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Live report : Erikillmister

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Enfin !
C’est le premier mot qui me vient quand je repense à mes actes manqués avec ce que je considère comme l’un des plus grand groupes de rock de l’ère moderne.
La troisième fois fut donc la bonne !
Sans surprise, la Halle Tony Garnier de Lyon affiche complet, les places sont parties très vite (au passage, merci à Rob, sans lui, c’était encore raté), tout est donc réuni pour une soirée de rêve.
Il fait chaud (trop !) la bière est bonne (mais chère…).
Il y a une question que l’on peut se poser au sujet du combo américain : à quoi ressemble le fan type ?
Difficile de trouver une réponse tant le groupe ratisse large ! Jetons un regard sur la faune ambiante. Ça et là, quelques punks toute crêtes dehors, la plupart du temps squattant les buvettes. Devant, dans le pit, des coreux et des thrasheurs prêts à en découdre. Un peu plus loin, en remontant vers les gradins, des metalleux plus classique, meltingpot de vieux briscards (dont votre serviteur) et de plus jeunes nourris à tout ce qui s’est fait dans le genre depuis 20 ans si j’en crois les t-shirts arborés, qui vont de Maiden à Bullet For My Valentine pour résumer.
Enfin, dans les gradins, les autres, les « mainstream » qui aiment les bons concerts… mais pas les pogos.
C’est avec un peu de retard, et dans une arène chauffée à blanc, que les lumières s’éteignent pour laisser d’abord les écrans géants narrer le génocide du peuple Arménien (dont sont issus les quatre membres du combo), puis, dans une clameur indescriptible, les musiciens prennent place pour se lancer dans un show qui sera mémorable !
« Holy mountains » et son intro inquiétante ayant l’honneur de lancer les hostilités.
Serj donne le ton d’entrée vociférant le Liar/killer du refrain, repris ensuite à l’unisson par une Halle en furie !
Ça bouge !!!
« Jet pilot », un « Sweet pee » raccourci suivi d’un formidable « Prison song » sur lequel le public répond présent à chaque attaque vocale que se livrent Daron et Serj. « U fig » et le formidable rythme qu’impose la paire Shavo et John transperce la foule, qui en redemande… et qui va être récompensée sur le premier grand moment su show, « Arials » .
Je ne vais pas vous la raconter en détail, tant cette chanson est grandiose, mais ce que je peut vous dire c’est qu’étant pourtant placé à une quarantaine de mètres de la fosse, j’ai ressenti l’impact ! Juste de la pure folie, ou encore une fois tout le monde reprend le titre en chœur.
L’intro de « Soldier side » vient un peu calmer le jeu, mais c’est pour mieux annoncer une nouvelle déflagration sous la forme d’un monstrueux enchainement « B.Y.O.B. / I-E-A-I-A-I-O » obligeant votre narrateur a reculer de quelques mètres.
Vient ensuite ma petite préférée « Radio/vidéo » qui récolte ce que la précédente avait semée au niveau de l’ambiance, son refrain reggae rendant le truc encore plus surréaliste. Les californiens vont ensuite dérouler, enchainant les hits de la première heure (« Hypnotize« , « Needle« ), le punkisant « Cubbert » avant de terminer la première partie du show sur un « Deer dance » dantesque.
Le temps d’un nouvel intermède, toujours consacré au massacre dont furent victimes les arméniens au début du siècle dernier, et les quatre SOAD reviennent, nous convier à leur messe.
C’est « Pluck » et sa puissance syncopée qui est a l’honneur, Serj déclamant toutes rimes en « on » que le dictionnaire doit comprendre.
Un petit aparté sur fond d’air traditionnel pour bien nous rappeler leurs racines, avant que n’arrive le deuxième très gros moment du show, « Psycho » sur lequel le growl est repris une fois encore à l’unisson par le public suivi du plus gros hit du combo « Shop Shuey» qui fait vibrer très fort le parterre.
« Lonely day » pareil à un ilot de calme au milieu de toute cette fureur, met en valeur la voix aiguë de Daron (qui au passage semble à nouveau chanter correctement) mais cela ne dure pas…
« Question » a beau démarrer de façon acoustique, la violence reprend vite le dessus.
Que dire ensuite de la version de « Kill rock’n’roll » qui nous est proposée, si ce n’est qu’elle emmène tout sur son passage ? « Marmelade » est du même tonneau, et c’est un superbe « Lost in Hollywood » qui vient un peu ralentir la cavalcade effrénée balancée par les américains.
Je vous avais déjà cité deux moments forts, et bien en voici un troisième : « Spiders ». je vous la refais donc encore une fois : public en transe, groupe jouant a donf et Tony Garnier prête à s’écrouler. Grandiose !
« Mister Jack » et son riff lent et lourd se chargera de clôturer la partie 2 du concert.
Troisième partie, donc, faisant office d’ultime rappel, toujours après avoir vu sur écran géant les conséquences de la barbarie dont furent victimes le peuple arménien. Plus courte que les précédentes, elle débutera par un « Science » assénée de main de maitre, prouvant que les artistes n’étaient encore pas dans le rouge !
« Chic and stu » du controversé « Steal this album » et son alternance de violence et de calme prendra la suite, avant que nos lascars ne se calment enfin avec un mélange de « War ? » et « Arto » un brin expérimental.
A nouveau du lourd, avec « Cigarillo », le groupe n’oublie pas non plus l’habituel clin d’œil à Dire Straits avec un petit bout de « Sultans of swing » réarrangée pour l’occasion en « We are system of a down ».
On se doutait que le groupe allait terminer en beauté : ce fut fait de façon grandiose, « Toxicity » et « Sugar » se chargeant de rappeler à tout le monde combien les californiens pouvaient être bons sur une scène !
Vous l’avez compris, j’ai surkiffé ce concert, mais à juste titre, pas seulement du fait d’être un grand fan du combo. J’ai entendu et lu beaucoup de choses sur SOAD depuis qu’ils se sont reformés pour des tournées ponctuelles, « c’est pour le fric« , « ils ne se parlent même pas« , « ils n’ont plus le feu sacré« , « ils n’ont plus rien fait depuis 2006« … et j’en passe !
Mais quand je vois un concert de ce calibre, probablement l’un des tout meilleurs qu’il m’a été donné de voir (et pourtant j’en ai vu beaucoup !), je ne peux qu’en sourire !
SOAD est grand, ils le savent, et si 2h40 de concert c’est se foutre de la gueule du monde, que dire de certains, Whitesnake ou Black Sabbath par exemple ?
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