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Photos + report : Antirouille

mercyless (10) (Copier)
Ce samedi 2 juin Minimal Chords nous proposait une death metal night avec Hysteria, South of Hell et Mercyless au brin de zinc.
L’ambiance s’annonçait, tout comme le ciel, électrique.

La lumière tombe et ne se relèvera pas d’ailleurs, car c’est dans une quasi pénombre qu’évoluera Hysteria. Le quatuor lyonnais entame cette soirée placée sous le signe du death en nous proposant  illico un aller sans retour dans les  profondeurs les plus sombres qui mènent  au bord des rives du Styx. Leur musique est la parfaite alchimie entre un  brutal death bien charogneux et d’un autre tinté de belle lignes mélodiques. Le tout est écrasant, oppressant et d’une puissance redoutable. Jérôme et Sylvain enflamment le brin de zinc de leurs riffs assassins et  implacables. Ce dernier met tout le monde d’accord avec sa voix immangeable, secondé par celle d’Adrien non moins exécrable qui en profite au passage pour plomber le tout de sa basse  funèbre. Le quatuor a  principalement  joué ce soir les titres de leur dernier album « Flesh, humiliation and irreligious deviance ». Les lumières se rallument et on est presque sur une sensation  d’inachevé, on en aurait voulu plus…

Hysteria (1) (Copier)

Set list :

Intro
Suffering make me almighty
Heiress of disease
Controled existence
Succubus offering
O father
The unhealthy signature
Sadistic deviance

 

Petit échange avec l’ingé lumière suivi d’une bière bien fraiche au bar du brin de zinc, et South Of Hell nous arrache les tympans de leurs premières notes.
Bouche bée, les yeux fixés sur la scène comme pour comprendre ce qui se passe, j’ai en tête la vision d’une locomotive lancée à toute vitesse, dégageant sur son passage tout ce qui se trouve sur les voies. Ça envoie du lourd. Ne connaissant pas ce groupe venu de Chautagne, j’ai cherché en vain sur la scène le frontman avant de constater que la voix venait de Sophian, le batteur. Enfin, batteur, démolisseur serait le terme adapté car le gars il dézingue tout simplement sa batterie tout en nous offrant un échantillon nauséabond de sa voix qu’il rend tantôt en growl crasseux, tantôt en pig-squeal infects.
Leur death puissant vieille école est sans concession, soit tu encaisses, soit tu dégages mais avec des séquelles irréversibles. Les influences cannibalesques sont passées par là. Fargio et Anthony vous cisaillent de leurs riffs belliqueux  et de leurs soli menaçants. La basse oppressante de Laurent met la touche grave finale à ce tableau qui n’avait pourtant pas besoin de noirceur. Le trio de cordistes nous propose leur balai imperturbable en échangeant leur place à chaque nouveau morceau. Le set s’arrêtera un peu précocement suite à un petit ennui technique sans gravité. Les lumières se rallument et j’entends à gauche quelqu’un dire « ouah ! Mais c’était quoi ça ! », Puis à droite « c’est un grand malade le batteur, t’as vu ça ? ». Les South Of Hell n’ont pas laissé le public indifférent à l’issue de leur set.

south of hell (14) (Copier)

Set list:

Without
Damned
Die
Macabre gearing
Clarity of shades
I’ll be back soon

mercyless (32) (Copier)

C’est à Mercyless de conclure cette soirée death.
Le groupe fête cette année leur trentième anniversaire de formation et les vingt-six ans de leur premier album « Abject offerings » dont cinq titres seront joués ce soir. Les autres seront tirés des albums « Unholy black splendor » de 2013 et du dernier en date « Pathetic divinity » de 2016. Nous aurons droit en rappel à une reprise de Death « Evil Dead » de l’album « Scream bloody gore » de 1987 et une d’Asphyx, « Deathhammer » de l’album éponyme de 2012.

C’est une leçon que nous donne Mercyless ce soir, les titres s’enchainent sans temps morts, ne laissant aucun répit pour nos cervicales déjà bien endolories par le jeu des groupes précédents. Là, on se rompt la nuque sur les riffs implacables et impitoyables. Laurent nous envoie ses rythmes stroboscopiques à vous coucher un malade des nerfs pour la semaine, mais est capable de ralentissements inhumains à vous filer des angoisses à vous tordre le bide.
Le jeu de Mercyless est ainsi fait, mélange de death old school et plus moderne avec des lignes plus mélodiques.
Max met le public à l’aise et dans sa poche en nous lançant quelques plaisanteries mais nous a quand même baladés entre brutalité et frénésie, et nous a donné ce soir une véritable et inoubliable mandale dans la tronche.

mercyless (25) (Copier)

setlist :

Intro
Christianist
God is dreaming<
Substance of purity
Infamy
Without christ
Message for all those who died
Eucharistic adoration
Abject offerings
I vomit this world
Burned at the stake
Pathetic divinity
Evil dead (Death cover)
Deathhammer (Asphyx cover)

 

Fin de cette metal night, échange avec Max très disponible, et je repars avec cette sensation d’avoir vécu quelque chose de grandiose, un concert mémorable.
J’étais dans mon élément ce soir et je rentre comblé, mes autographes et médiator en poche comme pour immortaliser ce moment à tout jamais.
Encore un big up à Minimal Chords, comme toujours, et à l’équipe du Brin de Zinc, là, comme toujours aussi…

https://www.facebook.com/events/411435945988436

 

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