Communication de nos partenaires

Live report + photos + vidéos : Bloodybarbie


En ce soir du 6 juillet 2016, nous fêtons le dernier concert de la saison signé Garmonbozia ! Et pour finir en toute festivité, quoi de mieux qu’un bon Municipal Waste pour trembler les planchers du Divan du Monde et semer le chaos dans la foule enragée ?! Les fidèles dévalisent le merch’ en attendant le début du concert, voilà que la moitié de la salle porte les couleurs de Municipal Waste !

 

Insanity Alert : Vous voilà avertis, il est l’heure de sonner l’alerte ! / L’alarme à l’œil !

20h, Insanity Alert lance les hostilités avec agressivité, d’emblée, sous des projecteurs aveuglants et sirènes assourdissantes. Et le bordel (sur scène) fut, alors que le public était encore sagement observateur.

Venus d’Autriche et ayant seulement une démo et un album (2014), dont les couvertures sont aussi amusantes que celles de Municipal Waste par ailleurs, les voilà déjà sur les routes pour préchauffer le public de MW aux micro-ondes.

Ce n’est qu’au deuxième, voire troisième titre que les atteints de la bougeotte commencent à se secouer et bousculer leurs frères de metal, les entraînant aussi progressivement qu’un mouvement brownien dans une tasse de café, mais le vide n’étant pas parfaitement comblé, la tornade humaine à laquelle on s’attend n’est pas à sa vitesse dévastatrice maximale.

Le premier contact, à notre grand étonnement, était en français. A notre grande surprise le frontman Heavy Kevy tient ses discours teintés de beaucoup d’humour en français ; l’étranger décrochera des sourires dans à la foule. Il nous informe que c’est leur toute première fois en France et qu’ils sont là « avec un million de plaisir » et parait-il qu’il a un message important à nous transmettre : “Fuck global warming, fuck electric cars, fuck google concern, but never stop marijuana !” En voilà un beau message de paix et un appel à la consommation (j’espère qu’ils ont de quoi dealer) ! Mais surtout une belle introduction à « Weedgrinder » qui s’ensuit, jusqu’à ce que monsieur se mette à chanter, tel un mec ivre mort, au beau milieu du morceau : “dans la vallée…, moi je m’appelle lolita…” accompagné avec douceur par une ambiance instrumentale bluesy… Et on passe du Thrash à une impro blues/rock n’roll inattendue !

 

Des titres courts, efficaces, un effet martelant, théâtralement interprétés avec une… insanité.

Heavy Kevy nous demande qui a un job de merde avant de nous en dire plus sur le sien : il raconte alors son quotidien en guise d’introduction à ce qui suit, nous avouant donc qu’il est agent de propreté dans une entreprise où il passe tous les jours avec son sac poubelle et nous confesse que “I’m not just your cleaning person : one day I will rise as the Desinfektor !”(le nouveau super héros, prochainement dans votre commune infestée).

Si le groupe exprime sa passion pour la weed, il en exprime de même pour les macaroni et dédie « Macaroni Maniac » à la Révolution française (je vous laisse trouver la relation entre les deux mais si c’est en relation avec la France, « Macaron » aurait été plus adéquat).

Le meilleur pour la fin, afin de se quitter avec une marque mémorable : la plus originale de toutes leur compositions (pas trop difficile puisqu’elles ne sont guère originales), du Punk/ Thrash crossover si vous préférez, tout ce qui a de plus classique… c’est la reprise speed, sur-vitaminée de « Run to The Hill » et revisitée “Run to the pit, mosh for your life” qui nous a tous soutirés un éclat de rire. Et pour s’assurer que tout le monde a bien saisi l’euphémisme du langage chanté de Kevy – ou pour les malentendants présent ce soir, ce qui serait assez ironique – un sous-titre humain défile et écrit en gros pour les malvoyants aussi (public d’handicapés !), une grande pancarte où est inscrit au recto et au verso le refrain, mais il y a aussi un pointeur/doigt en carton pour indiquer « this dude » aux solistes lorsqu’ils sont en plein action (bassiste vs guitariste).

Une setlist longue pour des morceaux au rythme soutenu allant de la minute à quelques minutes à l’honneur du Thrash Metal (« Glorious Thrash »), des transitions entre morceaux animés qui amusent le peuple, un chanteur fou furieux sous l’effet de certaines substances bénites par Satan (« Pact with Satan »).

On aura tous passé un moment inoubliable avec ces sympathiques gus d’Insanity Alert ! A revoir en live !

Setlist Insanity Alert :
-Glorious Thrash
-Twist-off Betrayal
-Pact with Satan
-Crucified By Zombies
-Zongo Vs. Eyeball
-Alcohol (Gang Green cover)
-The Claw (Of All That Is Evil)
-F.U.N.
-Weedgrinder
-Blunt In Blunt Out
-Confessions Of A Crabman
-Desinfektor
-Macaroni Maniac
-Arac Attack
-Run To The Pit

 

Municipal Waste : « Thrashing’s My Business…and Business is Good »

On se demande bien pourquoi ils ont tiré les rideaux pour les préparatifs, surtout que c’est rare que ça arrive au Divan Du Monde, c’était curieusement intriguant !

C’était ma première fois et j’ignorais tout du public et de l’ambiance d’un concert de Municipal Waste. D’abord, il y a en tout et pour tout une vingtaine de filles sur 500 personnes, un père et ses gamins, des imberbes ados (qui ont bon goût), des vieux, des moins vieux, des chauves et des chevelus majoritairement courts… des moches et des moins moches… Bref, vous voyez, un peu de tout comme je disais ! Mais la force du chaos les unis tous, et ce dès que les américains font leur entrée sur scène, entrée qui sonnera le feu de départ  d’un boxon qui ne cessera qu’à la fin du concert.

Les rideaux s’ouvrent et un fond de scène montre la gueule éclatée et assassinée de Donald Trump, et là je regarde mon voisin en lui demandant si c’est la pochette du nouvel album… Effectivement, ce n’est pas du tout le cas : l’inspiration vient simplement du scandale de l’année qui a rendu fou nombreux d’entre nous, américains ou pas, à propos de cet être qui n’a pas sa place sur terre (tout comme ses semblables d’ailleurs). Municipal Waste lui consacrera plus tard un titre rapide d’une durée d’une petite minute (parce que ça n’a même pas le mérite de durer plus longtemps) : « I want to kill Donald Trump », qui est une variante de l’originale écrite à l’époque de Bush « I want to Kill The President ».

Le chaos atteint son apogée dès lors que les américains font leur entrée sur scène : les fanatiques du groupes, atteints de frénésie épileptique perdent le contrôle de leur corps, se balançant violemment au sein de ou sur la foule, incessamment… c’était trop ! Certain se trouvaient même empilés les uns sur les autres lors des slams. Cela devenait tellement amusant que je ne regardais plus le groupe mais plutôt ces amas humains se collisionner… C’est fou ce qu’on prend vraiment plaisir à observer de haut cette anarchie !

Moment de tristesse et de nostalgie lorsque vient le tour de « Substitute Creature » en la mémoire de leur défunt frère et ex-batteur du groupe de 2002 à 2004 : Brandon Ferrell (RIP) décédé le 31 mai 2016 qui, selon leurs dires, avait pour habitude, de chanter sur ce morceau-là. Le guitariste Nick Poulos lâche sa bien-aimée pour rejoindre le frontman en duo au micro.

Arrivant et devinant la fin du concert, sitôt que Municiple Waste termine « Sadistic Magician », le public se met à chanter  »Municipal Waste will fuck you all » par anticipation de l’hymne du groupe, « Born To Party ».

Les slammers se multiplient, se quadruplent, se superposent… J’ai failli croire qu’il n’y aurait plus de place pour le groupe lui-même, et ça a d’ailleurs même donné envie à un membre de leur équipe la folle envie de s’amuser et de faire plusieurs plongeons (il s’est vautré sur l’un de ceux-là d’ailleurs, hé, hé). Un mec a même osé aller mendier une gorgée de bière au guitariste, qu’il la lui donnera gracieusement. Aucune intervention des roadies protecteurs, la confiance totale règne envers le public, tout le monde pouvait monter quelques secondes sur scènes avant que le frontman les pousse au suicide sur foule.

Le public décidera de faire le piquet de grève et de ne partir qu’une fois Municipal Waste revenu sur scène pour un rappel. Et pour nos beaux yeux, ils nous offriront deux morceaux de plus, dont un exclusivement réservé aux parisiens chanceux « The Art of partying ». Certains ne se sont pas gênés pour partager le micro sur ce titre (mention au guitariste des thrasheurs parisien Deathroned).

Le concert de ce soir ferait la publicité PARFAITE pour Monster ou Redbull : un panachage de morceaux puisant dans les cinq albums de leur discographie, sans favoritisme, dans l’attente impatiente d’un nouvel album, on l’espère. (2012, c’est looooin !) Un concert tellement mouvementé que même un paraplégique se mettrait à pogotter ! A tester…

 

Setlist Municipal Waste :
– Intro
– Unleash the Bastards
– Mind Eraser
– You’re cut off
– Blood Drive
– Accelerated Vision
– The Thrashin’ of the Christ
– Beer Pressure
– Thrashing’s my Business… and Business is good
– The Inebriator
– Toxic Revolution
– Black Ice
– I want to kill the President
– I want to kill Donald Trump
– Wrong Answer
– Terror Shark
– Bangover
– Slime & Punishment
– Substitute Creature (decicated to Brandon Ferrell)
– Headbanger Face Rip
– Sadistic Magician
– Born to party

Encore:
– Chemically altered
– The Art of partying

Un grand merci à Garmonbozia pour l’accréditation et pour avoir permis cette date, ainsi qu’aux groupes de nous avoir fait vivre une soirée bien mouvementée !

 

Galerie photos:

Retour en début de page

Laissez un commentaire

M'informer des réponses et commentaires sur cet article.

Markup Controls
Emoticons Smile Grin Sad Surprised Shocked Confused Cool Mad Razz Neutral Wink Lol Red Face Cry Evil Twisted Roll Exclaim Question Idea Arrow Mr Green