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Report : Antirouille
Photos : Scène inapprochable

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Le Brin de Zinc annonçait complet ce samedi 10 aout 2018 pour la venue des Nashville Pussy.

C’est cinq par cinq que l’on se fait contrôler le billet et tamponner le poignet ou autre partie du corps, avant de pouvoir pénétrer dans la petite salle pourvue depuis peu de la clim pour notre plus grand confort et plaisir.

C’est donc épaule contre épaule que l’on discute entre nous, mais avec parcimonie, ne pouvant atteindre le bar, nous préférons de brèves phrases pour éviter ainsi le syndrome très déplaisant du gosier sec. Parmi nos brèves de comptoir, ou hors comptoir pour le coup si vous avez tout suivi, plusieurs questions   existentielles se sont posées sur la soirée qui s’annonce :

  • Y a-t-il, oui ou non, une première partie ?
  • Comment on va faire pour aller faire pipi maintenant qu’on est coincé là à l’opposé des toilettes ?
  • Pas de bière ce soir si j’ai bien compris ?
  • Tu es sûr qu’il y  a la clim ?
  • Est-ce qu’on peut boire son pipi en dernier recours ?
  • Tu crois que Blaine et Ruyter vont faire le show ?

A cette dernière question, la réponse n’allait pas tarder à se faire découvrir. C’est par derrière, enfin, derrière notre dos, que nos quatre américains tentent de pénétrer tant bien que mal la foule, ou du moins à se frayer un chemin à travers la foule, et parviennent à grimper enfin sur scène dans l’hystérie collective. Ben Thomas monte en premier (sur scène) et va s’assoir face à sa batterie, il est suivi de très près par la bassiste Bonnie Buitrago, brune et ténébreuse, rejoint aussitôt par Blaine Cartwright et son inséparable chapeau de cowboy sudiste, et de la très souriante et séduisante Ruyter Suys.

Ça démarre à fond, pas de préliminaires, ils n’aiment pas ça, directement dedans !  Ça oui, ils aiment les Nashville Pussy.
L’intro finie, on se prend dans les dents un Kicked in the teeth issu comme il se doit de leur premier album Let them eat pussy, tout un programme malheureusement inadapté ce soir, la partouse géante n’ayant pas été prévue.
La tension monte immédiatement sur Piece of ass et  il devient impossible de bouger la tête sans risquer de blesser quelqu’un dans les cinq premiers rangs.  Une question obtient sa réponse : le show est assuré, Ruyter se trémousse dans tous les sens, son mini mini short en jean a du mal à suivre les mouvements imprimé par son…
Revenons à la musique, les titres s’enchainent faisant la part belle à tous leurs albums : High as hell avec le titre Wrong side of a gun et ses riffs tuants, savant mélange de Hard rock et de rock sudiste,  Up the dosage avec le très entrainant Rub it to death.

Le dernier album, Please to eat you, qui ne sortira qu’en septembre est également mis à l’honneur ce soir : Don’t go home and die, We want a war, She keeps me coming and I keep going back et CCKMP en sont extraits.

Pleased to Eat You_3390

Le Brin de Zinc est en ébullition et les bienfaits de la clim ne se font plus sentir :  il fait chaud, très chaud dans la salle Savoyarde.
Sur scène aussi, les formes généreuses de Ruyter oscillent dans des mouvements langoureux et …
Revenons à la musique, les trois titres suivants serons issus de leur premier album sorti vingt ans plus tôt, le très puissant et recommandable Let them eat pussy, aux notes entrainantes d’un hard rock sudiste ravageur. Bonnie se trémousse aussi dans son coin,plus en retenue, mystérieuse,  dans sa tenue très près du corps, petit chemisier en dentelle laissant deviner un tant soit peu…

Retour sur scène avec un Blaine déchainé qui renverse sa bouteille complète de Jack dans son chapeau aux bords relevés typique du sud, en boit quelques gorgées, puis…
Non, il ne va pas oser ! Hé bien si, il ose, il se recouvre la tête de son Stetson encore plein de bourbon, ce qui a pour effet de le tremper du précieux liquide dont les émanations odorantes nous parviennent jusqu’au cinquième rang. S’ensuit un Go to hell endiablé qui électrise davantage les foules, les têtes bougent en rythme, des poings se lèvent et rythment un Why why why frénétique.

Go motherfucker go clôt le show des américains. Ruyter se couche au sol et vibre au son de sa corde distordue, elle se trémousse par terre, la note dure et dure encore, elle se tortille, on avait devant nous les Nashville Pussy et maintenant on a une pussy de Nashville sous les yeux…
La salle se vide très vite, la chaleur nous pousse dehors pour prendre une bonne bouffée d’air frais. On retrouve aux tables Ben et Ruyter qui se prêtent aux jeux des autographes et des photos, accessibles et chaleureux. Ils seront rejoints un peu plus tard par Bonnie et Blaine qui a troqué son odeur de bourbon par des notes plus fruitées.

Les Nashville Pussy ont été extraordinaires et le show était à la hauteur de nos attentes.

Un grand merci à Thomas et l’ensemble du staff du Brin de Zinc pour cette date mémorable.

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