la journée pour ne pas l’oublier (j’ai à peu près la mémoire d’une poule morte…) et PAF ! Ça a fait des Choca… non, ça a fait My Own Worst Enemy. Je suis super fier de ce morceau, il envoie tellement du bois !

Romain: Tu viens de te faire rouler dessus par un TANK juste avant. Je crois qu’il était temps de réduire le tempo ! Plus sérieusement, c’est un titre qu’on adore. Il est bien lourd, bien au fond, et ça rentre vite dans la tête.

8 Ain’t Your Life :
Greg : C’est long un track by track la vache !!

Romain: En fait pendant une répète, on bossait sur un truc un peu compliqué. Un truc avec des mesures asymétriques, des changements de partout. Bref après 3h, on avait le cerveau en compte (sans avoir rien réussi à foutre de ce morceau trop compliqué…) et on a fait une petite pause. Perso j’aime pas les pauses, je veux jouer encore et encore donc j’ai gardé ma guitare pendant qu’on discutait . Je jouais un ptit bout de machin. En fait c’était l’intro d’Ain’t your life. Tout le monde s’est senti inspiré par ce petit riff et on a écrit le titre dans la minute qui a suivi !

9 Better Days :
Greg : Le morceau pour pécho… Ça commence doucement pour finir lourdement. J’en ai chié à enregistrer ce morceau à la guitare ! Cyril, notre ingé son, voulait que j’enregistre tout le morceau avec un ampli de sa fabrication et qui possède très peu de gain. Et comme si ce n’était pas assez, j’ai du l’enregistrer sur une guitare type Fender micro simple bobinage (micro ayant un grain particulier mais qui n’épargne absolument aucune erreur de jeu). Il aime bien me voir souffir… Et bah pour les passages tranquilles ça va. Sur les passages plus gras et saccadés c’est une autre histoire. Ça parle du fait de devoir mettre sa famille, ses amis et ses proches de manière générale un peu de coté pour aller faire de la zik… Certains ne comprennent pas tout ces sacrifices, moi non plus ! Peu-être que la seule raison, c’est juste que ça donne du gout à la vie.

Romain: C’est un morceau qui me plait énormément. Il est vraiment différent du reste de l’album et de ce qu’on a pu écrire jusqu’à maintenant. Il y a pas mal de changements d’ambiances, du riff, de la mélodie. C’est un titre vraiment complet ! L’intro est surement ma préféré de l’album, ce côté un peu tribal c’est vraiment terrible.

10 Stone Cold Motherfucker :
Greg : Best Intro Ever !! (Normal, je l’ai composée !)
Non, sans déconner, ce morceau me donne envie de jouer au biker sur sa moto… Sauf que je n’ai pas de moto… Ca parle d’une utopie, où les gens se révoltent contre tout ces gros porcs qui se gavent sur notre dos.

Romain: J’adore le bottleneck ! Parfois on écrit des trucs juste pour pouvoir utiliser tel ou tel effet. Stone Cold, c’est un peu ça. On voulait écrire un titre un peu dans l’esprit “Wild Dawn” titre éponyme du premier album mais en plus rapide et plus rentre dedans : Stone Cold Motherfucker !

11 Let’s Make a Big Mistake :
Greg : Celui-là parle d’une amie à moi, on était pote, on ne l’est plus, les choses de la vie toussa toussa quoi …

Romain: Il y a un côté un peu intimiste dans ce morceau. C’est très mélodique et pas vraiment basé sur le gros riff, pourtant ça balance comme il faut.

12 I Hate My Band :
Greg : Oh pu… ouais ! Enregistrer une engueulade pour clôturer l’album fut, paradoxalement, très drôle ! On aurait du prendre des vidéos …

Romain: Je crois qu’on ne pouvait pas mieux finir l’album. La petite vis qui tombe en fin de morceau n’était pas voulu mais c’est vraiment le détail qui TUE !

-Vous avez peut être des plans pour la suite?
Greg : Des concerts, des concerts, des tournées, encore des concerts et énormément de tournées et de concerts ! (et des thunes !) (Ha, et Alex me dit “et de la bouffe”…)
Ah si, on a bien un plan : on planche déjà sur le troisième album ;)

Romain: on a un gros projet: exporter un maixmum le groupe à l’étranger. Ça nous demande pas mal de boulot en amont mais je pense que ça va être une super expérience.

-Une nouveauté de dernière minute?
Greg : Je dois acheter une sangle, un cable HP, des médiators, une pile 9v et des straplocks pour notre série de concert samedi/dimanche et lundi prochain … Ha, on s’en branle ? Bon bah j’ai rien de spécial à dire alors !

-Je vous laisse les derniers mots.
Greg : “Au revoir”

Romain: Merci d’avoir pris le temps de nous lire et de nous avoir permis de nous exprimer sur ton webzine. N’oubliez pas de vous procurer “Pay Your Dues”, vous ne le regretterez pas. ;)

 

https://www.facebook.com/wilddawn?fref=ts

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