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Abinaya

Le 5 décembre 2011 posté par celtikwar

Abinaya est une jeune formation française évoluant dans de nombreux univers. L’équipe de Soilchronicles s’est entretenue avec Nicolas le percussionniste du groupe.

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Bonjour je suis Celtikwar du webzine Soilchronicles et je vous remercie d’avance pour le temps accordé.

* Je vous laisse présenter le groupe par vos propres mots pour nos lecteurs

Bonjour à tous. Igor (guitare/chant) a formé Abinaya en 1999, sur une base assez blues, avec la présence d’un harmoniciste. J’ai rencontré Igor en 2000, j’ai posé des plans percus sur ses riffs de guitare et ça a pris de suite. Ensemble nous avons traversé vents, tempêtes et euphories. Mais nous avions envie d’aller plus loin dans l’alchimie guitare/percus. La composition actuelle du groupe date de 2007. L’arrivée de André Santos (basse) et Dumbo (batterie) a entériné nos choix artistiques, à savoir un rock tranchant, poétique, aux sonorités tribales et dont la base rythmique est un vrai coup de poing. Aujourd’hui nous portons et assumons tous les quatre cette proposition artistique, musicale, en live comme en studio.

* Comment définiriez vous votre musique ainsi que l’ambiance qui règne à votre concert ?

Concernant notre musique, elle repose sur une base rythmique puissante. André appuie cette base avec un jeu de basse très percuteur, les riffs de Igor (guitare) se posent et surgissent. C’est un mur de son où les paroles, chantées en français et en voix claire, amène une vraie poésie qui emporte le public avec nous. Sur scène… comment dire ? … il y a une sorte de fusion entre nous. Le public le ressent, le voit. Ensuite, c’est comme un volcan, ça explose !
Il y a une sorte de transe dans laquelle on bascule et nous allons généralement jusqu’à l’épuisement. On donne tout. Un concert c’est précieux, alors nous, on aime quand le premier rang part en slam et danse dans une sorte de furie. D’ailleurs, ABINAYA, veut dire en sanscrit (Inde) « transmettre, communiquer avec… » : c’est aussi une danse indienne d’offrande aux dieux…

* Étant un groupe évoluant dans la scène française, quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées et quels sont les conseils que vous donneriez à des jeunes souhaitant se lancer dans l’aventure du groupe de Metal?

Les difficultés sont d’abord liées à un commerce musical qui tourne autour de lui même et de ses chiffres d’affaires. C’est compliqué de trouver un distributeur, un tourneur, un festival, je ne parle même pas d’une production. C’est la principale difficulté lorsque l’on cherche à évoluer professionnellement. D’autres difficultés sont à franchir, il faut trouver des dates pour jouer et se faire connaître. Là encore, on se heurte à des programmations « stéréotypés » qui sont certaines de faire rentrer du public et donc… du fric. Alors, je comprends aussi cette position lorsque l’on cherche à faire vivre son festival. Mais je milite pour plus d’ouverture, de tremplins, de scènes ouvertes, de scènes découvertes, etc…pour que les jeunes groupes puissent aussi se défendre. Alors, j’ai envie de dire qu’il faut accepter certaines réalités pour ne pas tomber dans l’illusion. De ce fait, on travaille mieux, plus dur, on se remet en question et on prend des risques. Et puis, il ne faut jamais rien lâcher. La ténacité d’un groupe fait souvent la différence, elle amène un groupe à innover, à tenter, à prendre un certain nombre d’initiatives qui font évoluer le groupe. La ténacité et la remise en question… ce serait mon conseil pour un jeune groupe.

* Quel est pour vous le meilleur moyen de se faire connaitre du public ?

J’ai souvent le sentiment que le public nous donne sa reconnaissance. Cela nous octroie crédibilité et existence. Donc je dirai que la scène, le live, est un des meilleurs moyens de se faire connaître du public. Abinaya en est un témoignage sérieux. C’est le public qui nous pousse. Après un concert, il y a toujours eu une autre date suite à notre prestation, c’est assez significatif. La scène est le lieu où l’on s’exprime, où l’on rencontre et où l’on partage. Mais il faut aussi diversifier ses pôles de diffusion. Un distributeur reste un soutien très important pour un groupe. C’est ce que nous avons fait avec BRENNUS. Et c’est tant mieux.

* Quel est pour vous votre meilleur concert, celui qui vous tient le plus à cœur et pourquoi ?

Il y en a eu pas mal… je vais dire «la fête Viking » en 2009, où le public cassait les barrières et montait sur scène nous arrosant de bières. Mais à Peymeinade, en ouverture de Vulcain, reste l’une de nos plus belles prestations. Celui qui nous tient le plus à cœur…je peux pas parler pour les autres, alors je vais parler pour moi. Me concernant donc, c’est un concert dans une cafétéria d’une école d’architecture à Belleville. C’était le 1er concert de Dumbo (Nicolas Vieillhomme) notre batteur. Je crois que c’était en 2006. Et c’est la première fois que je travaillais avec un batteur non voyant. Je l’observais monter sa batterie et j’étais fasciné. Le concert s’est déroulé comme sur du papier à musique et nous avons fait in solo percu/batterie mémorable, avec pour moi une étape particulière dans ma progression, à savoir, ne plus regarder le batteur… le sentir, car lui ne me vois pas. Cette émotion est gravée dans mon corps.

* Quel est le groupe avec lequel vous rêveriez de partir en tournée?

Là encore, compliqué de répondre pour les autres. Bon, je pense que pour André qui est brésilien, Sepultura conviendrait bien ainsi que pour les autres d’ailleurs (Ils se sont déjà rencontré avec ABINAYA au nouveau casino). Igor avec Zack Wylde probablement ou Amon Amarth (puisque l’on parle de rêve), Dumbo avec Slayer ou Gojira, les musclés aussi. Personnellement, les groupes auxquels je pense n’existent plus (Noir désir/16 Horse Power) et ne sont pas métal, sauf Rammstein que j’admire.

* Avez vous de nouvelles compositions en attente ou un album à venir, une news capable d’ébranler la scène métallique française ?

Un album se profile, mais on prend le temps car on veut vraiment faire vivre « Corps ». Pas de nouvelles capables d ‘ébranler la scène métallique française, sauf peut-être que André à pris 3 kilos de plus et ça…ça peut faire bouger une scène métallique… (Ha! Ha!). Non, juste des concerts intéressants où l’on ouvre pour ADX et Paul Di’Anno, en novembre 2011. Et dés que l’on en aura l’opportunité, sache que nous avons dans le moteur de quoi secouer le scène métal.

* Je vous laisse conclure

Comme le dit l’un de nos titres : «tu es un homme libre».
N’hésitez pas à venir nous découvrir sur scène. C’est simple, efficace et la sueur et le plaisir sont de la partie.


Passons maintenant au track by track de votre album , avec si vous le voulez bien un descriptif de chacune de vos chansons, des anecdotes, le feeling que vous ressentez en les jouant, vos sentiments, vos regrets vos fiertés… Enfin tous ce que vous voudrez bien nous dire dessus.

1. Bon, on commence par le premier titre : « Corps ». Thématique de la fragilité du corps, ses faiblesses. C’est une sorte de prise de conscience d’un état physique face à la maladie mais aussi un élan de combativité. C’est avec ce morceau que l’on ouvre les concerts, il témoigne de notre poésie et appuie notre singularité musicale avec l’alchimie des percussions.

2. « Enfants d’Orient »
Thématique de ces interminables conflits du Moyen orient. On y trouve nos sentiments sur les visions de ces enfants soldats, martyrs et bombes vivantes. Généralement, ce morceau arrive en milieu de concert. L’ambiance à ce moment là est indescriptible, c’est une fournaise. Le public part avec nous, ce moment est très fort comme sa thématique. Le public la redemande souvent en rappel. Quand nous jouons ce morceau, on a l’impression de basculer dans l’histoire antique… un vrai péplum!

3. « L’homme libre »
Compos un peu phare, car c’est la seule qui nous suit depuis la création de Abinaya. Très rock, très « biker » elle nous parle de cette liberté qui nous échappe parfois et pour laquelle, il faut rester en veille pour ne pas la perdre totalement. Certains groupe de motards en ont fait leur hymne!

4. « Regarder le ciel »
Les vibrations poétiques et les sonorités tribales s’organisent en poésie contestataire face aux modes de vie préfabriqués. Ça pulse sur scène, et on termine dans une sorte de rythme de battuccada… frénétique.

5. « Algo Maïs »
Titre portugais (« quelque chose de plus »). Témoignage de l’amour pour la musique. Une ode à la musique, aux émotions et aux libertés qu’elle nous octroie.

6. « Les labels »
Mouvement orchestral dénonçant la cécité des maisons de disques, des traitements subjectifs des groupes et des difficultés qu’un groupe rencontre dans son parcours professionnel.

7. « Testament »
Personnellement, l’une de mes préférées. Probablement du fait de mon parcours personnel. Mais elle témoigne là encore des parcours sulfureux des artistes pour sortir la tête de l’eau. La percu est bien présente et encore une fois l’alchimie est pertinente. Nous ne la jouons rarement en concert..

8. « Char de police »
Beaucoup comparent ce morceau à « Antisocial » de TRUST. C’est vrai. La poésie de la langue française devient un vrai slogan ! C’est là toute la subtilité de la langue de Molière. Et puis nous sommes les descendants de Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, la vibration poétique de la langue française est notre culture. Cet aspect contestataire caractérise aussi Abinaya. L’écriture est attentive aux monde qui nous entoure.

9. « Partir puis revenir »
Ode plus personnelle et attachée à Igor. Je dirai juste que cette ballade, ce sont des mots pour nos enfants. Prendre le temps de leur dire qu’on est là.

10. « La mort des amants »
Texte de Charles Baudelaire. Ben voilà, on y est. La poésie de Baudelaire mis en musique, rock en plus ! Pas facile et toujours délicat. Je crois que ça marche bien en tout cas.

11. « Résiste »
Comment terminer cet opus autrement qu’avec ce titre? C’est aussi notre credo, ne jamais rien lâcher, ténacité, résister. Résister aux conformismes agressifs de nos sociétés modernes par exemple. Ou à la bêtise d’un homme qui scie la branche sur laquelle il est assis. Sur scène, ce morceau est un mur de son, il arrive en avant dernier et généralement les choses sont claires à ce moment là. Le public a lui aussi basculé…c’est un grand moment de scène.

 

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