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Murderdolls: Paris [29.01.2011]

Le 16 février 2011 posté par Gwenn

Soilreporter: Julia

C’est en ce samedi 29 janvier 2011 que l’Elysée Montmartre fait son mardi gras un peu avant l’heure…Avec pour démarrer le bal les français d’Undercover Slut, défileront ensuite les suédois de Marionnette et en tête d’affiche les rois de l’horreur à l’américaine Murderdolls!

C’est sans nul doute le savoir-faire de la mise en scène, et celui de faire rimer musique, attitude et look, qui réunira ces groupes pour cette soirée aux allures de « bal de promo » avec comme thème : « déguisez-vous en film d’horreur! ». Le public ne suffira pas à remplir la salle qui se verra, comme cela arrive souvent lorsque le guichet n’affiche pas sold-out, réduite de taille. Celui-ci est d’ailleurs essentiellement composé d’un auditoire très jeune (certains auront répondu à l’appel du thème niveau look!), et des nostalgiques du mouvement goth/indus qui ouvrait le début du 21eme siècle.
Début de la parade avec les frenchies déjantés d’Undercover Slut. Né le 30 octobre 1995 sur l’initiative d’« O », qui est et restera tout au long de l‘aventure et de changement de line-up le leader, indiquant toutes les directives musicales, esthétiques et également auteur de toutes les paroles.

On peut définir leur style par leurs influences qui naviguent entre punk old-school (Sex Pistols) et indus (Marylin Manson ou Ministry). Le groupe peine à trouver sa place dans le paysage métal français (qui avouons-le, n’est peut-être pas des plus audacieux…), et c’est en 2003 lors d’une tournée au USA (make friends the hollywood way: fuck in Amerikkka tour 2003) qu’Undercover Slut prendra l’ampleur qu’on lui connait. L’Amérique leurs ouvrira de belles rencontres, comme par exemple la participation de Mathew Roberts (fils de Charles Manson) sur le titre «  Jesus Kills! Coroner Saves », mais aussi Eric Griffin (ancien bassiste de Murderdolls). Ils traînent au célèbre « Sunset srip » bar de Johnny Depp où se côtoient tout le gratin rebel. Il en profite également pour réaliser un clip signé Dean Karr (qui a réalisé entre autre le fameux « Sweat dreams » de Manson) pour le titre « Shadow song ». Enfin pour pimenter tout cela, le groupe a un goût très prononcé pour la provoc’. On peut se souvenir de leurs visuels à base d’officiers communistes, de l’utilisation de samples reprenant discours d’Hitler, Crowley, ou Jim Jones.

Mais aussi du sexe! Du maquillage! Du costume! Notons aussi leur engagement contre la vivisection (et moi, amie des bêtes… je tenais à la placer!). En piste avec un line-up tout neuf qui accompagne O ce soir avec: Lex Rex à la guitare, Fotze à la basse et Slide à la batterie. C’est après 16h de répet’ que le groupe s’apprête à faire leur 1er concert ensemble! Et cela va tout de même se sentir, le groupe paraît fatigué limite agacé et contrairement à d’autres dates que j’ai pu faire (comme la première partie de Wednesday 13 ou des Damned) il n’y avait aucun décor ou effort de mise en scène. Ils ont joué dans le décor de Marionnette qui au passage aurait très bien fait l’affaire! Pas des masses non plus d’effort sur le look, détail qui fait pourtant leur réputation, O a quand même son célèbre maquillage à la Robert Smith, les autres à peine …De plus le son n’était pas top top, mais bon on peut comprendre que la mise en place d’un line-up ne soit pas des plus évidentes, il faut le temps que chacun s’apprivoise et prenne ses marques. O avait quand même la pêche, en se roulant par terre, taquinant ses nouveaux comparses, chantant dans son mégaphone fétiche! Il envoie toujours de sa voix mi-grave mi-aiguë, criarde et agressive ! Il fera même un petit cadeau à son public, lui envoyant de jolie rose blanche, et se payera aussi un petit bain de foule. Et attention bonus : un des musiciens nous fera l’honneur de gracieusement nous dévoiler son séant! Bon, en conclusion un retour plus burlesque et un peu moins dans l’indus malsain, mais on leurs souhaite de continuer dans cette bonne entente musical! Amis bretons vous les retrouverez en tête d’affiche le 19 février dans le festival « Imbolc metal fest ».


Pause, bière!

Et c’est reparti avec les suédois de Marionnette, formé en 2005 à Gothenburg par le tout jeune Mickael Medin à la basse (16ans à l’époque) accompagné de : Alexander Adersson au chant, Anton Modig à la guitare, Aron Parmerud guitare et voix, Linus Johansson au clavier et Robin Jensen à la batterie. Influencés par des groupes comme Slayer, Mastodon, Machine head, Meshuggah ou Candelmass, le groupe mêle death mélodique et inspiration Visual key que l’on retrouvera particulièrement dans l’attitude scénique. Ces musiciens si jeunes soient-ils ont grimpé les échelons très rapidement en participant à de nombreux concours où ils se feront remarquer notamment lors de l’Emerganza suédois où ils mèneront la barque jusqu’en final. Tout cela leur ouvrira de nombreuses opportunités de concerts et de tournées à travers l’Europe et des premières parties de groupe comme Deathstar ou comme ce soir Murderdolls! Et dès leur entrée en scène je comprends la touche Visual key : chanteur masqué (genre masque de pervers de film d’horreur!) look déjanté, crêtes et un bassiste qui rend hommage aux Cure avec une coupe de cheveux crêpée! Claviériste perché sur son pupitre très propagande, des drapeaux très dark qui finalement ne collent pas très bien à l’ambiance musicale, celle-ci tenant plutôt d’une soirée American pie!

Personnellement, je n’ai pas accroché plus que ça, comme à priori une bonne partie du public, mais je dois avouer que c’est purement une question de goût. Les musiciens sont très bons et dynamiques, attitude rockstar, et on peut lire la joie de jouer dans leurs regards. Notamment le claviériste très excité derrière son instrument et le chanteur avec un charisme indéniable, et une attitude glaciale même une fois le masque tombé . Son chant, très inspiré de la scène Hardcore, est bien maîtrisé. Quant aux autres, ils sautent partout et sont apprentis acrobates. En fin de set, les jeunes tomberont même la chemise histoire de faire plaisir à leur public très féminin! Je pense que le mariage avec Murderdolls n’est peut être pas des plus judicieux, le groupe a de l’avenir et trouvera à coup sûr plus de succès en première partie de groupe plus death.
Deuxième pause! Et devant une forte demande de fumeurs (et un nombre impressionnant de mecs à la sécu…) on a le droit d’aller fumer sur un tout petit bout de trottoir!!
En remontant, j’entends comme une espèce de musique d’ambiance! (en me disant houla déjà!)

Mais non il n’en est rien, et la musique d’ambiance genre film d’horreur, ou plutôt musique d’ascenseur, retentira pendant plus de trente minutes avant d’accueillir les Murderdolls!

Groupe de « glam punk »,  « horror punk », issu d’une formation qui date de 1995 sous le nom de « The Rejects » le nom disparaitra rapidement car jugé trop punk après le départ du leader « Dizzy rejects ». Le groupe prendra le virage qu’on lui connait à l’arrivée de Wednesday 13 (ex chanteur de « Frankenstein drag queens from planet 13 ») qui donnera donc ce charme films d’horreur dont il est fan ! (et son film préféré?? C’est Massacre à la tronçonneuse 2!). Et disons-le, le succès viendra avec l’arrivée dans le groupe de Joey Jordisson (excellent batteur de Slipknot) qui fera forcément parler du groupe. Leurs influences vont de Motley Crue à Alice Cooper ou encore Twisted Sister. C’est en 2002 avec leur premier « vrai » album « Beyond the valley » que les choses sérieuses commencent pour eux avec un franc succès chez les ados branchés Korn et compagnie! Et pour les avoir vus en première partie de Maiden en 2003, je peux vous dire qu’ils n’étaient pas les bienvenues pour un public disons plus vieux! En 2004, Joey doit retourner en studio avec Slipknot, le groupe s’essouffle, et se sépare en 2004. Wednesday 13 continue à mener la danse en solo mais le succès sera moindre… 2010 comeback, ou comme ils le disent « la revanche », Wednesday13 (chant) et Joey (guitare) de nouveau réunis accompagnés de : Roman Surman à la guitare, Jack Tankersley à la basse et Racci Shay Heart à la batterie, avec un nouvel album « Women and children last », une belle première partie : celle des Gun’s and Roses (version Axl Rose) et une tournée!
Ce soir pour eux, c’est Paris. Les troubadours de l’horreur investissent la scène. La salle s’est remarquablement remplie et le public est à bloc. L’entrée sur scène se fait sur une intro, maquillés comme des zombies, attitude de mort-vivant rockstar, les Américains annoncent la couleur ils sont chauds!! Excepté peut-être le batteur qui pour anecdote était malade sur la date précédente et à dû être remplacé sur le tas par Joey, la setlist fut donc adaptée pour être jouée à une guitare.

Mais à Paris, ils sont tous à leurs postes! Wednesday13 est possédé, il ressemblerait presque à Alice Cooper, les cordes sont branchés sur deux milles volt, Roman ne se séparera jamais de son sourire! Le public reprend en cœur tous les titres, les bras sont levés, et ça danse (moi aussi)! On assistera même à un pogo qui va en faire fuir plus d’un, peut-être pas encore habitué à ce genre de phénomène… Et pourtant dans ce public, composé principalement de profanes, j’ai vu des jeunes filles (majoritaires ce soir à entendre la tonalité très aigue des cris) qui n’ont pas eu peur de slamer, très peu vêtue, il semblerait que la relève soit assurée! Musicalement tout le monde gère! Wednesday13 a toujours cette voix criarde, sortie d’outre-tombe qui colle si bien à l’ambiance et l’imagerie du groupe. Le batteur, même malade, tiendra très bien tout son set. Les guitares, la basse ont un super son. Ça déménage et le spectacle se fait tant par les oreilles que par les yeux! Et qu’il est appréciable d’entendre des groupes récents nous faire des solos inspirés de la vague glam/rock! Sans oublier Joey (du haut de ses 1m60!) qui prouvera encore ce soir qu’il est un excellent musicien. La setlist mélange des titres du premier album avec des perles comme : « Twist my sister », « Die my bride »,  « Mother fucker i don’t care », le mythique « Dead in Hollywood » titre bourré de références au cinéma d’horreur! Ainsi que des titres du dernier album. Je dois avouer que les titres du dernier album m’ont moins convaincu et que sur la fin j’ai trouvé le temps un peu long. Ceux-ci ressemblent beaucoup aux morceaux du premier album avec le même schéma et sans le coté « je reconnais, je chante ». Les poupées meurtrières vont quand même jouer 1h30, avec un rappel où Joey donnera la touche comique en se coiffant d’une jolie perruque rouge qui ne restera d’ailleurs pas longtemps sur sa tête! L’Elysée Montmartre est intraitable sur l’heure et une fois les musiciens partis, à peine le temps pour les fans de ramasser médiators, baguettes et autres : tout le monde dehors! Mais une heure à peine après le show, semblerait-t-il que ces messieurs eurent envie de prendre un bain de foule car devant la salle, de nombreuses jeunes filles faisaient le pied de grue dans l’espoir de croiser le regard de leurs idoles (Murderdolls un groupe à minettes ?) Qu’est-ce que moi je faisais encore là? Rah non, je me suis juste fait une petite bière à coté après le concert!
Au final, un bon concert, même si toutes ces longueurs furent agaçantes, entracte interminable, et musique un peu répétitive. Il y régnait une bonne humeur, les gens étaient ravis. Les Muderdolls se sont fait plaisir sur cette dernière date en France, un retour réussi qui leur assure encore un bon avenir dans le paysage métal!

La galerie photos finale arrive dans les heures suivantes, et elle promet!

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