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Sister Sin + Sleekstain + Rising Steel + Hellorwine (Grenoble, Salle EVE, 24 octobre 2014)

 

Report + photos : Metalfreak

Il y a des soirs, comme ça, où quelques heures avant le concert, tu sais que tu vas passer une p****n de bonne soirée.

Quatre groupes, de qualité s’il vous plait, dont deux de la scène Grenobloise, c’est l’assurance d’y voir débouler un max de potes et amis !

Ambiance assurée donc…

On passera sur l’horaire de début du concert, un vendredi en début de soirée, heure pour laquelle il était évident qu’on allait se manger une heure de bouchons sur une rocade sursaturée mais ce petit contretemps passé, à pester sur tout automobiliste arrêté devant soi (« Non alors toi, tu vois un stop, tu stoppes !!! Et bouge-toi, t’attends qu’il passe au vert ?« ) et du coup, une fois les instincts du conducteur raleur de base passés, on n’assiste qu’à quatre morceaux de Hellorwine.

Pas trop grave dans l’absolu : pour les avoir vus déjà quatre ou cinq fois, la frustration n’est pas énorme.

Quoique, les reprises d’Iron Maiden jouées par ce groupe valent le détour (et Dieu sait que les tribute band, ce n’est pas trop ma came d’ordinaire). Mais leur capital sympathie, la qualité des musiciens et ce chanteur, même si n’est pas Dickinson qui veut, qui tient très bien la route sont autant d’arguments positifs en leur faveur.

Et pour chauffer une salle quasiment conquise d’avance, c’est un pari gagné avant même que le groupe ne monte sur les planches.

Quelques minutes d’entracte à taper quelques bises, serrer tout un paquet de main, claquer des horns up par ci, raconter une connerie par là et Rising Steel monte sur scène !

Alors Rising Steel, comment dire ?

Vous étiez déjà nés en 1984 ?

Moi oui, depuis 14 ans déjà et je me prenais des Judas Priest, du Saxon, du Black Sabbath dans la figure et ne détestais pas toute cette tripotée de groupes allemands signés par camions entiers dès lors qu’ils s’inscrivaient dans une mouvance heavy/speed/NWOBHM.

Rising Steel, c’est tout ça, j’en ai déjà fait une description lors de la chro de leur EP « Warlord » (http://www.soilchronicles.fr/chroniques/rising-steel-%E2%80%93-warlord) sorti il y a quelques semaines.

Tout ça pour dire quoi ?

Oui, que le chanteur, dès lors qu’il lâche sa guitare pour ne se consacrer qu’au chant devient un frontman encore plus charismatique et convaincant ! Ce n’est déjà pas triste dans Ellipsis ou Whisky Of Blood, mais là, il prend une autre dimension. Et ses musiciens, tous déjà bien aguerris de par leur background respectif, déboîtent tout avec des looks très typés eighties à grands renforts de vestes à patches ou autres cartouchières.

Un grand moment, à revoir sans aucun doute, surtout pour tout nostalgique de l’époque !

Après ce set d’une grande qualité vient Sleekstain, groupe pour lequel j’avoue honteusement ne jamais m’être penché auparavant plus par manque de temps que par désintérêt. Et lorsque je les ai vus arriver sur scène avec son chanteur au look bien glam et sa crinière façon Dee Snider, j’avoue avoir été surpris !

Le premier morceau ne m’avait pas convaincu, mais alors pas du tout… Et au fur à mesure que les morceaux s’égrainaient, on se rapprochait du bonheur absolu. Quelle patate !

Le chanteur affiche une certaine maturité – même s’il se complait encore dans quelques clichés dispensables, mais là, on chipote – malgré son jeune âge. Le gratteux est pétri de talent, et la section rythmique assure comme une bête. Que demander de plus ?

Même si on peut affirmer que n’est pas Guns ‘n’ Roses qui veut, Sleekstain a un potentiel énorme et une belle marge de progression. Et quand on voit (et entend) ce qu’ils sont déjà capables de faire, on bave d’impatience pour la suite.

Leurs compos tiennent la route et les trois reprises proposées sont juste énormes (« Paranoid« , « Whole lotta Rosie« , « Great balls of fire« ).

Pendant que les bénévoles changent de décor, on va se boire un verre, refaire le monde et le concert, s’agglutiner au merch’ et s’affairer à tout plein de petits détails de la vie et on regarde les fans de Sister Sin commencer à jouer des coudes pour être le plus près possible de la chanteuse scène, smartphone en mains déjà prêts à shooter à la volée un set qui va commencer dans un quart d’heure au bas mot ! C’est mignon tout plein…

Il faut reconnaître qu’un concert de Sister Sin, ça vaut le détour. Heavy metal bien racé avec comme frontwoman une Doro brune qui bouge comme un poids sauteur pendant une heure et demi, on ne voit pas le temps passer.

Liv Sin a un charisme incroyable et prend la scène à elle toute seule, les musiciens ne sont pas en reste et assurent grave, on voit que la machine est rodée et bien huilée.

Ca commence par un « End of the line » bien carton, histoire de coller une bonne baffe d’entrée et ça fait défiler des titres tous aussi musclés les uns que les autres. Dans le désordre, entre autres : « Chaos royale« , « 24/7 » (UDO), « Outrage« , « On parole« , « Sail North« , « Chosen few » ou « Heading for hell » sont autant de petites bombes atomiques devant un public conquis.

Un grand merci à Rock Brigade et Steff Rabilloud pour cette soirée mémorable !

 

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1 Commentaire sur “Sister Sin + Sleekstain + Rising Steel + Hellorwine (Grenoble, Salle EVE, 24 octobre 2014)”

  1. 1

    thanks dude !!! (y)

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