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Ça faisait depuis un moment que mon reflex était resté inactif. Cet été, pour être précis, avec la prise de paysages montagneux sous la lumière du soleil. Et mon dernier concert remontait aux excellents gaillards de Mudbath, à la fête de la musique. Fin juin ! Imaginez ! Je commençais à ressentir les symptômes d’un certain manque : yeux vitreux, bave aux lèvres, tremblements… Heureusement, l’Akwaba semble avoir entendu ma souffrance en organisant ce concert du 1er décembre, basé sous la houlette du Core, dans plusieurs de ses formes.

Mieux ! C’est aussi ce concert qui accueille l’une des dates de la tournée d’adieux de Manimal, groupe que j’ai découvert juste à temps avant leur split grâce à la chronique de leur dernier (dans tous les sens du terme, donc) album : « Mutliplicity ».

 

Mais revenons aux prémices de cette soirée qui s’annonçait vraiment pas mal.

21h, grâce à ma prévoyance qui savait que j’allais encore me perdre (saloperie de GPS qui connait pas de numéro sur cette rue…), j’arrive juste à l’ouverture des portes. Je me dirige vers le bus/billetterie et retrouve Jonathan, guitariste d’Hypno5e, lui aussi venu assister aux festivités. Le temps de bavarder cinq minutes, de prendre ma place, et je rentre. Parce qu’il fait pas chaud, quand même. Quelques minutes passent et le premier groupe entre en scène.

 

Une intro qui vire rapidement vers quelque chose d’assez malsain, et les membres de Kombur se pointent. Ils prennent place et rapidement et du gros son Hardcore monte des enceintes. La première chose qui me frappe, chez Kombur, c’est leur look : assez jeune. Je ne sais pas quelle est leur moyenne d’âge, mais on se doute que ça fait pas 40 ans qu’ils écument les salles. Pourtant, je dois dire que leur musique m’a pas mal étonné. Moi qui m’attendais – sans y avoir vraiment pensé, en fait – à quelque chose d’assez passe-partout, je dois dire que pas mal d’éléments m’ont surpris, à commencer par ces ambiances malsaines, comme celle de l’intro, assez Death dans l’esprit, qui reviennent souvent. Il y a aussi pas mal de parties de guitare assez inattendues, et ces quelques soli, pas nombreux, mais plutôt bien fichus et singuliers dans le genre (j’ai cru entendre un petit shred).

Le jeu de scène, quant à lui, se montre vraiment dynamique : les musiciens, aidés par l’absence de câbles sur leurs instruments, vont et viennent d’un côté à l’autre de la scène, les posent sont nombreuses, notamment de la part de Pierre, le chanteur, et ça bouge sacrément. Kombur est content d’être là, et ça se voit.

Tout comme le public ! Plutôt nombreux dès les premiers groupes, les spectateurs sont rapidement entraînés à se remuer et les walls of death, circles pit et pogos seront présents tout le long de la soirée et manqueront d’ailleurs de justesse de m’envoyer quelqu’un dans la tronche.

Malgré la présence de quatre groupes, les premières parties ont droit à un show plutôt conséquent. Au moins trois quarts d’heure. Mais comme le temps avance toujours, celui de Kombur prend fin. Le temps pour moi d’aller prendre un peu l’air (très) frais et de discuter avec quelques-uns. L’ambiance est plutôt cool et « familiale ». Tout comme l’orga d’ailleurs. Je suis pas du genre lèche-cul, mais comme j’en ai parfois vu certaines prétentieuses et dédaigneuses (comme un certain festival de la tour de bois en anglais, pour ne pas le citer), je tiens à souligner quand elles sont sympas.

 

Bon, il est temps de rentrer, parce qu’on ne s’en était pas aperçus, mais Dead Side a commencé à jouer.

L’ambiance est déjà là, les décibels aussi.

Dead Side est présenté comme un groupe mélangeant le Néo, le Thrash avec pas mal d’ajouts de Hardcore. On peut résumer ça par deux mots : ça envoie !

C’est violent et direct.

On est moins dans l’ambiance malsaine que Kombur, mais plus dans une sorte de sauvagerie. Même visuellement, malgré leur look assez décontracté, ça bouge sacrément. Le duo guitare/basse, aux cheveux longs, remue dans tous les sens, saute, headbang… Tandis que Mike, le chanteur (qui me fait penser à Willem Dafoe en plus jeune, au passage), investit les planches avec un charisme certain.

Le public est toujours aussi réactif et remue toujours autant, même si, cette fois, je ne me suis pris personne.

Quant aux lumières, comme dans mon souvenir, c’est top. Variées et puissantes, elles soulignent le spectacle tout en me permettant de photographier à l’aise, surtout qu’on a droit de shooter sur l’intégralité des sets.

Les morceaux s’enchaînent sans temps mort, avec quelques mots tranquilles du chanteur entre deux. Et c’est le temps d’accueillir un invité en la personne de Guillaume, chanteur de Right to the Void, pour les trois derniers titres. Son chant, plus guttural, se marie bien au style de Dead Side. C’est sur ces notes brutales que se termine ce set. Le groupe m’invite sur scène pour les prendre en photo avec le public, c’est cool ça !

Cette fois, je reste dans la salle, à regarder mes photos. La première des têtes d’affiche va arriver d’ici peu, ce qui signifiera une augmentation de la population à l’avant de la fosse. Et puis, j’ai vraiment pas envie de louper le début de Manimal, surtout que c’est certainement la dernière fois que je peux les voir…

Juste le temps de faire un peu de place sur ma carte mémoire, et c’est reparti !

 

Il faut s’approcher, car le public commence à se tasser vers l’avant. Manimal se met en place et le set commence. C’est « Michael » qui entame le show (comme c’est le seul groupe dont je connais les titres j’en profite). Le groupe se montre plus posé que ses prédécesseurs. Les musiciens, tout en étant très loin de l’immobilité, restent plus sur les côtés pour laisser la place à leur doigté et à leur leader.

Mais n’allez pas croire que le spectacle est moins bon ! Loin de là, car Ju sait tout à fait comment investir les lieux. Les poses, les sauts, les aller retours… il dégage un sacré charisme. C’est parfaitement énergique et, surtout, toujours très maitrisé.

Parce que les lignes vocales sont très importantes chez Manimal. Entre ce scream criard (qui semble encore plus accentué sur scène), ce growl bien guttural et ces voix claires – ces, parce qu’elles sont nombreuses – aucune fausse note n’est à souligner.

Comme pour les précédents groupes, le public est très réceptif. Il faut dire que le groove immédiat de la musique de Manimal aide bien et que pas mal connaissent les morceaux par cœur. Les lumières sont moins vives, par contre, plus intimistes, plus dans l’ambiance. Et c’est pas mal réussi, si on en croit les photos.

Les morceaux se suivent, sans jamais se ressembler. On a droit à pas mal de « Multiplicity », comme « Ben », « Scottie » ou « Nicholas », je crois, mais aussi à des plus anciens, comme « La Mélodie du bonheur », « Lu et Approuvé » ou « The Dark Half ».

Et puis, après un rappel de deux morceaux Manimal s’en va, avec déjà un petit sentiment nostalgique, malgré l’euphorie.

Espérons qu’on pourra les revoir un jour. Même si ce n’est pas sous le même nom.

 

 

Cette fois, je reste bien devant, car la foule s’amasse. J’ai un jeune fan de The Arrs juste derrière moi. Il demande déjà de faire des photos, lorsque le groupe est en train de faire les branchements. Moi je me cale bien, juste pour éviter les pogos et autres joyeusetés qui s’annoncent nombreuses et pour pouvoir prendre mes photos.

Les lumières s’assombrissent, et les musiciens de The Arrs arrivent.

 

Les décibels s’élèvent d’un coup, le show démarre et ça commence déjà à remuer. Mais ce n’est que quelques secondes plus tard que Nico arrive, juste à temps pour cracher les premières paroles. Impressionnant par la taille et le jeu de scène, le chanteur va rapidement faire tomber son sweet à capuche pour laisser ses longues dreads flotter au vent. Parce que des secousses, il va y en avoir ! Le son est étonnement puissant, tous les membres sont investis, alternant les places et les poses… Le jeu de scène ressemble plus à la fougue des deux premiers groupes, la grande expérience de la scène en plus, qu’à celui, plus « posé », de Manimal. Les musiciens prennent tout l’espace disponible, sans que la musique en pâtisse. Les photos sont plus difficiles à prendre, surtout quand on est bloqué contre la scène et de plus en plus poussé sur le côté, mais les quelques réussies peuvent valoir le coup.

Côté public, c’est de plus en plus agité, les premiers slams apparaissent, moi je ne peux plus du tout me déplacer et, comme je le redoutais, le jeune trve fan du groupe est juste derrière moi, avec tout ce que cela engendre de secousses et de bras tendus devant mon objectif. Heureusement, un pogo va rapidement l’emmener ailleurs.

Sans que la température ne retombe, les morceaux se succèdent. The Arrs pioche aussi bien dans « Soleil Noir », son dernier album, que dans d’autres plus anciens de leur discographie. On a même droit à un invité surprise en la personne de Guillaume de Right to the Void, qui vient sur scène hurler sur deux morceaux, sans que le groupe n’en soit décontenancé.

Mais le temps passe, vite, il est bien plus de minuit lorsque le set se termine. Les lumières se rallument, mais il reste tout de même une certaine euphorie. Les stands merch sont pas mal remplis et j’en profite pour aller m’acheter un T-shirt d’adieux de Manimal – des gars vachement sympas avec qui j’ai fait ma groupie, comme un ado, en leur faisant signer une affiche –, ainsi qu’un petit CD de The Arrs.

 

Après pas mal de discussions, je dois me rentrer. Il est plus de 2h, maintenant, il fait pas chaud et je dois me lever pas trop tard ce dimanche.

Une belle soirée, bien remplie et mon reflex a pu chauffer comme il fallait.

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2 commentaires sur “The Arrs – Manimal – Dead Side – Kombur [1.12.2012]”

  1. 1

    Salut. Pas mal ton live report ça résume vraiment bien cette soirée de folie. Par contre il me semble que c’est le chanteur de Kombur qui à rejoins The Arrs sur scene et non celui de Right To The Void. Sinon vraiment sympa. 😀

  2. 2
    commentaires actuellement

    J’hésitais entre les deux, justement. J’étais à l’autre bout de la scène, du coup, je voyais pas bien, mais j’avais cru reconnaitre le T-shirt que guillaume portait.
    En tous cas, merci d’avoir corrigé!!

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