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Nous sommes le 26 novembre 2009, il est 19H10, j’arrive enfin au Transbordeur. J’aurais pu y être plus tôt, si je n’avais pas eu ce cours d’histoire de merde, pour être poli, ou si ce mou de bus avançait à plus de 30km/h, ou encore si ces feux connaissaient une autre couleur que le rouge mais bon, maintenant, j’y suis. Ouf!

19H30, après avoir patienté dans la file d’attente, j’entre dans salle, la première partie a déjà commencé à jouer. Ce n’est pas Robert Fripp, contrairement aux autres dates, mais The Stickmen. Etant venu sans me renseigner, je découvre le groupe sur place. Tout de suite, ma mauvaise humeur, due à mon retard, disparaît à l’écoute de leur rock progressif bien barré. Sur scène, Tony Levin (King Crimson, entre autres) et Michael Bernier, jouent d’un instrument fort étrange: le chapman stick, un mélange entre guitare et basse, où la souplesse digitale est primordiale; et Pat Mastelotto (King Crimson), est derrière une batterie plutôt imposante. Leur musique combine virtuosité technique, et trips vraiment hallucinatoires; le chant n’est presque pas présent, seules quelques paroles sont disséminées par-ci par-là, histoire de rentabiliser les micros. Ce n’est, de toute façon, pas important, on peu mieux savourer les compos complexes, qui nous emmènent dans un monde psychédélique et déroutant. Le public semble apprécier le groupe, des acclamations se mêlent aux applaudissements entre chaque morceau. Les Stickmen le leur rendent bien, ils sont dans leur monde, nous le font partager, et sont content de jouer ici. Tony Levin s’arrête même de jouer quelques secondes pour prendre des photos de l’auditoire, histoire d’avoir quelques souvenirs, certainement. La moitié de leur set est déjà passé, lorsqu’ils nous annoncent une chanson qui parle de soupe… « de soupe ?!? ». Oui, de soupe, potage, enfin le truc liquide à l’aspect douteux qu’on nous impose tous les hivers. Un thème original, pour du rock, n’est-ce pas ? Leur set se fini un peu plus tard, et ils nous annoncent qu’ils seront présent pour signer des autographes juste après.

Je profite de l’entracte pour me rapprocher de la scène; je retrouve des connaissances, et observe les roadies installer le matos, arranger la moquette, et passer l’aspirateur (il faut préciser que Steven Wilson joue pieds nus).

La salle s’assombrit, le public est fébrile, un enregistrement nous souhaitant la bienvenue (et nous disant que toute forme d’enregistrement est interdit, au passage), puis le morceau intro se font entendre, mais rien ne se passe sur scène… Quelques minutes (ou secondes tellement le temps paraît long), plus tard, Procupine Tree envahit les planches. On peut dire qu’ils savent commencer un concert. Dès les premières notes de guitare venant tout droit du premier CD de « The Incident », on sent que le show va être énorme. Tout est parfaitement maîtrisé, aussi bien leur instrument que la coordination avec les vidéos projetées au fond de la scène. Lorsque le premier morceau se termine, Steven Wilson nous déclare, qu’ils vont jouer l’intégralité de ce premier CD (une chanson d’une heure environ, divisée en quatorze parties), avec le moins d’interruption possible. Le show redémarre et je ne sais plus quoi regarder ; les magnifiques vidéos en fond ? Le leader multi-instrumentaliste (alternant guitares électriques, classique et piano), au jeu de scène naturel mais assez impressionnant ? Colin Edwin avec son charisme flegmatique ? Tout est absolument impeccable. Aussi bien le jeu des membres du groupe, que le chant principal et harmonique ; on sent le travail, et les années de rodage. Le son est énorme, ou pourrait presque croire qu’on est en train d’écouter l’album… presque, heureusement. Les ingés lumière sont très en forme (ou bien suis-je trop habitué aux petites salles, avec des light de « boom de collège »). La première partie du concert se termine. On nous annonce alors un entracte de 10 minutes, avant la reprise des hostilités. Un compteur s’affiche alors sur l’écran, et le groupe part faire sa pause syndicale.

10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, ZERO ! Ils réapparaissent et commencent la seconde partie, plus classique, mais tout aussi bonne. Ce sera, si je ne m’abuse, la période « Fear of a Blank Planet », qui sera le plus à l’honneur, maintenant, avec, entre autres, une partie de ‘Anesthetize’, ‘Way Out of Here’, ou ‘Normal de Nil Recuring’ ; il y aura aussi un morceau de « Deadwing », de « Lightbulb Sun », et un titre beaucoup plus ancien : ‘Stars Die’. Seul morceau du dernier album qui nous sera servit, ‘Bonnie the Cat’. Quoi qu’il en soit, c’est une setlist assez métal qui nous est présentée. Petit à petit, l’écran de fond s’éteint, pour laisser complètement la place au groupe. Même après une 1H45 de set, ils tiennent bien la route, mais, comme il faut bien que ça se termine un jour, la fin du concert approche. Le public réclame un rappel, et il sera servit ! Ce sont deux titres d’« In Abstentia » : ‘The Sound of Muzak’ et ‘Train’ qui sont alors joués. Steven Wilson présente ses confrères, non sans humour (lui qui est réputé plutôt distant prendrait-il modèle sur Mickael Akerfeldt ?). Puis repartent dans les coulisses, nous laissant, bouche bée, sortir de la salle.

Cette nuit là, j’aurai dormi quatre heures, et j’aurais passé tout un vendredi de cours à moitié endormi, mais ça valait le coup ! Quelques petits regrets cependant : pas d’Arriving somewhere ce soir, et puis j’aurais bien aimé rencontrer les Stickmen, au moins pour pouvoir leur demander quels genres de champignons ils mettent dans leur soupe !

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