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Opeth, Cynic et The Ocean

Le 26 février 2010 posté par Fredo

Au départ il n’y avait personne du zine pour couvrir ce concert, et comme j’y allais j’ai accepté de faire un report pour dépanner ! Je suis venu avec un pote qui n’avait pas pris la peine d’acheter un billet, ce qui nous a causé quelques soucis lorsqu’une fois sur place, on a constaté qu’il y avait plusieurs acheteurs de places, mais aucun vendeur ! Après plus d’un quart d’heure d’errance sous la pluie sur le trottoir bondé de l’Elysée Montmartre, la solidarité entre metalleux nous a sauvés ! En effet un gentil chevelu pourvu d’une place en trop l’a généreusement donnée à mon compagnon en détresse ! C’est ty pas beau ça ?

Une fois dans la salle fort bien remplie d’ailleurs, (19h30, pile à l’heure !) je réalise que Cynic vient de commencer son set ! Comment ? Quoi ? The Ocean a déjà terminé sa prestation ? Et oui, malgré le fait que les billets indiquaient le début du concert pour 19h30, ils ont commencé plus tôt, probablement vers 19H… Cette pratique de commencer avant l’heure prévue semble se généraliser, donc si vous pouvez, essayez de venir plus tôt à vos futurs concerts !

 

The Ocean s’étant évaporé, passons donc directement à Cynic. Cynic, le quartet américain en promotion de leur dernier opus Traced In Air, après leur revival fin 2006 qui a surpris tout le monde. Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce groupe, je rappelle qu’ils font un savant mélange de death, de prog, parsemé de passages jazz fusion. Et dès le premier morceau on est plongé dans cette ambiance si particulière, cette alternance de passages calmes raffinés et de brutalité. Le guitariste et co-fondateur du groupe Paul Masvidal assure le chant clair, qui grâce à un processeur d’effet a une qualité quasi robotique ou synthétique. Pour sa part, Tymon Kruidenier, recruté pour la tournée, se charge des growls. Les deux gaillards sont très bons guitaristes, et échangent moult soli acrobatiques avec virtuosité. La demi-heure de leur set passe très vite, trop vite, et c’est avec regret que je les vois quitter la scène. Très bonne performance et mention spéciale au son, pratiquement parfait !

Ooo-peth !!! Ooo-peth !!! Les fans scandent avec ferveur le nom de ce groupe scandinave si particulier. Et soudain, lights out ! Les voilà ! Les suédois ouvrent avec Heir Apparent, et ça commence très fort ! Issu de leur dernier album Watershed paru en juin, ce morceau de près de 9 minutes envoie méchamment avec ses riffs très lourds, lents d’abord puis frénétiques, le tout entrecoupé de délicates mélodies inquiétantes comme savent si bien le faire ces maîtres du death progressif. Vient ensuite The Grand Conjuration, une autre épopée épique oppressante de 10 minutes aux riffs plus saccadés. Nos musiciens sont tous en grande forme et nous font un show parfaitement maîtrisé, de la section rythmique au synthé en passant par les 2 guitares. La batterie et la basse sont un peu fortes à mon goût et on tendance à noyer un peu les autres instruments, mais à part ça, rien à dire ! Entre les morceaux, Mikael Åkerfeldt s’adresse nonchalamment au public et montre qu’il ne manque pas d’humour !
Mikael :”Most metal lovers have a sign of recognition.” Il lève l’index et l’auriculaire pour former les fameuses cornes, immédiatement imité par la foule. “Well, we have another sign.” Il replie à moitié son index pour lui donner la forme d’un crochet. La foule suit de nouveau. “We call it … the Hook!! Come on, both hands !” et il se met à balancer les bras de gauche à droite, et de haut en bas, toujours singé par la salle amusée ! Et là-dessus il ne manque pas de se moquer de ses fans : « you look ridiculous ! »
Opeth enchaîne avec un morceau obscur (dixit Åkerfeldt) : Godhead’s Lament. Personnellement je ne le trouve pas si obscur, et c’est même un de mes préférés ! La prestation scénique est dynamique et vivante, ce qui dément une fois de plus cette réputation de groupe statique en live qu’on leur prête parfois.
Viennent ensuite Lotus Eater, Hope leaves, Delivrance. 1H10 après le début du concert, le groupe annonce déjà le dernier morceau : le traditionnel Demon of the Fall ! Déjà ?? Certes, comme la majorité des morceaux d’Opeth il fait 8 minutes mais tout de même ça fait un chouilla court ! Mike se défend contre les ouuhhh du public en disant que l’organisation est prévue ainsi et que le groupe se doit de respecter les règles. Enfin, pour se consoler on se doute bien qu’il y aura un rappel, et en effet il s’agit de The Drapery Falls, 11 minutes de bonheur extraites de Blackwater Park sur lesquelles se termine ce concert.

Pour conclure, j’ai vraiment apprécié ce concert, l’ambiance, la performance des zicos et tout, à l’exception des set lists qui auraient pu être un peu plus fournies, et ceci pour les trois groupes. Espérons qu’ils joueront plus longtemps lors de leur prochain passage à Paris !

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