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Raismes fest 2016 – 9 et 10 septembre 2016

Le 28 septembre 2016 posté par Metalfreak

Report : Excalibur

Photos : Chris Besse

 


Il était une fois, aux confins des Hauts de France, dans la petite ville de Raimses, un Fest de hard rock…
L’histoire se passe dans le château de Sophie d’Arenberg, épouse d’un riche propriétaire terrien du XIXème siècle.

Aujourd’hui, pas de costumes endimanchés, ni de hauts de forme pour les hommes.

Pas plus de robes longues, ni de chapeaux à voilettes pour les femmes. On a plutôt opté pour les tee-shirts noirs, les jeans troués, et les bouchons d’oreille. Un public hétéroclite. Des jeunes, des moins jeunes, des carrément mômes, des carrément vieux, des familles… et surtout des potes. Car dans ce Fest, qui en est à sa 18ème édition, tout le monde se connait. Et ceux qui ne connaissaient pas tout le monde au départ finiront par connaître tout le monde à la fin…. Une ambiance intimiste et bonne enfant. Une affiche variée qui nous propose une vingtaine de groupes sur 2 jours. 2 scènes : une main stage et une scène « découverte », allant du hard rock, au métal, du hardcore, au funk rock…
Jadis, le RaimsesFest a connu son heure de gloire, et a vu passer des énormes têtes d’affiche, comme Napalm Death en 2012, Epica en 2009, Finntrol, Black Bomb A et Therion en 2007.
Aujourd’hui, malheureusement, comme pour les autres, les sabrages de subventions sont passés par là. Alors certes, on peut se dire que l’affiche a perdu en prestige. Mais les organisateurs nous ont tout de même dégoté des pointures et des sacrées surprises…
Pour l’occas’, je faisais équipe avec Chris Besse. Lui pour les photos, moi pour le report écrit. Arrivés le vendredi soir tard (ouais, Raimses, quand on habite vers les Alpes ou dans le Centre France, ça fait une ch’tite trotte), on tape un sprint pour voir les allemands de Zodiac. Un groupe qui connaît bien ce Fest puisqu’ils étaient déjà venus en 2014. Une ambiance qui navigue de Maiden aux Pink Floyd, des gros riffs de guitare teintés d’atmosphérique. Un set très réussi, qui met en condition pour la journée suivante….


Car le samedi, là par contre, ça déconne pas… 14 groupes de prévus sur l’aprem et la soirée !
Petit tour rapide du site avant d’aller faire sa cure de concerts…. Bon, évidemment, vu que c’est le parc du château, l’endroit est un poil idéal : une vaste pelouse pour les scènes, pas mal arborée autour (ce qui est un atout non négligeable étant donné que le soleil a fortement donné le samedi….). Pour les purs et durs, le camping est dans le parc, sous les arbres… Les plus fatigués ont presque pu profiter de tout le Fest sans lever leurs fesses des tentes…. Un merch’ super sympa, plutôt pas mal achalandé pour la taille du Fest, où se mêle Merch officiel, artistes du coin passionné de rock, un stand avec quelques grattes qui valaient le détour, d’autres plus classiques de fringues, CD, vinyls et autres…ainsi qu’une expo photo vachement intéressante sur la précédente édition du Raimses Fest.
On attaque, cocorico, par des français, Iron Bastards, groupe strasbourgeois créé depuis 2 ans. Résolument influencés par Motörhead, y compris dans la voix de David Bour le chanteur. Du lourd, donc. Qui secoue les gencives et débouche les conduits auditifs…


Les Radical Suckers,  dont le nom seul suffit pour deviner l’atmosphère douce et délicate de leurs compos, enchaînent ensuite sur la scène découverte. Un mélange de speed rock et de trash à la Rage Against The Machine, qui fonctionne plutôt pas mal. Si vous vouliez faire la sieste, par contre, c’est pas pour tout de suite…


Changement d’ambiance assez radical avec les espagnols d’Electric Alley qui nous renvoient dans un univers teinté de Mötley Crüe et de Led Zeppelin. Un Jaime Moreno aux allures de Slash.. On n’était pas trop habitué au mélodique depuis le début d’aprem, on en serait presque décontenancé…
Ce qu’il y a de génial avec les scènes découvertes comme celle du Raimses Fest, c’est qu’elles nous permettent de découvrir des petits bijoux. Comme les Béthunois d’Overdrivers, par exemple. Qui nous sortent des solos de gratte de malade à la Angus Young, et réussissent à secouer le public, et à lancer le premier pogo du Fest…
Retour sur la mainstage avec les allemands de The New Roses. Une entrée sur du Ennio Morricone, un hard rock un poil mélodique, parsemé de blues. Un univers qui sort des sentiers battus du hard, et qui leur a déjà permis de se faire remarquer, puisqu’un de leurs titres (Without a trace), a fait partie de la bande originale de Sons of Anarchy.


Les jeunes français de Drenalize nous amènent ensuite une bouffée d’énergie, de fraicheur et de bonne  humeur. Un set émaillé d’incidents techniques qui ne leurs ont pas facilité la tâche…


Arrive ensuite Inglorious. Une entrée sur The Who, qui donne déjà un indice sur leurs références…un look « so british », un son puissant. Et surtout un chanteur. Nathan James. Une putain d’énorme voix, une personnalité un peu décalée et qui ne se prend pas au sérieux, avec des mimiques et des pas de danse qui contrastent avec les morceaux joués. Un de mes gros coups de cœur de ce Fest.


Évidemment, avec leur métal a mi-chemin entre progressif et heavy, Inepsys nous change brutalement d’ambiance. Et ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre.. Cette petite incursion de métal dans un Fest plutôt orienté hard rock m’a fortement plu…Et même si eux aussi ont subi quelques soucis au niveau du réglage du son (notamment sur le clavier), leur set était hyper intéressant.
On attaque l’apéro avec un des poids lourds de la programmation de ce Fest, Diamond Head. Un retour en France qui correspond à un retour dans les bacs avec leur dernier EP après des années d’absence… (depuis 2007, quand même !)  Un set méga pro, pêchu et à la hauteur de ce qu’on attendait d’eux…


Autre super découverte de ce Fest, les gars de Malemort qui nous servent un set à mi chemin entre du trash, du hardcore et quand même du un peu mélodique. Les ingrédients ne sont pas évidents à mélanger. La recette fonctionne du tonnerre ! Décidément, la scène française est en méga forme, et ça fait plaiz’ !!
Bon. Là, on arrive à mes chouchous. Alors je vais essayer de ne pas écrire plus de 20 pages, mais ça ne va pas être évident. Myrath, donc. Comme nous l’a expliqué Zaher Zorgati dans l’interview qu’il a eu la gentillesse de nous accorder, faire du métal en Tunisie est loin d’être évident. Et pourtant quel talent ! Une vraie empreinte, un show avec une danseuse orientale magnifique, une voix qui prend en puissance d’année en année et une incroyable générosité, puisqu’ils nous ont rallongé le set de quasiment 20 minutes sur ce qui était prévu…

Alors forcément, même si The Answer ont été très bons, je vais avoir du mal à être aussi emphatique…. Et pourtant rien à redire : un univers où le traditionnel irlandais se même au hard,  une super énergie, un set carré. Peut-être un peu à mon goût d’ailleurs… J’en étais resté sur un Cormac Neeson complètement déglingo, et il s’est assagi… ça manque un peu…


Enfin, pour clôturer cette session, on nous avait réservé un show de taille, un show à l’américaine,  avec Mother’s Finest. Comme son nom l’indique, c’était la seule touche féminine de ce Fest. Et quelle touche ! Un look, une voix et une présence à la Tina Turner. Des musiciens de fou, avec des solos de basse et de guitare à tomber à genoux. Et une mention spéciale au guitariste Gary Moses, complètement hallucinant, totalement génial, qui pousse le vice jusqu’à nous faire un solo avec les dents (oui, moi j’avoue, des gars comme ça, ça me fait toujours rêver..). Bref, le pied total. Voilà. Il faut le dire…


Voilà donc une année très réussie. Qui je l’espère, en entraînera encore d’autres pour le RaimsesFest.

Car si les gros festivals comme le Hellfest sont la vitrine du hard rock et du métal – une vitrine qu’on adore, des grosses machines, avec des progs de malades –  les fests comme le RaimsesFest sont leur âme et leur histoire.

 

Et sans âme et sans histoire, le rock ne serait pas vraiment du rock.

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