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Soilreporter: Mr Olc
L’affiche de cette date était assez inhabituelle pour moi puisqu’à part le groupe norvégien Shining, il s’agissait plutôt de groupes « core et associés » si je généralise. Qu’importe, un peu de changement fera du bien.

Les parisiens de Comity sont chargés d’ouvrir le spectacle. C’est un quartet avec un basse/chant qui s’avance donc tranquillement sur la scène et entame son set devant une Maroquinerie humblement remplie. Le public est réceptif car très vite les têtes se bougent. Ce sera le cas durant tout leur set, le groupe arrive à maintenir le public mais sans pour autant le transcender. Ceci est peut-être dû au style qui ne cherche pas à créer un chaos dans la fosse, peut-être oui… En tout cas, de mon point de vue de néophyte du genre, j’avoue ne pas avoir été plus touché que ça par la musique de Comity. Les musiciens sont carrés, ça y a pas de problème, ça joue et ça joue bien ! Mais ça ne m’inspire rien, alors que sur le site du groupe j’avais trouvé certains morceaux vraiment sympas. Mr Raleur dirait même que la voix du chanteur en live est plutôt laide, mais Mr.Raleur n’est pas objectif…

Crankset emboîte rapidement le pas sur scène et bien qu’en restant dans un genre assez proche, la rage semble s’être introduite dans la salle. La musique de ce groupe est plus hargneuse que le précédent. Encore une fois, ça joue très bien et les parties jouées sur une guitare allongée ajoutent un côté planant aux compos pas dégueu du tout. Mais cette fois non plus le feu ne prend pas. Tout de même, le public apprécie, applaudit, ce n’est pas la folie mais apparemment beaucoup passent un bon moment. J’imagine que de nombreux amateurs du style auraient été satisfaits par ces deux groupes.

Une petite pause le temps que Shining s’installe. Comity et Crankset n’ont laissé aucune marque indélébile en ce qui me concerne, car bien qu’ils aient tout de même fait preuve d’un professionnalisme certain dans la précision de leur jeu, ces deux groupes ne semblent pas avoir pleinement exploité la situation du live et pour ça Shining va montrer la marche à suivre…

Les Norvégiens montent donc sur scène devant un public plus conséquent qu’auparavant. Le temps de dernier réglage et Shining attaque directement par leur morceau le plus agressif The Madness And The Damage Done. Une bombe est lâchée, la folie s’installe et Jorgen se dresse régulièrement face au public pour vérifier l’effet de cette déflagration. Le groupe enchaine presque aussitôt avec l’hypnotisant Fisheye suivi de Redrum. Pour un début de set, la nuque prend cher ! En l’espace de trois morceaux, Shining a déployé tout son arsenal : guitare au son indus’, clavier électro avec une teinte de vieux jeux vidéo et le fameux saxophone qui donne une puissance originale indéniable à la musique du groupe. On en vient à se demander si le reste du set ne sera pas ennuyeux à côté de ce hors-d’œuvre. Et bien que nenni ! Le groupe continue avec In The Kingdom Of The Kitsh You Will Be A Monster, moins agressif que les premiers morceaux mais tout aussi barré! Viennent ensuite les deux parties de l’oppressant Exit Sun puis probablement leur morceau le plus allumé Healter Skelter. Jusqu’à présent Shining n’a pas surpris mais n’a certainement pas déçu. Le groupe a joué avec brio ses morceaux phares et le public en est extrêmement satisfait. Morceau après morceau, folie et violence s’intensifient et elles atteignent leur paroxysme lorsque le groupe livre la reprise de King Crimson : 21st Century Schizoid Man. La fosse s’embrase sous les cris et gestes de Jorgen, saxo en main et sourire aux lèvres. Le groupe quitte la scène laissant derrière lui un public satisfait bon à interner.

Les Suisses de Knut, tête d’affiche de ce concert, prennent place sur scène. Le public répond présent pour ce groupe également. Difficile pour moi de faire la part des choses. Après en avoir pris plein les mirettes, j’ai du mal à rester objectif sur ce groupe, conscient du fait que ce n’est vraiment pas ce style qui me bote. Le groupe joue comme il faut encore une fois, c’est certains que les groupes de cette soirée ne sont pas des petits rigolos. Mais à côté de ça, le son est devenu trop grave, les basses effacent le reste. J’imagine bien que ce son gras et bas est voulu mais pour Knut je pense que c’est trop. En plus de cela, le chanteur ne dégage rien, allant même jusqu’à tourner le dos au public à qui il s’adresse entre les morceaux… Et concernant sa voix, elle est plus que passable. D’ailleurs j’ai trouvé les morceaux sans chant bien plus efficace que ceux avec, mais peut-être que cela est simplement dû à de meilleurs compositions. Enfin, de mon côté je ne suis pas conquis, mais dans la fosse ça bouge, confirmant que l’appréciation de ce set doit indéniablement être question de goût.

Un concert inhabituel donc car les groupes comme Shining sont rares et c’est plus qu’appréciable de voir une telle fureur sur scène, et un concert qui m’aura confirmé que, non, la musique core c’est bien fait mais ce n’est pas pour moi.

Setlist Shining:
– The Madness And The Damage Done
– Fisheye
– Redrum
– In The Kindgom Of The Kitsh You Will Be A Monster
– Exit Sun – part 1
– Exit Sun – part 2
– Healter Skelter
– 21st Century Schizoid Man

Mr.Olc

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