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Quelle riche idée qu’ont eue les gens de Salhem, Titi en tête, de relancer un festival metal à Bourg-en-Bresse. Relancer, car souvenons-nous qu’il n’y a pas si longtemps que ça, une belle manifestation avait lieu dans cette même salle d’Attignat, la belle série des Beast In Bresse. Des pointures sont venues jouer ici : Killers, Manigance, Furia… puis plus rien. Le vide pendant plusieures années, mais c’était sans compter sur la passion de quelques mecs qui ont voulu relancer la machine. Et ils sont repartis sur la même recette : mélanger la scéne locale avec de grands noms. Beast In Bresse est mort, vive les Poul’hard de Bresse !!!

Retour sur cette première édition, qui s’est tenue le 21 novembre.
The Deccan Traps :

Il est de bon ton de permettre à des jeunes de mettre le pied à l’étrier quand on organise un tel festival. Et c’est tout à l’honneur des organisateurs de celui ci d’avoir invité The Deccan Traps. Apparemment peu habitués de fouler si grande scène mais ne se démontant pas pour autant, les jeunes coqs ont su mettre une bonne ambiance avec leur rock un peu néo metal, un peu funk, un peu grunge, un peu foufou donc mais assez rafraîchissant. Attention quand même à ne pas trop froisser les oreilles de la vielle garde en annonçant « So What » comme une reprise de … Metallica.


Rozz :

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, Rozz a eu une carrière « éclair » entre 1984 et 1987, 3 années durant lesquelles ils ont sorti un mini LP (« Une Autre Vie ») et pendant lesquelles ils ont sillonné la France, soit en tête d’affiche, soit en ouverture de grands noms comme Black Sabbath ou Blüe Öyster Cult. S’en est suivi une « petite » pause de 22 ans … et un retour en 2009. Apres s’être avalés dans la journée les 650 bornes que séparent Valenciennes et Bourg, les cinq gars investissent les planches frais comme des gardons, avec un plaisir visible d’etre là à faire partager leur art. Plaisir partagé d’abord avec les anciens, comblés, reprenant à pleine gorge les textes dès le début du set. Quant aux plus jeunes, ils ont pu découvrir que le Hard Rock de Papa, et bien c’est pas si vieillot que ça et que ça arrache encore pas mal. Jean Pierre, son chant toujours aussi éraillé et Marcel, l’homme à la Gibson Flying V blanche, les 2 piliers du groupe, s’en sont donné à cœur joie, brillament épaulés par la jeune garde. Une section rythmique toute neuve de quelques semaines (Olive et Nico donnaient ce soir leur premier concert avec Rozz) et un Greg à la guitare qui en quelques mois a visiblement acquis une certaine complicité avec Marcel. Une bonne humeur palpable et communicative, une set list comprenant 2 nouveaux titres et quelques classiques, les 45 minutes sont passées très vite. Trop vite. Et les veinards qui ont eu la bonne idée de se deplacer jusqu’à la capitale des Gaules le lendemain ont eu le nez creux, leur set fut paraît il explosif. Un grand moment qui devrait rester dans les annales de ce nouveaux festival.


Salhem :

C’est la deuxième fois que je vois Salhem en concert, la première remontant à 2005. J’avais bien apprécié le set à l’époque, mais j’avoue ne pas avoir un souvenir très agréable de leur album « Connexion Animale » sorti deux ans plus tard. C’est donc avec curiosité que je regarde les 5 bressans monter sur scène. Et là, très bonne surprise. Le chant en français de Titi est clair, audible, son timbre oscille entre celui de Jean Louis Aubert pour les passages calmes et celui de Rapha pour les passages plus brutaux. Un bon mur de guitare qui distille un heavy rock lui aussi typé 80’s, mais qui avec l’apport des claviers arrive quand même à ce projeter dans le métal des 90’s, avec quelques petites intonations à la Paradise Lost pas dégueu du tout. Quelques titres assez mémorables, comme « Brûler les Sorcières » (qui a declenché une belle réaction de la fan base présente ce soir), ou « Au Nom De La Loi » qui m’avaient laissé de marbre sur album mais qui ce soir sont passés comme des lettres à la poste !! Salhem, ou l’archétype du groupe petri de talents et de bonnes idées, qui a peut-être été un peu desservi par un produit trop approximatif, mais qui prend toute sa qualité sur une scéne.


Shakin’ Street :

Plonger dans l’histoire de Shakin’ Street, c’est un peu ouvrir l’encyclopédie du rock en France. Pensez que, dans la premiere mouture du groupe, il y avait deux musicos qui sont ensuite aller fonder Téléphone, qu’un certain Ross The Boss a joué avec eux avant de retourner dans ses US natales pour monter Manowar, puis quelques passages de membres de Trust… du beau linge, quoi. Alors pour faire court et tuer de suite le suspens : non, Ross The Boss n’était pas là ce soir, et oui, malgré cette absence, le groupe a encore de sacrés beaux restes. A commencer par celle vers qui tous les yeux étaient rivés, Fabienne, qui reste une frontwoman terrible, que ce soit au niveau scénique ou vocale. Et musicalement, derrière, ça envoie quand même sacrément du bois. Une paire de gratteux assez statiques mais ô combien efficaces, une section rythmique discrète et carrée, quelques veloutes d’orgue par dessus. Ça joue juste, et les anciens hymnes n’ont rien à envier aux titres du dernier album en date, tout frais de cette année, quelques….. pffff…. paquets d’années après les enregistrements mythiques qui ont jadis permis à ces braves gens d’aller croiser le fer avec des pointures comme B.O.C. ou le Sab aux Etats Unis. Comme un ultime hommage à ce temps que les moins de 20 ans auraient bien voulu connaître, le show se termine par une grosse reprise des Stooges. Puis, turn on the lights, et sur un ultime sourire la grande dame et sa troupe disparaît dans les petites loges de la salle des fetes.


Ben voilà. Rideau et fin de ce premier Poul’Hard de Bresse. Une organisation très pro, avec comme dénominateur commun aux 4 shows un son plus que correct, des lights appropriées à chaque prestation, des jeunes loups, des valeurs sures, des légendes. Et surtout un très bel état d’esprit, et on prend d’ores et déjà rendez vous pour l’année prochaine.

Un grand merci aux gens de Salhem et surtout à Titi pour nous avoir permis de faire ce reportage dans des conditions exemplaires.

Fredo

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