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Further Dimension ou l’art d’avoir d’excellentes surprises en matière de sorties d’albums.

Avec « They live« , lien de la chronique en fin d’interview , les quatre musiciens nous ont sorti un album qui leur ouvre en grand les portes des espoirs en matière de metal progressif.

Julien Jacquemond (chant), s’est livré à Metalfreak, par mail, pour nous en apprendre un peu plus sur sa musique !

Peux-tu présenter le groupe ?

(Julien/chant) L’idée du groupe est née vers 2005. Fredéric de Cecco (guitares) avait déjà sorti un album instrumental « Flash back » chez Brennus et avait en tête de créer un groupe à part entière. Il a tout d’abord contacté Patrice Guers (Rondat / Rhapsody) et avait entendu parler de moi par le luthier Capelli chez qui il a fait faire quelques guitares. Capelli est également luthier pour Dominique Leurquin (Rhapsody) avec qui je chantais à l’époque au sein du groupe Inner Visions. Fred a écouté l’album et m’a contacté. Il ne restait plus qu’à trouver un batteur et j’ai proposé le projet à Kevin Choiral (actuel Sybreed), avec qui je jouais dans un groupe de thrash. Nous avons donc enregistré une première démo en 2007 « The Target » qui a été bien acceuillie et qui nous a valu d’être démo du mois dans Rock Hard. Puis Patrice a quitté le groupe et a été remplacé par Sylvain Lorens. C’est tout naturellement que nous avons enregistré notre premier album sorti en 2010 « The Monolith Effect ». Puis Kevin a intégré Sybreed et n’avait plus assez de temps à nous consacrer. Nous avons donc fait quelques concerts avec un batteur de session (Jimmy Pallagrosi) puis Arnaud Gorbaty (Alkemyst) est entré dans le groupe et a enregistré notre nouvel album « They Live »

 

Quelles retombées aviez-vous eues pour « The Monolith Effect » de 2010 ?

Nous avons eu 90% de critiques plus que positives, ce qui nous a encouragés à continuer dans la voie que nous avons choisi d’explorer, c’est-à-dire du metal sans barrières imposées, sans concessions et empli de spontanéité.

 

 

Étaient-elles conforme à tes attentes ?

Elles étaient au-delà de mes attentes si on met dans la balance le fait que nous n’avons pas eu beaucoup de promo pour la sortie du disque et que çà restait le premier album d’un groupe qui sortait de nulle part…

 

Vous avez changé de bassiste et de batteur entre les deux albums, penses-tu avoir eu le line up idéal pour « They Live » ?

A mon sens oui. En tout cas, l’enregistrement c’est déroulé d’excellente manière et avec beaucoup plus de maturité que sur le premier. Je peux affirmer que je suis pleinement satisfait du travail accompli par Arnaud et Sylvain sur ce disque. Arnaud a particulièrement amené sa patte. Il est moins démonstratif que Kevin mais a néanmoins proposé des patterns redoutables qui ont permis je pense de rendre notre musique plus homogène qu’à l’époque…

 

Peux-tu me parler des guests sur l’album ? Ont-ils pris part à la composition ?

Nous avons Céline Vallois de Sceau de l’Ange qui est une ancienne élève a qui j’ai donné quelques cours de chant. Nous ne nous sommes pas croisés pendant un bon moment et je l’ai vu en live à Annecy. J’ai été bluffé par les progrès qu’elle avait fait même si son potentiel à l’époque semblait indéniable. C’est tout naturellement que nous l’avons invitée sur une session de chœurs en compagnie des deux autres chanteurs que je vais vous présenter si besoin est… Arnaud Ménard plus connu pour son rôle de guitariste au sein d’Alkemyst est un ami. Il avait déjà officié comme chanteur il y a maintenant quelques années au micro dans Secret of Dawn qui avait sorti une démo. Il a pris plusieurs cours de chant depuis un petit moment et son niveau a explosé tant dans le registre du chant clair que du chant extrême. J’avais moi-même participé à une session de chœurs sur le deuxième album d’Alkemyst, donc la question de sa présence ne se posait même pas. Quant à Anck Veynaris, on s’était croisé en 2007 sur la scène du Transbordeur pour le Lyon Metal Fest III et le courant était bien passé. On était restés en contact via les réseaux sociaux et le voilà en studio avec nous…
Ils n’ont pas pris part à la composition, j’avais simplement besoin de souligner quelques refrains pour qu’ils soient plus massifs. L’enregistrement s’est bien passé et çà nous a permis accessoirement de bien nous marrer.

 

A propos de Anck Veynaris, il semblerait qu’il y ait quelques interconnexions entre Further Dimension et Uncolored Wishes (dont l’album « Fragrances » est également une pépite du metal héxagonal), peux-tu en dire plus ?

Oui. En fait le guitariste de Uncolored Wishes est parti et Anck a contacté Fred. J’irai bientôt lui péter les dents en personne (rires).

 

– « They Live » semble être un concept album, tu peux nous le raconter ?

En fait ce n’est pas tout à fait un concept album. « The Monolith Effect » comportait trois morceaux inspirés des films « 2001 » et « 2010 ». Ici, le titre est complètement inspiré du film Invasion Los Angeles de John Carpenter. Ce titre est mis en avant car c’est un film de SF qui comporte beaucoup de thèmes politiques et sociétaux abordés dans d’autres morceaux. Il représentait bien l’atmosphère de l’album. D’autres titres n’ont aucun rapport direct avec cette chanson comme ce fut le cas sur l’album précédent.

 

 

Cet album s’avère extrêmement fouillé et intéressant, mais également relativement complexe : cependant, il est assez facile d’accès, on ne perd pas le fil pendant les douze titres : comment avez-vous réussi à combiner ces deux aspects pour le moins paradoxaux, là où bon nombre d’autres concept albums sont des labyrinthes musicaux comme a pu l’être « Control and Resistance » de Watchtower ou « The Grace Decapitated » de Ellipis, deux albums desquels j’ai trouvé quelques influences ?

En fait je n’en sais rien. Nous n’intellectualisons pas beaucoup au moment de composer et fonctionnons beaucoup à l’instinct. Le fait de se connaître mieux permet certainement de canaliser tacitement ces instincts ainsi que l’expérience du live qui inconsciemment t’amène à créer une musique plus efficace.
En ce qui concerne les influences, je ne connais pas Watchtower et j’ai vu Ellipsis une fois en live à Grenoble donc il s’agit d’une coïncidence. Nos influences vont de Queen à Meshuggah, Arnaud est même un grand amateur de jazz… Je serais bien incapable de t’expliquer d’où vient exactement notre « patte »…

 

Qui s’est chargé de la pochette ? Peux-tu me la décrire ? As-tu donné des directives pour sa création ?

C’est Flow du Chromatorium qui a réalisé notre artwork de A à Z. Nous avions une vision précise de celui-ci et je voulais que l’hommage rendu au film soit clairement identifiable. Flow a fait du très bon boulot, c’est un gars charmant et méritant…

 

Quel studio ? Quel producteur ? Et pourquoi ?

Je me suis occupé personnellement de l’enregistrement du disque et ce pour deux raisons. Il nous était impossible financièrement de prendre un studio pour la durée qu’a nécessité la réalisation de l’album. La deuxième est que je suis technicien son de métier et je possède du matériel. J’avais mixé quelques live mais encore jamais fait d’album studio de A à Z… il était temps de franchir le pas. J’ai eu néanmoins un coup de main d’un pote (Trash) qui m’a mis son studio à disposition pour les reamp de guitares et l’enregistrement des chœurs (Microclimat studios / Grenoble). De plus, Fred a enregistré la guitare acoustique de « Blues on the Moon » dans un studio près de chez lui (les 3 oreilles)

 

– Passons maintenant au track-by-track de l’album :
– They Live (5:18)

Regardez le film de John CarpenterInvasion Los Angeles”. Le Synopsis c’est un prolo qui galère et qui découvre par inadvertance une paire de lunettes noires qui permettent de révéler à celui qui les porte la vraie nature des gens qu’il croise dans la rue. Il se rend compte que tous les hommes de pouvoir sont en réalité des extra-terrestres dont le but est de nous asservir. Le film a un peu vieilli et le jeu des acteurs sent de temps en temps le nanar mais ce film a un fond social et politique très intéressant et d’une grande justesse.

– Between Love and Sadness (6:27)

Là ça n’a rien à voir… Il s’agit des tumultes émotionnels que l’on rencontre souvent au sein d’un couple.

– Dualitude (5:21)

Il est dans la lignée de “They Live”. Il parle du bien, du mal, du mal qui se fait passer pour le bien, de la colère populaire grandissante vis-à-vis de ce mal et de l’inéluctable bain de sang auquel nos élites auront à faire face… comme par le passé.

– Colony of Shame (8:20)

Ce titre parle du syndrome plutôt étrange des persécutés devenant persécuteurs.

– Hope (5:00)

Je voulais qu’il y ait un regard positif sur cette atmosphère de fin des temps qui prédomine sur l’album. Comme un cri de résistance qui pourrait se résumer ainsi « vous n’êtes pas seul, un jour nous n’aurons plus peur, nous sommes la majorité et nous sortirons du silence d’une seule voix ».

– Delirious Water (4:14)

Un instrumental complètement foutraque… Le titre colle assez bien je trouve…

– Principles of War (4:25)

Imagine un professeur de propagande (un mec immortel qui aurait vécu toutes les situations de conflits guerriers, le diable en somme) s’adressant à ses élèves qui sont les chefs de gouvernements, de grands médias et de la finance. Le cours se passe dans un amphithéâtre sous terrain qui pue l’arrogance et l’autosatisfaction. On y apprend comment « vendre » une guerre à la populace.

– Save Me (4:21)

Je voulais simplement essayer de retranscrire le sentiment de solitude face à l’oppression et le non sens de la vie moderne pouvant conduire malheureusement au suicide.

– This is a Man with a Quiet Life… (3:59)

Il s’agit là de l’irrationalité que peuvent engendrer certaines relations amoureuses et surtout les projections erronées et stupides provoquées par l’esprit masculin en présence de certaines nanas. On pourrait assimiler ce thème à certaines œuvres de Gérard De Nerval.

– Red Planet (5:40)

Complètement inspiré par le film du même nom d’Antony Hoffman. Dans ce morceau, Fred fait un clin d’œil au morceau « Monolith pt 2« . Le film « Red Planet » fait de son côté de sérieux clins d’œil à « 2001« . Voilà pourquoi… En plus c’est un film de SF assez sympathique.

– Blues on the Moon (3:24)

Inspiré du film de SF « Moon« , de Duncan Jones (fils de David Bowie). Un des rares du genre à m’avoir autant botté ces dernières années.

 

– Dans quel état d’esprit le groupe a-t-il composé l’ensemble de ces titres ?

Aucun en particulier… Fred compose beaucoup de son côté de manière très spontanée. Nous avons co-écrit quelques titres mais sans jamais se prendre la tête… Si ça pète et que ça nous plaît, on garde !!!
Quand aux textes, j’essaie aussi de garder cette spontanéité, les thèmes me viennent souvent grâce à l’atmosphère que dégagent les morceaux.

 

– As-tu déjà des idées, des orientations concernant le prochain album ? J’ai entendu dire qu’un nouveau membre avait intégré le groupe entre temps…

Nous avons déjà pas mal de maquettes… On est en train d’essayer une nouvelle façon de faire donnant beaucoup plus de libertés à Arnaud (batterie). Les premières esquisses laissent présager quelque chose de très groovy… mais je ne peux pas t’en dire plus à ce stade. Nous verrons bien.
En ce qui concerne un nouveau membre je ne sais pas d’où tu tires tes infos. Notre bassiste vient effectivement de nous quitter pour des raisons professionnelles. Nous avons déjà des pistes qui vont se préciser sous peu.

 

 

– Une tournée en prévision ?

Nous entrons en collaboration avec un booker que vous pouvez contacter ici : Adresse courriel (héhé). Le but est de tourner, bien sûr, mais rien pour le moment, ça va arriver.
Nous sommes relativement éloignés géographiquement les uns des autres ce qui ne nous permet pas de prendre le premier plan venu genre au PMU de Vesoul sans défraiement (j’ai rien contre les habitants de Vesoul). On fait pas les fines bouches mais on ne peut se permettre de perdre de l’argent sur des dates ce qui complique un peu la tâche dans un contexte français pas facile. Mais bon, Bruno, notre booker, est arrivé et ça va changer pas mal la donne.

 

– Je te laisse conclure.

Je te remercie pour cette interview et ta courtoisie. Longue vie à Soil Chronicles et à très vite en live j’espère…

 

 

(ndMFK : merci à Julien Jacquemond pour l’autorisation d’utiliser les photos promos)

 

 

Facebook : http://www.facebook.com/pages/Further-Dimension/119436671407938?sk=wall&filter=12
Reverbnation : http://www.reverbnation.com/furtherdimension
Trailer : http://www.youtube.com/watch?v=Zq_udNVPwB8

Chronique « They live » : http://www.soilchronicles.fr/chroniques/further-dimension-%E2%80%93-they-live

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