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Live report: Bloodybarbie


Cela va être pour moi le premier concert de Papa Roach, ce groupe qui m’a accompagné pendant toute mon adolescence et que je continue à suivre et à écouter jusqu’à présent, tout simplement parce que je n’ai pas eu de grosse déception de leur part. Ma patience a enfin payé, et ce jour arriva… L’excitation est à fond. En seulement quelques semaines après son annonce, le concert était déjà sold-out, le Trianon est plein à craquer, ça va secouer ce soir !

On l’aura remarqué, le public est jeune, et pour une fois équilibré: 50% mecs, 50% filles et même des vieux du troisième âge (comme quoi) ! Après bon, ça se comprend, c’est du néo metal, c’est normal (diront les autres métalleux).

Les américains ne viennent pas le merch vide, mais avec un nouvel album à promouvoir lors de cette tournée, “F.E.A.R”, sorti janvier dernier et qui a ravi les fans (dont moi).  Vingt ans de carrière déjà avec huit albums ! Si les musiciens ont pris quelques rides, leur musique restera éternellement jeune (facile à dire pour du néo metal). Bien évidement, il y a une première partie pour chauffer la salle.

Ah, ces jeunes japonais de Coldrain, les stars du metalcore chez eux ! A l’aise partout, avec le grand sourire et la bonne humeur, ils entrent sur scène et foutent la zizanie sous ces chaleureux applaudissements du public qui était déjà bien chaud. Et un circle pit se forme dès le premier morceau, du jamais vu ! En même temps, ils commencent par l’éponyme de leur dernier album « The Revelation » qui vous secouera malgré vous (même si les refrains ne sont pas terribles). Ils enchaînent avec du meilleur, « Evolve », avec les montés dans les aigus du vocaliste et ses cris déchainés et un pont qui rappelle fortement Parkway Drive. « Time Bomb » sent l’influence Papa Roach à fond ou encore « Voiceless » et son intro : Wake up Wake Up, Stand Up Stand Up … qui excitent davantage le public pour pogoter jusqu’à la fin.

Aux fortes influences Papa Roach, ils sont arrivés au fil du temps à progresser et à se frayer un chemin dans la communauté néo-metal/metalcore pour se faire leur propre fan club et se trouver une valeur ajoutée. Ce n’est pas leur première tournée avec Papa Roach, le frontman nous dit que c’est leur troisième et qu’ils sont toujours excités de jouer à Paris.

En tout cas, les deux guitaristes adorent faire le spectacle et sauter avec leurs guitares pour marquer des fins de mesures et l’un d’eux nous a fait plusieurs fois signe pour encourager les circle pits, il doit adorer ça !

Même si la formule de ces japonais ne me réjouis pas tant que ça, le quintette aura accompli sa mission de première partie avec bravoure et le public suivait les directives. Il est désormais chaud bouillant pour les cafards (Papa Roach en français).

Setlist Coldrain:

-The Revelation
-Evolve
-Six Feet Under
-Time Bomb
-The War is On
-Voiceless
-No Escape

Le voile se lève et révèle le fond de scène au ciel étoilé représenté sur la pochette de F.E.A.R, nous donnant cette impression d’avoir la tête dans les étoiles.
Aucun effort n’a été fait pour assortir les deux grosses caisses à ce fond sombre et lumineux.
Ça doit être le quart d’heure le plus long de tous les concerts que j’ai faits jusqu’à présent, et ce n’est même pas dû à mon impatience. Ce soir, j’ai 15ans et je revis mon adolescence en musique.

Les lumières s’éteignent, l’obscurité nous envahit et les voilà chaleureusement accueillis par nos applaudissements et cris qui font monter les décibels.

Le show s’entame bien évidement avec un titre de leur nouveau bébé : “Face Everything And Ride” à la recette ancienne avec une touche de samples électro bien plaisante, qui renouvelle Papa Roach. La voix de Jacoby Shaddix n’était pas encore rodée. Il va nous falloir attendre “Getting Away With Murder” pour qu’il soit à plein régime physiquement et vocalement, et d’ailleurs le public aussi !
C’est quand même un sacré frontman qui a la niaque et déborde d’énergie inépuisable!


Une petite pause pour se faire applaudir le temps que le bassiste (oui, le bassiste!) change de basse (oui, oui, je ne plaisante pas) et pendant ce temps Jacoby nous demande comment on va et nous remercie d’être venus si nombreux ce soir.

L’ambiance se tasse sur l’intro posée de “Between Angels And Insects” qui se transforme rapidement en un pure nu-rap métal (là, on fait moins le malin pour chanter)… On l’aura senti même en live, ce n’est pas un des meilleurs titres de Papa Roach, et l’enthousiasme de la foule baisse d’un cran. Le seul qui a l’air de s’éclater, c’est Jacoby.

L’excitation du public remonte (légèrement) sur “Where did the angels go”. Quelqu’un du premier rang tente de lui tendre un drapeau français sur lequel est marqué Papa Roach. Il fait une première tentative pour l’attraper, il n’y arrive pas. Une deuxième, non plus… Il abandonne. Le fan le relance plus loin pour qu’il atterrisse sur scène, et là, il le met sur les épaule et jouera avec, pour le rendre à la fin.

La surprise d’un morceau qui ressort des placards : “Harder Than A Coffin Nail” raccourci et différent de la version originale qui n’a pas été joué en live depuis 2009, permettant au frontman de s’assoir et regagner de l’énergie et du souffle pendant deux minutes émouvantes pour lui (main sur le cœur). Le public ne s’attendait pas à ça. C’est bon, sa barre d’énergie est de nouveau à 100% et nous demande si on est également prêt, pour envoyer  “Bloodborther” sur lequel la basse fait son show à fond les caisses.

Jacoby ne manque pas de nous demander si on possède le nouvel album, “F.E.A.R”, et nous propose de jouer un titre de ce dernier, le décoiffant « As Broken As Me » à la connotation (hard/metal)core. Il nous aura posé la question plusieurs fois en cette soirée, criant: “Do you like that shit?”.

Le morceau suivant est dédié à tous ceux qui ont une rage de dent et souhaitent l’exprimer, mais qui auront du mal à chanter (j’y arrivais quand j’avais des douleurs supportables) : le fameux “Kick In The Teeth” et tout le monde connaissait le refrain : “One more kick in A Teeth nananana”. On est bizarrement tous heureux de vivre ce moment en live (le morceau, pas la rage de dent hein).

Ensuite, le groupe nous joue un titre exceptionnel, le bonus track “Tightrope”, où Jacoby et sa bande se mettent soudainement à faire du… Reggae ! Je n’avais jamais écouté ce morceau auparavant et le résultat est étonnant ! Cependant, l’énergie du public a chuté brusquement pendant ces 3 minutes, écoutant sagement ce délire bien sympathique.

Ils se rattrapent avec “Holywood Whore” qui a créé un sacré bordel au milieu de la salle dès les premiers riffs. Le frontman s’est approché du public et a fait un slam sur place, porté par la foule, mais a quand même continuer à chanter, puis il a été rapatrié par les vigiles. Avant de reprendre sa place, petite pause pour lasser sa chaussure, un blanc avant de continuer le show, mais le public a pris la parole pendant ce temps.

Il ordonna à la foule de se scinder en deux, une partie qu’il appelle « sa partie angélique » et l’autre « sa partie démoniaque », puis nous annoncent qu’ils vont jouer un morceau qu’ils n’ont pas interprété depuis… 13ans !!!, il s’agit de “Thrown Away” (je ne m’excite pas pour celui-là).

Jacoby nous pose une question deux fois de suite (pour que l’on crie plus fort): ”is there any warriors here” (tiens on se croirait dans un concert de viking/folk metal, mais même les nu-metalleux sont des Warriors, scandaleux !). La version live a été jouée sans samples et différemment de la version album. Ça passe plutôt bien, voire mieux comme ça !

Après cette déflagration survitaminée, vint le rabat-joie “Still Swinging”… J’étais vraiment déçue de ce choix, bien que les autres avaient l’air de s’éclater dessus !!!

Et enfin ce concert se termine officieusement avec le très calme et joyeux à la Green Day “Lifeline”, un vrai morceau d’ado. Certainement pas celui que je concevais pour une avant-fin d’un live de Papa Roach, mais pourquoi pas.  Non parce que les morceaux cultes n’ont pas été joué, donc reposons-nous sur celui-là avant de nous donner à fond.

Ils quittent la scène pour revenir après le rappel chaleureux du public et dès le premier mot du frontman : “Cut..” le public crie ces couplets “… My life into pieces, this is my last resort,

“I tear my heart open, I saw myself shut, my weaknesses …”, bien évidement, ils ne manqueront pas de jouer le légendaire “Scars” : My scars remind me that the past is real, I tear my heart open just to say…” Même par écrit, il m’est difficile de ne pas chanter (et je me rends compte à quel point ces paroles sont ridicules, mais on les connait par cœur et on les chante quand même).

Le concert se termine par une avalanche, un déchainement d’applaudissements, pour un au-revoir sur  “To Be Loved” pour le public, qui s’agite comme des insectes, comme des cafards…

On l’aura remarqué à plusieurs reprises, Jacoby crache sur scène autant qu’il crache dans ses clips (il a même failli le faire sur la tête d’un vigil) et ne semble pas avoir soif puisque dès qu’il ouvre la bouteille, il fait semblant de boire et arrose avec tout son contenu le public pour finir par balancer la bouteille (il y a même eu un joli ping-pong entre lui et le public). Il s’est quand même présenté au public entre deux morceaux : « I’m Shaddix, I love mexicain and Thai food, big asses and big boobs, I love my kids and my wife and I love my fucking rock’n’roll band ». Voilà, vous savez tout de lui.

On l’aura senti, comparé aux albums, la basse était tellement puissante qu’elle a failli nous exploser les cellules ! D’ailleurs le seul qui a changé son instrument, c’est le bassiste.

Papa roach n’aura pas manqué une petite référence à Coldrain en chantant ”stand up, wake up” et nous demande de faire du bruit pour eux.

Enfin, Jacoby reçoit une petite peluche de nounours rose, qu’il embrasse avant de quitter la scène sans oublier le selfie traditionnel du groupe avec le public.

Voilà un concert qui vous rajeunit de dix ans au moins,  qui vous décoiffe (même si les musiciens restaient bien coiffés eux, grâce à avec une tonne de gel sur la tête), qui vous amuse et vous fait rire, avec une setlist presque parfaite piochant le meilleur de chaque album (exceptés les intrus).

Ce qui est quelque peu surprenant, c’est que Papa Roach a joué seulement trois morceaux du nouvel album ! Et les meilleurs ! Ceux que tout le monde avait appris par cœur ! De plus, la setlist est plus fournie que celle des concerts précédents, ce qui nous a encore plus ravi !

Comme il a été très vite sold-out, Veryshow vous propose une autre date le 16/11/2015 à l’Olympia. Venez nombreux !

Je tiens à remercier Sabrina de Verycords et Veryshow pour l’invitation amis aussi d’avoir organiser et permis cette date et une deuxième encore. Un énorme merci pour les deux groupes sans qui cette soirée n’aurait pas eu lieu (logique).

Setlist Papa Roach :

-Face Everything and Rise
-Getting Away with Murder
-Between Angels and Insects
-Where Did the Angels Go?
-Harder Than a Coffin Nail
-Blood Brothers
-Broken as Me
-Forever
-Tightrope
-Kick in the Teeth
-Hollywood Whore
-Thrown Away
-Warriors
-Still Swingin’
-Lifeline

Encore:

-Last Resort
-Scars
-…To Be Loved

 

 

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