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Live report & vidéos : Bloodybarbie

ulver

 

 

Un soir tant attendu pour 2017 car Ulver se fait de plus en plus rare et surtout qu’ils font partie des groupes que je n’ai jamais eu la chance de voir ni en concert ni en festival, et que cela devait être fait avant ma mort aléatoire et non programmée. Et quoi de mieux que la Machine du Moulin Rouge pour accueillir un tel événement ? De toute façon, vu le spectacle qui nous a été réservé, le choix de salle était vite restreint et limité. Ils sont là avec un beau stand merch et des CDs pas chers, ainsi que de très belles sérigraphies.

Ulver est avant tout un groupe norvégien souffrant de schizophrénie ou, autrement dit, très ouvert musicalement puisque il a connu tout d’abord sa période Black Metal. Entre premier album Black Metal puis une déviation vers le néo-folk de retour au black metal pour en sortir une trilogie et puis reprendre une autre direction vers le progressif, voire du pop rock si on peut le qualifier ainsi… Leur biographie est très riche et intéressante ; pour en savoir plus je vous laisse chercher sur Wikipédia si ça vous intéresse.

La première partie est assez spéciale car ce n’est nul autre que le guitariste d’Ulver, Stian Westerhus, qui interprète un set de 20 minutes de son projet solo. On en a vu des comme ça passer, comme John Haughm (projet solo du guitariste et fondateur d’Agalloch) en première partie de The Vision Bleak et ce n’est jamais très séduisant mais toujours très intéressant. Et ma théorie se confirme : les projets solo bizarres où le mec se tape un délire tout seul et en est fier alors que le public regarde sa montre à tout instant et n’a qu’une phrase en tête « WTF ?! » ou en français « c’est quoi cette merde ?! » Bon, voyons, n’insultons pas des artistes, même ceux qui font de l’expérimentation car il y a du bon parfois, tout comme pour l’art contemporain. Et puis n’insultons pas le guitariste d’Ulver. La théorie qui dit qu’on est plus beau dans un groupe que dans l’absolu… pour la musique, c’est le cas aussi (sauf exception). Allez, pour celui qui a trouvé ce set magnifique et qui peut m’expliquer dans les règles de la musicologie où se cache la beauté dans sa musique, je lui offre mes services. Une première partie que je préfère oublier mais ça va être difficile ! (je suis sûre que c’est du marketing, c’est fait pour se faire remarquer quelle que soit la façon.)

Sans marquer la transition, les membres d’Ulver le rejoignent sur scène pour enchaîner sur LE concert d’Ulver et, tout de suite, tout change comme Cendrillon !  La bonne musique reprend le dessus, et surtout ce qui a fait tout le charme du concert : les jeux de lumières exceptionnels qu’on verrait qu’à Bercy, ces lasers de toutes les couleurs, les animations sur écrans pour accompagner certains morceaux… On était bluffés par le show digne de ce nom.

Parlons musique ! C’était tout aussi top que les lumières. Ce soir, Ulver nous a joué, dans le désordre, l’intégralité de leur dernier album sorti en avril 2017, The Assassination of Julius Caesar, un chef-d’œuvre. En plus de cet album, s’intercalent deux morceaux, « Echo Chamber (Room of tears) » et « Bring out your Dead » de l’EP sorti le mois même de la tournée (Novembre 2017) : Sic transit Gloria Mundi ! Et pour finir en toute romance, une magnifique reprise à la Ulver, « The Power of Love » de Frankie goes to Hollywood, un grand moment d’émotion et de tristesse, car c’est la fin de ce fabuleux concert !

C’est le genre de concert qui se vit et qu’on peut difficilement décrire avec des mots… Les vidéos et les photos valent mieux que mille mots. Et dire que ce groupe faisait du Black Metal à l’époque de sa formation par Rygg (ex-chanteur de Borknagar et Arcturus)… Le changement radical est juste incroyable ! En tout cas, cette première fois est inoubliable et restera à tout jamais gravée dans ma mémoire, je m’en rappellerai comme si c’était hier.

Certes leurs concerts se font rares, mais ont le méritent d’être exceptionnel ! Un grand merci à Ulver, et à Garmonbozia pour avoir permis d’être sur cette date et pour l’accréditation !

Je vous recommande également de vous procurer The Norwegian national Opera d’Ulver, vous y verrez tout un autre talent et une ambiance d’un concert d’Ulver digne de ce nom.

 

Setlist Ulver :

– Nemoralia

– Southern Gothic

– 1969

– So falls the World

– Rolling Stone

– Echo Chamber (Room of Tears)

– Transverberation

– Angelus Novus

– Bring out your Dead

– Coming Home

 

Encore :

– The Power of Love (Frankie goes to Hollywood cover)

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