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Photos + Report : Antirouille

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Allez, c’est reparti, direction une fois de plus Barberaz (73) pour franchir de nouveau les portes de la mythique salle du Brin de Zinc.
Les plus grosses baffes ont été reçues entre ces quatre murs et c’est toujours avec une certaine excitation que je m’y rends le plus souvent possible. Sado-maso en manque de baffes et excité de s’en prendre une ?
Mouais, pas le temps de reformuler tout ça.
En tous cas, Antirouillette et moi-même partions face à deux inconnus : Noiss et Horskh et ça ne nous a pas empêché de braver le froid glacial de cet interminable automne pluvieux pour nous rendre derrière le comptoir et s’enfiler binouse pour l’une et eau gazeuse pour l’autre. En mai, fait ce qu’il te plait ou en mai, sort ton ciré. Bref, ce qui n’était pas une inconnue, c’est Minimal Chords et ça, ça nous pousse à nous bouger le fion parce qu’en général, Minimal Chords, ça nous le botte bien, le fion.

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Noiss monte sur la petite scène du BDZ. Originaire de Chambéry, Noiss, c’est Thomas au chant et à la guitare, David à la batterie et Julien à la basse. Assieds-toi sur une chaise, lève la tête et prend ta première baffe ! Noiss c’est… du rock underground, du punk limite hardcore, du metal alternatif et du stoner à haute dose. Du grunge pour résumé, mais du grunge de Seattle qu’on kiffait à mort dans les années 90. Noiss fait du grunge comme celui qui sortait du Sub Pop de la grande époque. Les riffs sont envoutants, répétitifs, la basse est lourde, plombante à souhait, presque boueuse par moment. On passe d’un état léthargique sur des passages presque doom à des envies de tout retourner dans la salle sur des rythmes punky plus soutenus. La voix est fidèle au genre, coléreuse puis soudainement dépressive, la guitare saturée se veut tout à tour incisive ou pesante. La batterie imprime le tempo alliant rapidité et pesanteur. Ajouter à cela une bonne dose d’humour entre ces trois zicos et surtout l’envie de ne pas se prendre la tête et vous avez toute la philosophie de Noiss. Ils ont réussi à me foutre la nostalgie bordel. J’insiste sur le fait que Noiss ne dépoussière pas le registre mais le joue tout simplement.

De retour au comptoir, Sébastien, survolté comme toujours, pose une bière pour Sue Ellen alias Antirouillette et mon indéboulonnable eau gazeuse et nous voilà parti tous les deux dans l’hypothétique heure de départ prochaine, fatigue de fin de semaine oblige : « On regarde deux ou trois titres et on rentre ». Ouais… C’était sans compter sur la prestation  qui allait suivre. Rassieds-toi sur ta chaise, relève la tête et tend l’autre joue pour ta seconde baffe !

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C’est dans une quasi pénombre et une solide nappe de fumigène que Horskh fait son entrée. Vous ai-je déjà dit que la fumée et la pénombre étaient les ennemis du photographe ? Ajoute à ça une lumière rouge et essuie ta larme qui roule sur ta joue… Apparemment par pour Metalfreak, présent ce soir-là et qui a réussi à sortir de beaux clichés (NdMetalfreak : je vous invite à aller voir ma galerie ici). Il a un bol monstre, c’est incroyable ! Non, je taquine, c’est pas un bleu le big boss. (C’est bon, j’ai bien rattrapé ?). Bref, ce qui allait suivre… est juste difficile à retranscrire ! De l’électro-hard-indus à l’état brut ! Fusion de l’EBM et du metal appuyé par un jeu de lumière à faire fuir un épileptique, c’est en gros ce qu’on s’est pris dans la poire et surtout les oreilles.  Des beats techno limite transe sur lesquels j’ai vu bouger Metalfreak (si si, lui qui d’ordinaire est droit comme un I cherchant l’image parfaite et qui la trouve) et qui s’est pris d’une irrésistible envie, comme nous tous, de bouger dans tous les sens. Antirouillette se croit dans un club et se dandine aux rythmes des boom boom qui nous oppressent la cage thoracique. C’est plus que de l’énergie qui nous vient de la scène, c’est de la rage. La batterie donne une profondeur supplémentaire et donne un côté très organique. Bass et Jordan prennent les guitares par moment et nous électrisent de leurs riffs sur des sons saturés. La voix est puissante, coléreuse, le show lumière est magistral. Le dernier titre est joué et on reste con, sur notre faim presque, à en redemander.

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Point fort, le titre « Strayed Away » qui d’entée a fait monter la pression à son paroxysme sans que celle-ci ne redescende.

Encore une belle date qu’il ne fallait pas rater au Brin de Zinc en ce mois de mai. Merci à Minimal Chords qui trouve toujours le plateau de malade qui nous surprend à chaque fois et merci au Brin de Zinc pour l’accueil toujours irréprochable.

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