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Live report : Bloodybarbie

 

S’il devait rester un seul groupe de death melodique dans ce monde, sans hésiter, je choisirais Insomnium (désolé pour Dark Tranquillity, In Flames et Omnium Gatherum que j’aime beaucoup également). Ce groupe, aux compositions parfaites et uniques, dont on ne peut jamais se lasser. Si vous en écoutez avant de dormir, soyez certains que l’insomnie ne vous épargnera pas, vous ne voudrez plus vous coucher tellement les morceaux sont excellents et magiques ! Tantôt tristes et mélancoliques, sans pour autant nous donner des idées noires, et tantôt énergétiques et motivateurs. Un éternel chef-d’œuvre mélodique et émotionnel.

D’ailleurs ce soir là, je devais choisir entre Opeth et Insomnium (en plus avec Fleshgod Apocalypse). La balance penchait immédiatement vers le concert d’Insomnium. Ajoutez à cela, une première partie de haut niveau, Stam1na !

Nous allons commencer par parler de ce groupe. Ils sont finlandais de pure souche,, cheveux blonds et très longs, noms bizarres et imprononçables.

Ils ne viennent pas les mains vides, mais avec un nouvel et sixième album, sorti fraîchement fin septembre dernier. Bien que le groupe soit très peu connu en France, il a conquis la scène finlandaise grâce à leur tournée dans son pays natal et il a fait la première partie d’Apocalyptica dans les pays baltes et en Allemagne. Mais grâce à cette tournée européenne avec deux grands groupes, Insomnium et Fleshgod Apocalypse, c’est clair qu’ils vont gagner le cœur de nouvelles âmes.

Leur style ? Du Death Thrash bien costaud et agressif, avec des samples et des jeux de claviers pour rajouter une touche d’originalité, une bonne rythmique, et des soli de malade… Ils manient aussi bien la plume que les instruments en nous offrant de beaux textes en finlandais, qu’on ne risque pas de comprendre ni de pouvoir chanter, et qui sont drôlement interprétés s’ils sont traduit par un traducteur électronique… Je vous laisse essayer ! Le chant est trashy et pêchu, avantageant les chœurs, et qui ressemble parfois à GWAR. En tout cas, le finnois n’est clairement pas une langue sexy.  Par contre s’ils ont un grand défaut, c’est bien ces artworks insipides manquant d’originalité.

Qu’est-ce que ça donne sur scène tout ça? Des pogos, des pogos et des pogos, des circle pits…Une masse déchaînée qui a l’air de se fondre dans cette musique dingue bien tabassante ! Pour chauffer la salle, ça va vite se faire !

En tout cas, il y avait une dizaine de personnes qui les connaissaient déjà (dont moi), et qui criaient leur nom dès qu’il y a une seconde de silence ! ! Des instruments bizarres attirent le regard, sur la basse est dessiné un indien d’Amérique metalleux et la guitare est un patchwork d’autocollants (au moins on sait qu’il aime Prague). Le claviériste va finir bossu s’il continue à jouer comme il le fait ! En tout cas, ils ont tous un point commun : grâce à leur cheveux et beaucoup d’entraînements, leur capacité à headbanger très longtemps tout en jouant est étonnamment impressionnante (sauf le batteur qui est chauve) !

Une setlist pas mal, avec des morceaux calmes comme « Kuoliaaksi ruoskitut hevoset » et « Masiina », avec une touche de djent bien sympa et des soli magnifiques. Le titre éponyme du nouvel album est complètement schyzo, un air black metal blasté, qui se transforme, grâce à ces belles orchestrations et ces chœurs, en épic metal.

Attention, «Valtiaan uudet vaateet » (N’essayez pas de prononcez, vous allez vous nouer la langue), c’est du thrash qui décoiffe avec un brin de djent, des contretemps, et un jeu de gratte bien grave. Heureusement qu’il n’y a pas les mêmes effets pyrotechniques sur scène que dans leur clip, sinon le pauvre guitariste aurait fini brulé !

Le bassiste a l’air d’adorer les circle pits. A un moment, il prend le micro pour demander à que les gens continuent à tourner “Keep going this circle pit, it’s nice to see” !

A un moment donné, pour je ne sais quelle raison mystérieuse, le chanteur dénonce la grandeur de l’engin de son guitariste. Voilà des trucs étonnants qui arrivent sur scène parfois !

En tout cas ils sont très heureux de jouer pour la première fois à Paris et l’expriment après chaque morceau !

Pour finir, une grosse dose de brutalité avec « Panzerfaust », ce lance-grenade, l’arme favorite utilisée par les soldats allemands lors de la seconde guerre mondiale, qui a servi également pour les soldats finlandais car ils n’avaient d’armes puissantes pour détruire les Tanks soviets comme le T32. Un titre aussi sombre que du black metal, bourré de blasts et un jeu de guitare bien technique, un véritable hymne de guerre lors du long pont joué avec des frisés à la batterie.

Setlist Stam1na:

1.Paha arkkitehti

2.Hammasratas

3.Kuoliaaksi ruoskitut hevoset

4.Masiina

5.SLK

6.Valtiaan uudet vaateet

7.Panzerfaust

 

Face aux préparatifs de la grosse bête de scène, un des grands groupes maitres du black metal symphonique ! Les italiens Fleshgod Apocalyse. Ce soir, les trois groupes ont décidé de partager le corps basique de la batterie, qui sera customisé en rajoutant des cymbales pour chaque groupe, et celui qui en a le plus besoin, c’est Francesco Paoli, le célèbre batteur de FA, dont le jeu ultra-rapide et très technique fait rêver beaucoup d’amateurs. Ensuite, le super clavier, au style vieux piano moisi très original est installé sur scène… et le petit verre de vin rouge sur l’estrade de la batterie (ça, c’est dangereux !) pour assouvir la soif du frontman Hammer.

Les lumières s’éteignent,  et voilà que Paoli et le claviériste chauve s’installent en premiers. Les guitaristes et  le bassiste suivent le mouvement et enfin, la chanteuse masquée en robe de sorcière, qui assure le chant opéra, rentre sur scène avec notre frontman. Ils sont tous en costume théâtral, maquillés en noir et blanc… Le Divan Du Monde, cette salle de théâtre, est vraiment faite pour eux ! Mais quelle pièce vont-ils nous jouer ce soir ? En tout cas, si c’est vraiment une pièce, elle est en 6 actes ! Ceux qui craignent les pogos violents ont deux minutes pour s’éloigner du centre, sinon c’est l’apocalypse qui s’abattra sur eux !

La déflagration commence d’emblée avec le morceau monumental « Pathfinder », avec une méchante double pédale, truffé d’orchestrations, pour passer à « Prologue » (avec laquelle ils auraient pu commencer),

Il est difficile de résister aux guitares et basse très charmantes et attractives, surtout la Volcano 6 de notre frontman. Une matière et une couleur peu communes pour des guitares/basses black metal, au style antique, fait de je ne sais quel type de bois, mais laissé à cet état naturel de la matière…Tout simplement couleur bois ! En tout cas, elles sont magnifiquement magnifiques !

Après cette tuerie, un court moment de répit avec « Prologue », un merveilleux morceau joué à l’acoustique. Ça n’aurait duré qu’une minute avant le second déluge, un morceau opéra bien bourrin, où Veronica dévoile tout son potentiel vocal, accompagnée par les growls de Hammer, avec un pont au pianoté…Voici l’ « Epilogue » ! Mais ce n’est pas fini !

Il faut dire que ces trois morceaux, du dernier album Labyrinth (2013), sont des véritables chef-d’œuvres !

Le frontman prend son grimoire et prononce la fameuse phrase de sagesse: “The Seed Of Your Generation: You Were Not Born To Live Like Animals But To Pursue Virtue And Possess Knowledge”. Les fans reconnaissent et déclament, déchainés,  le titre grandiose « The violation », mon préféré de toute leur discographie, avec son intro issue d’une pièce connu de la musique classique (dont je ne me rappelle pas le nom), avec une double pédale plus assassine que jamais elle ne l’a été, et le solo à la néoclassique le plus rapide de la soirée ! Ear(Or)gasme !!!!

Retour vers un morceau opéra/néoclassique « The Egoism », aussi excellent que le reste, pour finir avec « The Forsaking », qui a fait l’objet d’un clip spécial (que je vous conseille de regarder). Un titre très rapide, mais sur lequel on peut danser du ballet au ralenti ! Le piano est dominant, ce fait tout le charme de ce morceau !  Idéal pour quitter la scène dans le calme, après ces dernières notes de piano.

Les italiens s’éclipsent sous les chaleureux applaudissements du public, pour revenir sous les lumières une dernière fois  et serrer les mains du premier rang. Le masque s’estompe et le visage de notre sublime chanteuse est enfin dévoilé !

Un groupe qui gère comme un dieu, qui a la maitrise de la scène, la personnification de la perfection du black metal symphonique ! Après un show de Fleshgod Apocalypse, on est plus frustré qu’heureux. On ne veut qu’une chose, les revoir…et tout de suite !

Une demi-heure qui nous aura consommé toute notre énergie… ça tombe bien car le pic de la brutalité, c’est maintenant ou jamais. Insomnium à côté, n’est que somnifère !

Le fervent de FA jusqu’au bout de la langue, devant moi, s’est barré juste après cette partie du concert.

Setlist Fleshgod Apocalypse:

1. Pathfinder

2. Prologue

3. Epilogue

4. The Violation

5. The Egoism

6. The Forsaking

 

Les roadies virent ce piano et modifient encore cette batterie en enlevant l’excès de cymbales et la caisse claire (oui parce que la caisse claire d’Insomnium a un son différent), et en rajoutant son fidèle chinois. Le soleil mourant et noirci s’affiche en fond de scène. Nous avons affaire à des finlandais dépressifs qui veulent achever le peu de soleil qui les réchauffe, même s’il ne lui reste que 5 milliards d’années à vivre.

Voilà enfin, mon second moment de joie maximale, un groupe que j’ai toujours rêvé de voir.

Sous ces lumières bleus, Insomnium fait son entrée en douceur pour l’échauffement avec « The Primeval Dark », qui monte progressivement en puissance, l’idéal pour une douce entrée sur scène… Et pour suivre l’ordre du nouvel album « Shadow Of The Dying Sun », ils enchainent avec la suite logique et mélodique, dans le même ton, avec « While We Sleep », entrainant nos émotions entre une agressivité, qui ne dure pas longtemps, et des passages plus calmes. Les slams commencent déjà !

Toujours dans la même gamelle de SDS, le sublime « Revelation », avec un début rapide qui se tasse pour reprendre ensuite l’élan, mon titre préféré de ce dernier album !

Après en avoir fini avec le soleil, on touche à la lune, avec un retour en arrière d’une décennie avec ce tranquillisant « Daughter Of The Moon ». Un peu plus de morceaux pêchus avec « Only One Who Waits » ou encore un morceau poussiéreux, issu du tout premier album, « The Elder ». Il manque tout de même un morceau culte qui n’a pas été joué hélas, « The Killjoy », mais on comprend qu’ils n’ont pas voulu être rabat-joie ce soir.

Quelque chose de remarquable quand même pour la partie d’Insomnium, c’est que le premier rang est constitué principalement de… Filles !!!! Et oui !!

Le premier set se termine par deux titres du SDS, « Ephemeral » et « The Promethean Song » et les membres du groupe se prennent un court moment de pause, histoire de se rafraichir d’eau et de bière.

Ils reviennent sous les cris de cette foule encore assoiffée de bon death mélo….Le frontman Niilo chauffe la foule avant d’entamer ce sublime morceau dans le mid-tempo, « The Gale » et enchaine avec l’énormissime « Mortal Share »…

Comment offrir aux fans mieux qu’une telle setlist !!! Ce soir, on aura au moins été rassasié par Insomnium ! A la fin du dernier morceau, « Down With The Sun », j’ai pu constater qu’une femme de la quarantaine avait les larmes aux yeux (oui, oui je n’exagère pas !). J’avoue qu’en plus des mélodies mélancoliques, la fin d’un concert comme celui d’Insomnium ne peut qu’être aussi triste que leurs mélodies.

Par contre, je ne sais pas ce que notre cher guitariste Markus avait, j’ai compté 12 fausses notes qui font mal aux oreilles (un par morceau à peu près), ce n’est clairement pas négligeable !!! Il était très dissipé, il allait parfois embêter son copain le batteur, en lui jetant une serviette, touchant ses cymbales, ou serrer les mains de fans entre deux notes de grattes (il est taré). Il fait des grimaces, et joue en grand écart (on peut dire qu’il occupe bien son espace)…. Même s’il m’est difficile de pardonner des dizaines de fausses notes, je le fais quand même parce que c’était une sacrée soirée, qui restera gravée dans nos mémoires, et que c’est mon groupe préféré. En espérant les revoir très bientôt, en première partie d’Ensiferum, avec également d’autres maitres du death mélo, Omnium Gatherum. Je m’impatiente déjà pour cette affiche d’enfer, à ne rater pour rien au monde !

Merci infiniment aux trois groupes pour cette soirée grandiose !

Je remercie également Valérie et Century Media Records pour l’invitation, l’organisation Cartel Concert qui a permet à cette soirée magique et inoubliable d’avoir eu lieu !

Setlist Insomnium:

1. The Primeval Dark

2. While We Sleep

3. Revelation

4. Daughter of the Moon

5. Only One Who Waits

6. The Harrowing Years

7. Weather the Storm

8. The Elder

9. Last Statement

10. Ephemeral

11. The Promethean Song

Encore:

12. The Gale

13. Mortal Share

15. Unsung

16. Weighed Down With Sorrow

17. Down With the Sun



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