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Live report : Bloodybarbie

Photos : Bloodybarbie


Cinq groupes en une seule date et ce n’est pas un festival ! Simplement un concert « express » pour donner l’occasion à tous ces groupes de se présenter, un peu comme une dégustation gastronomique. Au menu : Fluctuate (groupe parisien de deathcore/djent), My Ink Leads Fools (groupe parisien  metalcore), Upheaval, Make Them Suffer presque en co-tête d’affiche avec Oceano.

Cette date aurait était insignifiante pour moi si on ne m’avait pas prise par les sentiments en mettant ce groupe fabuleux qu’est Make Them Suffer (qui n’est pas en tête d‘affiche d’ailleurs). J’avoue que je ne connaissais pas avant le concert et je me suis laissé surprendre à les découvrir sur scène. Ô combien j’étais ravie et étonnée de voir MTS passer à Paris. Bien qu’elles soient peu connues au bataillon en France, leurs compositions sont grandioses, voire même spéciales, se rapprochant de celles de The Black Dahlia Murder. Un son de piano au clavier, un chant féminin parfois et des riffs bourrins de core. Tout pour en faire quelque chose qui sorte de l’ordinaire, ce qu’ils ont très bien réussi à faire en peu d’albums.

Entre temps, j’arrive en retard – car je venais de très loin – et je me suis débrouillée pour entrer à temps, au moins pour pouvoir voir Make Them Suffer. Lorsque je suis entrée dans la salle, le combo français Upheaval se mettait en place et à ma grande surprise, il y a des croix inversées et lumineuses (en néon) sur scène ! Je me suis demandée si je ne m’étais pas trompée de salle parce que, quand même, on n’est pas dans un concert de black metal !

Effectivement, les parisiens d’Upheaval ont tout pour faire du black métal (même le look, corpse painting plutôt bien fait et tout) mais font bel et bien du deathcore brutal, voire bigrement violent, si j’ose dire. Ça tabasse, ça gueule bien, mais il n’y a rien d’extraordinaire dans leur musique, rien qui aura retenu notre attention. Hélas, la course du temps n’était pas en leur faveur et, donc, ces quelques minutes n’ont pas été suffisantes pour qu’ils nous prouvent davantage de quoi ils sont capables, malgré tout le bien que j’ai entendu de ce groupe. Mais sur album – bon ils n’en ont que deux – ça passe sacrément mieux !

En tout cas, je n’ai jamais vu un public aussi statique et insensible que lors de cette partie – et pourtant c’est du core – malheureusement pour eux, même s’ils étaient plein de bonne volonté ! Il faut dire que c’est plus marrant à voir qu’à écouter.

 

Puis vient ce moment tant attendu : lorsque Make Them Suffer s’installe tranquillement sur scène, soudainement la joie emplit mon âme ! Il est temps de vous présenter ce groupe, vu tout le bien que j’en dis et pense depuis le début… Tout d’abord, ils viennent de très loin, de l’autre bout de la planète, ils viennent d’Australie ! Ensuite, ce sont de jeunes musiciens très talentueux, qui ont su donner de l’originalité au Deathcore, le rendant ainsi mélodique, voire symphonique, et très agréable. C’est clairement un groupe qui a son propre cachet certifié authentique, qui sort du lot, pas comme le tas de bouse qu’on trouve de nos jours.

Leurs ingrédients magiques : un clavier duquel émane de sublimes notes de piano, se rapprochant de la musique classique par les propre soins de Louisa, qui d’ailleurs rajoute la seconde touche originale : un chant féminin clair exquis et dosé comme il se doit pour rester dans du deathcore bien viril, avec un mariage guitares/claviers et chant clair/screams tout simplement parfaits ! Ce sacré combo a même réussi à obtenir une signature bien méritée (pour une des rares fois que ça arrive) chez Roadrunner Records.

En tout cas, leur show, bien que modeste et que je qualifierais de “timide”, était presque à la hauteur de la qualité musicale des albums puisque le son n’était pas totalement à leur avantage, sans pour autant être désagréable. Il permettait, du moins pour les novices, d’avoir un bon aperçu de leurs compositions si riches et variées. Même s’il manquait beaucoup de morceaux à cette setlist peu fournie, elle était correcte et surtout un de mes morceaux préférés a été joué : « Requiem », presque digne d’un requiem de Mozart (en version Deathcore bien sûr). Mais aussi le violent « Widrower » et « Neverbloom » où le deathcore est en équilibre parfait avec le progressif pour en ressortir quelque chose de beau, puissant et mélodique. Bien évidemment, ils ne manquent pas de nous offrir les meilleurs morceaux de leur tout dernier chef d’œuvre (2015), avec « Old Soul », « Blood Moon » et « Let Me ».

Malheureusement pour Louisa et nous, nous n’avons pas eu le plaisir de bien entendre sa belle voix puisqu’il y a eu pas mal de soucis techniques non résolus en live… mais on la voyait bouger ses lèvres. C’est bien dommage !

Le gros point négatif de cette soirée, c’est qu’il aurait fallu mettre Make Them Suffer en tête d’affiche à la place d’Oceano, car ne laisser jouer que 30 minutes un groupe qui passe rarement, c’est scandaleux ! Je n’ai pas senti le temps passer tellement j’étais absorbée par cette musique enchantée, si puissante et merveilleuse, si agressive et détonante, que je ne me suis toujours pas remise de cette nostalgie. C’était très bref mais super intense, on ne s’en lassera jamais !

Malheureusement, le public était un peu trop sage pour un concert de deathcore ; j’espérais vraiment qu’il allait être réveillé, mais non, ce n’a pas été le cas.

Make Them Suffer en un mot : Majestueux

On est en immersion totale, en transe et on en redemande !

Setlist Make Them Suffer:

– Widower
– Requiem
– Let me in
– Neverbloom
– Old souls
-Blood moon

 

Difficile de se remettre après MTS, et passer à Oceano, le groupe de deathcore aux mille-et-un pig squeals et aux compositions tout ce qu’il y a de plus banal. Mais beaucoup n’attendaient que ça apparemment… Dès l’entrée sur scène d’Adam Warren (avec son k-way même s’il ne pleuvait pas et qu’il faisait extrêmement chaud), la foule s’affole et le pit est en mouvement incessant ; la bagarre des coreux commence et ne s’arrêtera qu’à la fin du concert. Hélas, je n’étais pas suffisamment dans ce délire pour apprécier Oceano autant que l’apprécient leurs fans. Ce qui est sûr, c’est que l’ambiance était dans sa meilleure forme : les gens avaient l’air de jouir autant que j’ai joui sur MTS, tant mieux ! Comme on dit : il faut de tout pour faire un monde.

Pour ma part, je n’ai fait que “subir” cette partie, même si j’avoue qu’à la fin ça a commencé à bien m’emballer, au fur et à mesure que la setlist se déroulait. Il faut dire qu’un tel deathcore incitant à la brutalité et dégageant une ambiance si sombre (les lumières vont bien avec d’ailleurs) finit par faire son effet et bien vous secouer à la longue. D’ailleurs, cette agitation du public s’est retranscrite en le réchauffement de la salle (heureusement qu’ils ont balancé un coup de clim). En tout cas, le batteur a dû bien suer avec ses blasts infinis (je dirais que c’est pire que dans le black metal). Adam n’hésite pas à remercier le public, plusieurs fois même, et à nous demander de faire du bruit pour leurs amis de Make Them Suffer.

Musicalement parlant, j’ai écouté bien meilleur. Mais pour ce qui est de communiquer et mettre l’ambiance, le charismatique frontman Adam a fait son boulot à merveille !

La formation de Chicago n’aura joué finalement que 40 minutes, j’étais presque triste que le concert se termine.  En tout cas, ça a permis aux coreux de faire leur sport du jour pendant cette grosse demi-heure bien mouvementée !

Je n’ai jamais senti un concert passer aussi vite que celui-là, une faille spatio-temporelle s’est certainement produite ! En tout cas un grand merci à notre partenaire One Heartbeat Production pour avoir organiser cette date et pour l’invitation ainsi que les groupes pour nous avoir fait vivre une belle soirée.

 

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