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Live report & photos : Metalfreak

23 avril 2006, veille de mon anniversaire, je me retrouvais au Noumatrouff de Mulhouse pour m’offrir un concert d’un groupe que je rêvais de voir depuis le mythique “Love like blood”, c’est dire si l’attente – pas obsessionnelle non plus, restons de bonne foi – a été proportionnelle au plaisir de voir la bande de Jaz sur scène. Il faut avouer que la baffe a été monumentale ce soir là.

Aussi, les revoir six années plus tard, à la même époque de l’année, était une évidence que c’était le concert à ne pas louper. Etant de plus accrédité pour prendre des photos et rédiger le live report, passer quelques heures à traiter les images et pondre ces quelques lignes n’altérait en rien le plaisir, loin de là ! Après tout, on est passionné ou on ne l’est pas. Comme d’habitude, malgré la centaine de bornes séparant Grenoble de Lyon, malgré les sempiternels bouchons au niveau de Bron, malgré un temps à ne pas mettre un fan de notre musique dehors à cause de l’attirance naturelle entre la foudre et le metal, malgré la queue à faire sous la pluie à l’entrée du Transbordeur, malgré les tarifs abusifs d’autoroutes déjà largement rentabilisées, c’est un peu en avance que j’arrive à ce qui allait être ce soir la « boîte de Jaz ».

Tout ça pour s’entendre dire, à l’entrée, par la personne de la billetterie, visiblement aussi surprise et dépitée que moi, que non seulement les photographes ont droit à la désormais sacro-sainte et discutable habitude de shooter seulement les trois premiers morceaux de Killing Joke – heureusement que pour les deux premiers groupes, ça se fera de façon libre et illimitée – mais qu’en plus, après ces trois morceaux, nous serons priés de gentiment quitter les lieux. Je n’ai pas dit « de ranger les appareils photos et d’assister au concert ». Non non, de partir du Transbordeur tout simplement.

C’est sur, étant accrédités, on ne paie pas (toujours) nos places, mais quelque part, on bosse pour les productions qui organisent ce concert et tant nos photos que nos articles sont bien souvent à leur disposition à titre gracieux. Payer pour bosser, c’est un peu moyen comme procédé et quelques photographes autour de moi ont eu ce même ressenti.
Le pire est que cette habitude pourrait bien se généraliser si on ne réagit pas…

Mais revenons-en à la musique proprement dite.

Tout d’abord The Crying Spell qui aura été une agréable surprise tout au long de leur set. Les quatre de Seattle, flanqués de son chanteur peroxydé avoisinant le double mètre, fera bonne impression avec sa musique fleurant bon le gothique et la cold wave des années 80 aux forts relents de The Cure – le registre vocal de Len Hotrum étant très proche de celui de Robert Smith – combiné avec des influences allant de The Mission à The Sisters Of Mercy en passant par Billy Idol ou The Smith, dont le groupe se fendra d’une reprise de « How soon is now ? » en plein milieu de set. L’accueil du public restera entre le froid et le minimum syndical : il était clair qu’à leurs yeux, ce n’étaient pas eux les héros de la soirée, mais il n’empêche que le groupe, qui vendait 20€ le pack de leurs trois sorties – dont je ne saurais trop conseiller l’album « Disgraceland », chroniqué sur ce webzine – s’en sort avec les honneurs et s’avère être une excellente surprise.


En deuxième lieu, un petit OVNI : The Icarus Line avec un chanteur Joe Cardamone complètement allumé – visiblement dans tous les sens du terme – se trémoussant à la façon d’un curieux métissage entre Mick Jagger, Jim Morrisson et Iggy Pop à grands renforts de contorsions et de gestuelles dignes des plus grandes rockstar déjantées de la planète. Après l’effet de surprise, difficile de ne pas admettre que le visuel collait parfaitement à la musique (hard) rock psychédélique proposée et bon nombre se sont vus entrer dans l’univers du groupe avec le dernier morceau comme point d’orgue qui en aura laissé plus d’un pantois ! Malgré tout, n’est pas Iggy Pop qui veut, et certains de ses trémoussements trop systématiques pouvaient s’avérer rébarbatifs. Intéressant malgré tout !


Quant à Killing Joke, c’est sans surprise qu’il nous ont fait un show du feu de Dieu, mais peut-on parler du set quand on n’a droit qu’à trois morceaux et qu’on doit partir ensuite ? Ben jouons le jeu jusqu’au bout : d’entrée ils ont envoyé du lourd avec « Requiem », « Sun goes down » et « Rapture »… Pour le reste, les images parleront d’elles-mêmes.
Pour la setlist complete, c’est ici : http://www.setlist.fm/setlist/killing-j … e68d9.html


Galerie photo ici : http://www.soilchronicles.fr/photograph … avril-2012

Merci malgré tout à l’association Eldorado & Co ( http://www.eldorado.fr/agenda-spectacles/ ) qui, n’en doutons pas, a sûrement du se plier à certaines exigences concernant les photographes.

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