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L’équipe de Ben Barbaud avait fait les choses en grand pour cette date. Les Scorpions ont bénéficié du temps de jeu le plus long de tout le festival. Et ils étaient programmés le samedi soir, jour mythique dans l’esprit du fetard de base. Les Dieux du Metal étaient du coté des 5 de Hanovre ce soir là. Bien que le fond de l’air soit quand même très frais, la météo jusque là capricieuse se décidait quand même à redevenir un tantinet plus clémente. La nuit tombée, une foule de groupes aux grandes qualités ayant chauffé les festivaliers, tout est paré pour un concert qui a quelque chose d’historique.

 

Techniquement parlant, tout est en place. Le son est globalement très bon, les lights sont superbes, avec diverses projections derrière le kit de Kottac, une configuration de scène très classique, avec plate-forme, permettant aux musicos de se mouvoir très librement. De ce coté là, rien à redire …

 

Pour ce qui est du concert à proprement parlé, celui ci commence par « Sting In The Tail » du dernier album du même nom, c’est la tournée d’adieux, mais faut quand même penser à donner envie d’acheter le disque, que diable. Pour le reste du show, mon avis restera quand même un peu partagé. Partagé entre de très bons moments, surtout les grands classiques. « Bad Boys Running Wild » est toujours aussi efficace, enchaîné avec l’inusable « The Zoo », un « Dynamite » assez rageur, contrairement à un « Blackout » bien interprété mais qu’on aurait tout de même préféré un peu plus vif. Quant à « Rock You Like A Hurricane », je vous laisse imaginer l’ovation, surtout que celui ci fut servi en rappel juste après l’obligatoire « Still Loving You ». « Holiday » sur lequel le public clissonnais fut comme de coutume invité à donner de la voix, et « Big City Nights », titre définitivement plus taillé pour le live que pour le studio ont aussi des instants prisés de la prestation.

Mais là où le bas blesse, c’est sur les quelques moments très … chiants, n’ayons pas peur des mots, que les allemands nous ont servi. Je ne parle pas des titres les plus récents, comme « Raised on Rock », ou «The Best Is Yet To Come », ceux ci font un peu figure d’OVNI dans cette set list très ancrée dans les 80’s et les 90’s et peuvent s’écouter d’une oreille. Non, ce sont par exemple les 2 intermèdes solos de Jabs pour la guitare et de Kottac pour la batterie. Le premier a agit comme un casse rythme, et a plongé la fosse dans une mini léthargie. Et pour le « Kottak Attack », celui commence sous de bonnes augures, avec la projection du batteur déjanté mis en situation sur les écrans géants en fonction des pochettes des albums. Bon début, donc, ou on le voit par exemple avec des hélices au pieds comme sur le visuel de « Fly to the Rainbow », ou alors en train de … papoter avec une damoiselle comme sur la pochette de « Love At First Sting . mais il faut quand même avouer que les 5 premières minutes sont plaisantes et rigolotes, après, malgré toutes ses pitreries, celles d’après sont assez barbantes. De même que le choix de certains titres assez dispensables (comme « Tease Me Please Me »).

Mais bon sang de bois, on nous a ratatiné les oreilles avec ce concept de « concert d’adieu », et je suis désolé, lors d’une dernière tournée d’un groupe aussi mythique, on se fout un peu des descentes de manches ou de futs de musiciens, aussi talentueux qu’ils soient. On veut bouffer du classique, du classique, et encore du classique … et j’ai bien l’impression de les Scorp’ ont simplement perdu du temps, et qu’ils auraient pu transformer ce concert en quelque chose de vraiment unique qui restera dans les mémoires. Alors bon, évidemment, on ne leur demande pas de nous refaire le coup (très réussi d’ailleurs) de l’avant dernière tournée avec la participation d’Uli Roth et l’interpretation de quelques très vieux morceaux. Mais on pouvait quand même s’attendre à autre chose qu’à une redite à l’identique (y compris au niveau du jeu de scène, la traditionnelle pyramide effectuée au même moment, par exemple) des shows donnés dans les Zenith de France.

Ce n’est pas que la pluie, ou l’accumulation des bières et autre bouffe pas très digeste (et un peu chère, mais là, on s’éloigne …) qui ont fait que sur le coup des 1 heure du mat le public s’est séparé  et que les fans sont laissé un peu dubitatif. Un bon petit concert sans prétention, quoi … séance de rattrapage cet été pour les fans aux Vielles Charues en Bretagne ou à la Foire aux vins de Colmar, et cette automne lors d’une ultime tournée dans nos contrés.

 

Sting In The Tail

Make It Real

Bad Boys Running Wild

The Zoo

Coast To Coast

Loving You Sunday Morning

The Best Is Yet To Come

Holiday

Raised on Rock

Tease Me Please Me

Dynamite

Kottak Attack

Blackout

Six String Sting

Big City Nights

 

Encore:

Still Loving You

Rock You Like A Hurricane

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1 Commentaire sur “Hellfest 2011 – Scorpions – 18 juin 2011”

  1. 1

    Voici un report qui rejoint en tout point mon avis du concert dijonnais en octobre dernier.

    Le solo de la batterie, quelle chienlie !

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