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Photos : Didier Coste
Report : Le Révérend

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Et nous voilà donc revenus sur notre lieu de pèlerinage annuel, en pleine zone industrielle bordée d’une autoroute…
Malheureusement, nous ne profiterons pas de Pratteln, verte et charmante banlieue de Bâle au milieu des montagnes… Toutefois, on n’est pas là pour faire du tourisme mais pour la sixième édition de l’Up in Smoke qui se tient dans la mythique salle du Z7. On adore venir ici : c’est un festival à taille humaine, avec un public de passionnés, une orga sympa et à la cool. Même les gars de la sécurité ont cette année été plutôt aimables, un petit stage accueil avec le sourire ne serait pas de trop mais il y a déjà du mieux donc j’arrête là de geindre ! Nouveauté en entrant sur le site : celle qu’on appelait la petite scène a été orientée différemment et quelque peu surélevée (on ne va pas faire la blague de certains sur la gêne des petits photographes… – NdMetalfreak : moi si, gniarf !-) Elle n’a plus grand chose à envier à son ainée de la grand hall du Z7 et propose aux groupes un espace scénique équivalent !

Six Months of Sun

C’est sous un magnifique soleil, juste avant l’heure de l’apéro (ou pendant, cela dépend avec qui on en parle !), que déboule le premier groupe du festival sur la scène extérieure ! Moment où en principe, une grande partie des présents vient jeter une oreille discrète, histoire de dire que son fest’ a commencé, puis repart aussi vite vaquer à ses occupations précédentes… Les Genevois de Six Months of Sun vont calmer toutes les ardeurs velléitaires dans ce sens, en nous donnant quarante minutes d’un live tonitruant avec leur Stoner instru sous amphet’ ! On pense bien sur assez vite à la filiation avec les vétérans Karma to burn, mais on l’oublie vite, tant le trio exécute cette musique avec talent. Ils se font plaisir et font plaisir au public présent sur le site, venu devant cette scène. Voilà donc un début de festival qui part au quart de tour.

_MG_5723 SIX MONTH OF SUN

Giant Sleep

Le temps d’aller chercher sa bière, de constater que la gastronomie du lieu ne va toujours pas faciliter un retour vers notre sveltesse d’antan, voici venu le temps du deuxième groupe, toujours sur la même scène. Et on passe du trio, au quintette, ainsi que de l’énergie brute à… un peu beaucoup (« trop » diront certains) d’influences heavy, doom, glam ; difficile de vraiment pouvoir décider ! Et si cela est fort bien interprété, les musiciens étant de talent, compliqué d’être emporté par cette prestation un peu trop décousue pour moi !

_MG_5774 GIANT SLEEP

Whores

Le premier gros morceau de la journée arrive sur la grande scène intérieure avec le trio américain Whores. Beaucoup ne semblaient pas connaitre le groupe dans le public, peu devaient donc s’attendre à se prendre cette déferlante sonique dans la gueule ! Leur Noise-Rock trempé dans le Sludge – ou l’inverse… vous qui voyez, hein – prend en live une épaisseur et lourdeur de taré ! On n’est pas ici pour compter fleurette mais on est loin de faire dans le bourrin ras du bonnet, le trio étant dans la continuité de ce rock très burné mais intelligent, américain, style Melvins, Big Business et ne se prenant pas très au sérieux ! Et Whores sur scène sait se faire plaisir et conquérir une partie du public du festival, avec des compos musclées sans gras testostéroné. Le groupe que j’attendais de voir depuis pas mal d’années et qui m’a comblé… Elle n’est pas belle la vie !

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Farflung

Surtout, que sur la scène extérieure, Farflung se met en place. Certes un total changement de registre mais les vétérans du Space Rock nous reviennent après un hiatus de quelques années et vu la rareté de bons concerts de ce style, on ne va pas manquer cela ! Dans une pénombre naissante, ils vont déployer leur univers, entre boucle électronique hypnotique, lente montée, chant déclamé par un Tommy Grenas tenant aussi toute la machinerie, combiné à un jeu de lumière sobre, mais en parfaite symbiose, direction les étoiles en première classe ! Les Californiens donnent un live idéal, maitrisant parfaitement leur sujet, sans temps mort et réussissant à captiver le nombreux public avec une musique pas forcement facile ! Cinquante-cinq minutes avec un grand Farflung, un superbe moment pour ma pomme.

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V.I.C. (Villagers of Ioannina City)

On va poursuivre notre voyage et les bonnes vibrations, avec les Grecs de V.I.C. sur la scène intérieure.
Je les connaissais de par mes très longues pérégrinations sur le net à la recherche de sons nouveaux. Et le quintette va mériter sa place si haut dans l’affiche de cette journée, un trio classique de Rock psyché se mêlant à merveille avec deux autres musiciens aux instruments plus atypique, clarinette, didgeridoo, cornemuse… Oh, ne fuyez pas : leur musique est d’une cohérence totale, avec de superbes envolées sans emphase jouées avec passion ! Le grand hall se laisse conquérir et emporter par ce savant mélange où parlent les racines de leur iles natales. Un sacré moment et chapeau au programmateur d’avoir osé cela !

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Sasquatch

Le dernier groupe de la journée sur la scène extérieure faisait partie de ceux que je ne voulais pas rater !! Sasquatch et son Stoner Rock sévèrement burné vont très amplement combler mon attente ! Avec un show assez centré sur le dernier album, le trio va mettre le public en fusion. Qu’il est rare d’entendre du Stoner Rock de cette qualité où, oui, cela bûcheronne dur : les amplis vibrent des pédales fuzz, tout cela dans un tempo trainant une énergie à décoiffer même les chauves comme moi ! Un son brut que les vétérans de Los Angeles ne lâchent pas pendant une heure, tout en restant d’une musicalité impressionnante et d’une incroyable décontraction !!! Un putain de groupe pour un putain de concert, la claque gros son de ce festival pour moi !!!

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Kadavar

Déjà le moment du dernier groupe. En principe il y aurait dû y avoir le sieur John Garcia, mais la tournée a été repoussée pour non-finition de disque, no comment… On a donc à la place les teutons chevelus de Kadavar (certaines mauvaises langues diront qu’on a gagné au change…) qui finissent cette première journée intense avec, comme d’habitude, brio ! Voila un petit moment que je n’avais pas vu les messieurs et je dois avouer qu’ils ont pris une sacrée épaisseur scénique ! Kadavar a toujours été un groupe de live mais les bonhommes ont gagné carrément les épaulettes de grand patron ! La configuration avec le batteur fou sur le bord de scène, un bassiste que j’avais laissé timide dans son coin devenu une bête de scène, plus un son énorme, cela concourt à faire une fin de soirée plus que parfaite ! Oui, même pour vos deux reporters fatigués, qui sont restés jusqu’au bout tellement cela était bon…

_MG_6236 KADAVAR

Voilà donc cette première journée finie. À son annonce, on a été plutôt perplexes ; elle s’est relevée dans sa diversité sonore d’une très grande cohérence et on a passé un sacré bon moment !

Bon, très bientôt la suite…

 

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