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Après une courte nuit, les oreilles sifflantes encore, il est impératif de se lever de bonne heure pour assister au concert de Skindred qui ouvre les hostilités sur la mainstage dès 10h30. Premier concert de la journée et PAF dans la gueule, Benji et ses potes nous offrent tout simplement une des meilleures prestations de tout le festival. D’ailleurs les festivaliers présents parleront de ce show pendant le reste de la journée. La foule déjà assez dense malgré l’horaire matinal toute acquise à la cause de nos amis britanniques, on pogote, on saute et tout ça à 10h30. BRAVO les mecs, vraiment un groupe à voir en club car ça doit vraiment tout défoncer sur son passage. LA CLAQUE INTEGRALE.


Un petit break pour aller voir jouer Justine, les locaux de cette édition qui officient dans un registre punk rock. Peu de monde devant la scène, il faut dire qu’il est encore tôt et que le temps n’est pas très engageant, néanmoins le groupe envoie la sauce et joue sans complexe. Cependant je pense que l’ambiance des clubs conviendra plus à ces p’tits jeunes.


Petit tour obligé par l’extrême market afin de dégoter quelques albums, puis remplissage de bedaine (il faut dire que ce ne sont pas les stands qui manquent pour s’en mettre plein la panse), et je vais rejoindre des potes afin de découvrir Uncle Acid And The Deadbeats. Voyage dans les années 70 garanti. Les anglais proposent un rock psychédélique remplit de références occultes. Dès le premier titre I’ll Cut You Down le décor est planté et l’on sait que ce concert va nous faire planer très très haut. Vraiment un bonheur à conseiller à tous les amateurs de Witchcraft (que malheureusement je manquerais à cause d’un changement d’horaire) ou The Year Of The Goat.


C’est avec une impatience non feinte et un peu de fébrilité que je m’apprête à revoir The Old Dead Tree, puisque la dernière fois que j’avais vu le combo fouler les planches remonte au 28 avril 2006 lors d’un superbe concert à Cognac. Alors oui je suis ultra fan de ce groupe, non je ne suis pas objectif mais à la vue de la foule ultra présente et enthousiaste je sais que je ne suis pas le seul. Nous sommes tous rassemblés pour célébrer les 10 ans de l’album The Nameless Disease, et comment ne pas succomber sur We Cry As One et les autres brûlots qui composent cet album ? Encore une fois un très bon moment et vraiment hâte de les voir sur la tournée française.


Retour sur la mainstage pour revoir un habitué du site. Phil Anselmo vient nous botter les fesses avec DOWN (qui rejouera le lendemain en remplacement de Eyehategod). Alors oui Down joue bien, oui ça envoie et oui Phil est un grand frontman, mais le set ressemble comme deux gouttes d’eaux à celui déjà donné sur cette même scène. Le bilan est donc mitigé.


Retour sous la tente pour Karma To Burn qui joue en duo guitare batterie. Même sous cette configuration minimaliste ça envoie, c’est lourd et c’est bon. Willian Mecum triture sa guitare en faisant sortir des riffs dont il a le secret et le remplaçant de Rob Oswald martel ses futs avec brio.


Je file sous le temple pour assister à la messe noire des autrichiens de Belphegor. Petite déco sympa dans le style, des morceaux de viande ainsi que des ossements font office de pieds de micro, c’est bien entendu partiellement couverts de sang que les musiciens débarquent sur scène. Et niveau musique me direz vous ? Belphegor délivre son mélange de death /black métal avec brio. Les rythmiques sont lourdes et puissantes et la violence qui s’en dégage est, pour ma part, tout simplement jouissive. Si l’enfer ressemble à la musique de Belphegor alors que Satan et ses succubes m’embraquent de suite.


On se retourne et on va voir My Dying Bride. Ce groupe exerce depuis longtemps une fascination plus ou moins grandissante en fonction des albums mais toujours présente. Pourtant je n’ai jamais eu l’occasion de voir les anglais sur scène et c’est donc avec impatience que je m’apprête à vivre ma première expérience live. Aaron Sainthrope débarque avec sa nouvelle coupe de cheveux, c’est-à-dire rasé, ce qui permet de voir encore plus la souffrance sur son visage tant il est habité par ses textes. La set list tout simplement excellente permet d’entendre entre autre le classique She Is The Dark. L’atmosphère est sombre, lourde, pesante, glauque (je pourrais faire toute une liste de synonymes mais je pense que vous avez saisie le concept), Aaron est particulièrement en voix et les musiciens sont au top avec une mention toute spéciale à la nouvelle bassiste Lena Abé, bien que son instrument soit un peu trop mis en avant par moment dans le mix. Shaun Macgowan alterne entre violon et clavier avec maestria. Bien que communiquant rarement avec le public, Aaron est comme possédé, et l’éclairage minimaliste renforce cette ambiance glacée. Le concert passe trop vite et c’est complètement subjugué et déboussolé émotionnellement que je ressors de ce dépucelage scénique d’avec My Dying Bridge..
Nous restons dans le doom avec les vétérans de Candlemass. Véritable institution et légende du style, j’avais hâte de voir ce que pouvais donner un concert de Candlemass privé de son chanteur Messiah Marcolin . Verdict ? Mats Levén est carrément au dessus de ses prédécesseurs. Certes ce n’est pas un inconnu puisqu’il est passé par les cases Thérion, et Krux. Le titre Prophet débute les hostilités, auxquels des classiques tels que At The Gallows End ou le final Solitude viendront s’ajouter. Mon seul regret à la vue de ce concert est que le groupe ne souhaite plus enregistrer.

Le concert final de cette superbe journée sera celui de Morbid Angel. Ultra fan de ce groupe je me dis que je vais en prendre plein les tympans et plein la tronche. Et bien j’avoue que même si David est un sacré frontman et que Trey possède un jeu de guitare vraiment unique, je suis un peu déçu de la performance du groupe. Peut être la faute à un son pas toujours à la hauteur, peut être que la fatigue commence à se faire sentir, mais la prestation de 2011 sur la mainstage m’avait plus embarquée. Ceci étant Morbid Angel reste Morbid Angel et entre Immortal Rites, Blasphemy ou un Chapel of Ghols me fera toujours dresser les poils sur la peau.
Olive YEAh

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