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Photos + report : Metalfreak

--- MTJ

Il y a des fois des initiatives qu’il convient non seulement d’encourager mais d’applaudir des deux mains.
Eric et Valérie se sont mis en quatre, avec leur webzine W.T.R. (http://lewebzinedeti-rickou.com/) et Kaosguards (https://www.kaosguards.com/), pour organiser un petit festival digne de ce nom, privilégiant la qualité des groupes présents à la quantité.

Tygers Of Pan Tang 19 (Copier)

Et ce n’est pas peu dire : déjà, le pari est risqué de faire une affiche 100% old school, avec certes des groupes dont les membres sont jeunes mais officiant dans une musique résolument passéiste, mais aussi avec quelques légendes qu’on voit peu en nos contrées.
Killer et Tygers Of Pan Tang, de quoi faire sortir des larmichettes aux plus nostalgiques de nos porteurs de vestes à patches.

Killer 69 (Copier)
Alors oui, “Ti Rickou” s’est cassé le cul à proposer une affiche de choix, mais où était le public ?
Un CCO à peine à moitié plein…
Faut pas déconner, les mecs !
Si encore l’affiche n’avait pas tenu ses promesses…
Mais là, franchement, un seul mot d’ordre : tant pis pour les absents.
Après tout, ne dit-on pas qu’ils ont toujours tort ?
Il faisait beau et très chaud sur la capitale des Gaules, mais ce n’est pas une raison !
D’autant que, si on en juge par les réseaux sociaux, bon nombre de ceux qui ne sont pas venus sont les mêmes qui gueulent qu’il n’y a pas assez de concerts metal ! Sans parler des éternels qui « participent » mais restent le cul vissé sur le fauteuil d’ordinateur…
Allez comprendre !

Mais revenons-en à l’essentiel, inutile de perdre du temps à parler d’insignifiants.

 

Overdrivers 14 (Copier)

Parce que, d’entrée, la barre est montée très haut : les ch’tis d’Overdrivers nous balance une musique typiquement rock Australien façon AC/DC ou Airbourne du plus bel effet. Ca groove, ça rocke, ça saute partout, même le guitariste va nous balancer ses riffs salement old school et très Angusiens du milieu de la fosse ou même debout sur le bar.
Le tout magnifié par un chant entretenu par la clope et le bourbon digne d’un Bon Scott survitaminé.
Oui, Overdrivers a rajouté un paquet de degrés à une salle déjà météorologiquement surchauffée.
Tellement convainquant que j’ai d’entrée commence à faire mes courses au merch’ en achetant leur CD “Rockin’ Hell” qui va prochainement ressortir en partenariat avec Dooweet Agency.
Belle pioche pour le label.

 

Headless Crown 47 (Copier)

Les Suisses de Headless Crown, forts de leurs deux albums sortis chez Massacre Records « Time for evolution » (2015) et du tout frais « Century of decay » (délivré le 30 mars dernier) enfoncent le clou avec un heavy metal aussi puissant qu’old school.
S’ils n’ont pas été aussi furieux que leurs prédécesseurs d’Overdrivers, ils ont réussi à faire secouer un bon paquet de cervicales partout dans le public, avec en prime une bonne interaction avec les fans et un bon lot de petites poses bien sentis pour le plaisir des photographes.
Bref, encore un bon moment !

Existance 26 (Copier)

Je ne les avais pas revus depuis janvier 2012 au Paris Metal France Festival à Paris mais c’est toujours un régal de voir Existance en concert.
Leur heavy metal, lorgnant vers le speed metal, fait toujours mouche et se veut toujours diablement efficace et énergique. Julian Izard se veut être un frontman pour le moins charismatique et il est fort à parier qu’il a su suivre les conseils de son ex-H-Bomb de papa !
Le set est passé à vitesse grand V, le tout dans une bonne humeur communicative distillée par un groupe visiblement heureux d’être là et chaque titre s’est voulu être un petit brûlot mêlant puissance et énergie !
Et en prime, on va pouvoir les revoir cet automne dans une tournée avec Primal Fear et Riot V, notamment à Grenoble le 4 octobre prochain.
Ça y est, j’en trépigne déjà !

 

Victorius 56 (Copier)

J’avoue, je serai moins dithyrambique pour Victorius qui, s’ils y mettent une conviction et une énergie du début à la fin du set, ne m’ont pas emballé plus que ça.
Le power metal des allemands, mélodique et rapide au possible, avec ce chant suraigu, n’est définitivement pas ma came avec cette accumulation de clichés inhérents au genre.
Je ne dis pas que leur set était mauvais, loin de là, avec notamment un jeu des guitaristes de grande qualité, mais j’avoue avoir tellement ingurgité d’albums de ce genre que j’en frôle désormais l’indigestion.
Vu l’attitude du public, ils ont assuré leur set et s’en sortent avec les honneurs, et c’est bien là l’essentiel.

 

Killer 07 (Copier)

Pour être franc, à la base, je suis venu pour eux !
Killer est pour moi, depuis un certain « Shock waves » qui date déjà de 1984, un de mes groupes cultes duquel je suis un fan hardcore.
C’est d’autant plus difficile d’être objectif qu’ils ont fait un show du feu de Dieu !
Ils ne sont que trois mais remplissent leur scène avec un charisme hors norme, et leur speed metal très rock ‘n’ roll fait mouche à chaque titre.
Killer n’aura certes joué qu’un seul titre de « Shock waves » mais l’heure proposée a été un pur régal et ça valait le coup d’attendre plus de trente ans pour les voir pour la première fois.
Un petit instrumental « King Kong » ou un « Time bomb » aurait transformé un set parfait en un set plus que parfait, mais inutile de faire la fine bouche : Killer m’a mis sur le cul, il n’y a que ça à retenir !

Killer 100 (Copier)
Ajoutez à ça une disponibilité avant et après leur set, accompagné d’une gentillesse dont bon nombre d’artiste avec un vécu largement moindre se devraient de s’inspirer.
Merci messieurs !

Tygers Of Pan Tang 03 (Copier)

Formé en 1978, soit deux ans avant Killer, Tygers Of Pan Tang faisait office de vétéran au milieu de tous ces groupes.
Et force est de constater qu’ils n’ont pas été les moins énergiques !
Un set carré, sans faille, au professionnalisme avéré nous fait affirmer que 40 ans d’expérience, malgré un break de 1987 à 1999, feront toujours la différence, mais sans huile de palme en ce qui les concerne.
Toujours aussi talen-tueur et démonstratif, le guitariste Robb Weir distille ses riffs dignes de la NWOBHM pour le plus grand plaisir des plus nostalgiques.
Car la musique des tigres reste fidèle à ce passé pas si révolu que ça et ce ne sont pas les titres du dernier album en date « Tygers of Pan Tang » (2016) qui rajouteront la moindre note de modernité à la musique des anglais.
Puisant les titres d’albums des années 80, avec mention spéciale pour un « Spellbound » datant de 1981, le groupe délivre un set quasiment parfait sous le regard des trois membres de Killer qui avaient visiblement décidé de ne pas en perdre une miette !

Tygers Of Pan Tang 21 (Copier)

Six groupes et voilà comment passer un après-midi de canicule – pas mal pour une fin avril – à vitesse grand V.
Grand bravo et merci à Ti Rickou pour cette première édition d’un festival qui mérite de se faire une place.
Coup de chapeau à l’ensemble du staff, sécurité comprise, pour la gentillesse déployée tout au long de l’évènement.
Inutile de dire que je signe dès demain des deux mains pour une seconde édition !!!

 

 

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