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Le Pagan Fest à Rennes le 09 mars 2010, reporter Little Girl

Arrivée Rennes, la veille, je m’impatiente toute la soirée avec une mise en bouche des plus beaux morceaux des groupes. Et je me demande quels effets ces groupes-là font en live car c’est une grande première pour moi. Le lendemain, 20hoo, devant la salle, les habitués bretons sont là, et me voilà toute heureuse. Pour la première fois à Rennes, voir Finntroll, Eluveitie (et son chanteur désormais Dread Locks), Dornenreich, Arkona etVarg pour 27 euros seulement, il y avait des gens à l’entrée de l’Antipode. Certaines filles se sont mêmes permises de se prendre en photos devant le bus de la tournée. D’autres font leur communication (dont le Helllfest, Le Menhir Chevelu par exemple). Le concert n’est par contre pas sold-out, et les derniers retardataires peuvent avoir une place, contrairement à Lyon par exemple.

Débarquement dans une salle déjà bien remplie (450 personnes environ) autant par des petits jeunes peinturlurés pour la soirée (et oui, le Pagan, c’est aussi de la peinture sur le corps ;o) que par des habitués un peu plus âgés. Et le groupe allemand Varg prend place… Pour information, Varg est un groupe allemand datant de 2005 (et oui!) qui donne dans le black metal à la sauce pagan. Un groupe qui s’impose direct. Ce qui change dans les couleurs (habituellement le noir et le blanc),c’est le rouge et le noir qui nous surprend. Du fond de la salle, on a l’impression que la scène est plongée dans le sombre avec des jeux de lumières rouges également pour compléter les tenues et le maquillage de tout le groupe. Les moyens sont là en même temps, draps de scène derrière, et deux panneaux devant. Les premières filles commencent déjà à baver. « Bonjour Rennes »… Yeah, les mecs!

Et c’est parti pour un set d’une demi-heure, où divers morceaux sont joués, allant avec surprise avec les plus anciens de leur premier album « Wolfszeit » que j’avais découvert la veille (et oui, on n’est pas parfaite), et des tout neufs sortis de leur cd « Blutaar » sorti fin janvier chez Noise Art Records. En gros, les titres Skâl, Blutaar, Wolfszeit et Schildfront ont été joués. Tout le monde retiendra l’ambiance même si pour moi le set était bien trop court. Le bassiste Timo « Managarm » avait quand même l’air bien bluffé du monde présent pour cette date en tout cas, et ne pouvait pas cacher son sourire. Le groupe n’était par contre pas très remuant sur scène, le chanteur s’impose facilement par contre, avec sa tenue de guerrier, son maquillage et le son en façade était propre. La demi-heure est passée tellement vite d’ailleurs, et entendre Philipp « Freki » Seiler, le chanteur, dire « Merci », ca a fait hurler le peuple! A noter que ce groupe est également attendu au Wacken cette année.

Changement de plateau! Surprise pour certains, c’est Arkona qui enchaîne. J’avais aussi un peu peur, des informations circulaient comme quoi le groupe signé chez Napalm Records en 2009, ne jouait que 30 minutes au total, et ça m’inquiétait. Arkona est un groupe que l’on ne verra pas tous les jours en France. Les ayant loupés au Cernunnos Pagan Festival IV, je me demandais si leur prestation serait aussi efficace que celles que j’avais lues dans certains live-reports. Pour infos, c’est une jolie russe blonde au chant, pas très grande, toujours vêtue d’une peau de bête, et qui ne devait pas avoir froid ce soir-là, entourée de « personnalités » comme Ruslan et Sergei. Le groupe s’installe donc, et on attend la chanteuse qui débarque et qui lance le show.

Elle est vivante sur scène, elle bouge, fait participer le public. Mais personnellement, j’ai eu l’impression qu’elle expédiait le set. En plus, la non-présence du Rémy Bricka des instruments folkloriques a été remarquée par les plus grands fans! Ces derniers étaient samplés et il faut avouer que cela atténuait un peu le côté authentique d’Arkona. Pourtant l’ambiance dans la salle était là et bien présente. Le Set n’a duré que 29 minutes, pas plus, mais bien mené. Reste à se demander pourquoi un set aussi court, alors que le groupe est quand même riche d’albums et d’expériences.

Les titres donc : Покровы Небесного Старца – От Сердца к Небу – Goi, Rode, Goi! – По сырой земле – Yarilo – Купала и Кострома. Vous aurez noté le plus connu Goi, Rode, Goi! qui a rassemblé la foule.

Petite pause, nous attendons un groupe assez particulier. Un groupe autrichien qui a pourtant un historique assez long, 5 albums mais moins connu en France on dirait. Le groupe qui arrive, Dornenreich, va en surprendre plus d’un. Trois personnes, habillées de manière soft (le noir) entrent et s’installent.

Jochen « Eviga » Stock (chant, guitare) se place à gauche et Thomas « Inve » Riesner au Violon à droite. Les deux se regardent et on a l’impression de rentrer dans un autre monde que celui d’Arkona. Quand le show démarre, la salle se calme. C’est totalement une autre ambiance. Les amateurs de groupe comme Apocalyptica ont été servis, d’autres ne comprenant pas que le Pagan, ce n’est pas que de la violence à tout bout de chant (jeu de mots), quittent la salle. Bien sur, ils ne bougent pas des masses, ils restent assez à leurs places, mais ils sont sérieux, propres, et les riffs se distinguent. Le son reste bon. Au premier rang on peut voir que Jochen se concentre, qu’il est bien plus dans son monde avec sa « gratte » que dans une salle certes, mais pour moi, il essaie de transmettre ce que signifie leur musique. Chant, guitare électrique, guitare classique, basse, il faut tout maîtriser devant un public. Le public en profite pour se poser, peu de pogos, pas de slams. Le violon a une place essentielle, assez à l’ouest vis à vis du reste, toujours assez calme sur une musique qui s’emballe. Mais c’est ça qui est bien justement, ce « décalage » voulu et finalement bien foutu

Set liste du groupe : Freit Anz (accoustic), Jagd (de l’album « Geritzt ») Schwarz Schaut Tiefsten Lichterglanz, Der Hexe Flammend’Blick, FlammenTriebe, Trauerrandung…
Et on passe de trois personnes sur scène, à un groupement de huit personnes. Chacun sa place… Eluveitie, je ne m’en souvenais pas comme ça. Ça a bien évolué!

Enfin, le chanteur Dread locks ^^ mais toujours la même présence sur scène. Ce groupe de Folk métal excite vite le public présent et un drapeau breton est levé! Oui, bon, certains ont même pensé qu’Eluveitie était breton! Et on danse, comme en Fest-Noz. La set list comprenant beaucoup plus de titres du dernier album, ce fut pour moi une bonne découverte. Mais les titres paraissent moins engagés, moins poussifs. Et on n’a pas eu droit au fameux : « Your Gaulish War ». Les femmes du groupe ont toutes le sourire, même si la figure centrale reste le chanteur, qui dans un tout autre style que celui de Varg, emporte les cris du « peuple ».

Setlist du groupe: Otherworld (Intro) – Kingdom Come Undone – Thousandfold – Bloodstained Ground – Gray Sublime Archon – Slanias Song – Omnos – Inis Mona – Quoth The Raven – Nil – (Do)Minion – AnDro – Tegernakô – The Liminal Passage (Outro).

Finntroooll ! Et ouais, le groupe qui clôture la soirée n’est plus à définir. Les voir à Rennes, ben c’est juste essentiel! Toute devant, je vois arriver le bassiste, imposant, qui me regarde et moi je me fais toute petite, un peu sous le choc Axelle! Il pose une bouteille de vin à coté de lui avec une bouteille d’eau. Il déplace le retour, se met en jambe, et hop. Pas de sourire, rien. Le chanteur arrive.

Tout fin qu’il est, on a du mal à imaginer une voix pareille. Il s’avance et lance le chaud (jeu de mots). Direct, c’est un peu violent. Mais les gens accrochent, slam, pogos, applaudissements, rien de tel pour souhaiter la bienvenue au groupe. Une des meilleures prestations pour ceux qui aiment le « pur » et « dur ». Les titres s’enchainent sans temps morts, et le chanteur communique avec le public. Je ne me souviens même pas s’il a parlé en français, le chanteur. Par contre, le claviériste, lui semblait rire à certains cris des français.

Super actif, il headbange, le seul coté humain du groupe pour moi. Et pourtant bloqué au clavier! Ok, ca fait partie du show de mettre une certaine distance, mais la grosse tête… bref, passons. Le show est carré (peut-être un peu trop), professionnel et long. Pour les fans de Finntroll, une soirée qu’il ne fallait pas manquer. Pour les autres, à voir.

Setlist FINNTROLL: Blodmarsch (Intro) – Drap – Skogens Hämnd – Slaget Vid Blodsälv – Den Frusna Munnen – Nedgang – Korpens Saga – Nattfödd – Blodnatt – Trollhammaren – Under Bergets Rot – Fiskarens Fiende – Solsagan – Jaktens Tid – Segersang

La soirée se termine, il faut ranger le matériel, un petit coup de main et une petite discussion avec l’ingé light, qui a fait un sacré boulot de professionnel. Il était d’ailleurs étonné de voir que les gens s’intéressent à son boulot. A noter que les groupes (surtout Dornenreich) sont allés discuter avec les spectateurs (alors que le monsieur sécurité ne l’avait pas voulu). Petits sourires, échange et discussion. Il y en avait pour tous les goûts. La soirée se termine par une petite crêpe bretonne et un retour à Brest. Le bus du Pagan repart, pour continuer sa tournée…

Le Pagan Fest à Lyon le 11 mars 2010, reporter Bodom

Qu’il soit assuré chez Groupama, la Macif, la Mma ou autre, peu importe, le metalleux avait ce jeudi soir rendez-vous au CCO de Villeurbanne pour une soirée PAGAN, mais alors pas GAN du tout. Et pour l’édition 2010 de ce désormais festival itinérant de renom, les organisateurs n’ont pas lésiné sur les moyens, ni hésité à mettre les deux pieds dans le chaudron en faisant appel à des formations bien établies comme Finntroll et Eluveitie, accompagnées de Dornenreich, Varg et Arkona, leurs jeunes frères de sang en devenir. Vu le programme, nous ne pouvions donc nous résigner à ne pas vous en toucher quelques mots. Le précieux pass délivré par MyReferencEvents en poche, nous pénétrons dans l’arène déjà pleine à craquer, applaudissant Varg qui termine son show (hé oui, débuter une soirée si tôt, impliquera des retards pour ceux qui bossent) et attendant avec une impatience non feinte la suite des festivités.

C’est maintenant au tour d’Arkona d’investir les planches du CCO. Emmené par l’énergique Masha et profitant du petit buzz dont il bénéficie chez nous depuis quelques années, le quatuor débute son set sur les chapeaux de russes, s’accaparant rapidement toute l’attention de l’assistance. Et la pression ne retombera pas de sitôt, grâce à la facilité dont fait preuve le groupe pour enchainer les hymnes païens et guerriers, entrecoupés ci et là de quelques danses improvisées au détour d’airs slaves plus traditionnels. Le son est loin d’être mauvais ce soir, et les claviers et autres instruments traditionnels samplés, réputés difficiles à doser, sont bien intégrés à l’ensemble. La trentaine de minutes allouée au set passent finalement très vite, le public répondant à chaque sollicitation de la charismatique chanteuse qui réussi à mettre, avouons-le, une sacrée ambiance dans la fosse.

Le changement de style est radical avec l’entrée en scène de Dornenreich, le trio autrichien (guitare/chant –violon – batterie), misant davantage sur les ambiances pour un folk-metal plus posé, voire plus subtil par rapport à la touche pagan vindicative des autres formations. Le public aura besoin d’une chanson entière (et elles sont longues) pour réellement rentrer dans le set de Dornenreich, mais une fois leur univers assimilé, la magie opère d’elle même et nous projette dans un monde sombre, imagé et imaginatif (peu étonnant, le guitariste ayant sévi au sein de Angizia), mais ou la rage reste tout de même de mise, même si plus nuancée. Malgré une prestation intéressante et de belle facture, le sentiment d’avoir un demi-groupe sur scène persiste cependant, et il aurait sans doute été plus avantageux pour le combo d’être accompagné d’un véritable bassiste et pourquoi pas d’un second guitariste.

Suite à la prestation des autrichiens quelque peu en décalage avec le reste de l’affiche et les attentes d’une partie du public, c’est au tour de nos voisins suisses d’Eluveitie de nous montrer ce qu’ils ont dans le ventre. Le changement de plateau sera un peu plus long que pour les autres groupes mais avec sept musiciens sur scène (l’un des guitaristes est pourtant absent), rien d’illogique non plus. Quoiqu’il en soit, le groupe, peut-être le plus attendu de la soirée, est accueilli comme il se doit dès son entame de set. Même si les albums commencent à s’enchainer et à se ressembler un peu trop en studio, en live le groupe bénéficie dorénavant d’un répertoire conséquent lui permettant de piocher avec liberté dans l’ensemble de sa discographie. On retrouvera donc des classiques tels que ‘Tegernakô’ et ‘Inis Mona’ (qui a du rappeler Manau et sa ‘Tribue de Dana’ à pas mal de monde dans l’assistance puisque ces deux chansons intègrent l’air traditionnel celtique ‘Tri Martolod’) entrecoupés de titres plus récents tirés du tout nouveau « Everything Remains As It Never Was » (2010). La formation est bien en place et les instruments folkloriques (violon, flutes, vielle à roue, mandoline et cornemuse) apportent leur lot de dépaysement. La setlist défile tandis que les degrés Celsius, eux, s’enfilent ! La température monte et ce n’est pas la courte incartade acoustique de ‘Omnos’, ou les filles s’accaparent les chants, qui permettra au public de souffler, surtout que de con côté Christian Glanzmann, le leader de la troupe encourage pogos et circle pits (dont le premier fut un bel échec, d’ailleurs). Malgré les hurlements désespérés d’une partie de la foule réclamant ‘Your gaulish war’, ce sera sur un ultime ‘The liminal passage’ rallongé que nos petits suisses achèveront leur set.

Mais la grosse bête velue et chevelue de la soirée reste incontestablement Finntroll. Les finlandais, eux aussi en pleine promotion de leur dernier rejeton « Nifelvind », ne tarderont pas à débarquer, prêts à en découdre. Ne connaissant que les classiques du groupes mais les ayant vu au Raismes Fest de 2007, j’avouerai que la musique du combo passe bien mieux en plein air, dans une ambiance estivale plus propre à faire la fête, bière à la main. Néanmoins, le groupe et son folk-death bien gras et enjoué ne démérite pas, encourageant sa vile progéniture à entretenir pogos dévastateurs et slams endiablés, en contrebas. Les éclairages, tamisés de bleus et de verts, reconstituent à merveille les sombres atmosphères des non moins sordides cavernes d’ou ont réussis à s’extraire il y a maintenant une douzaine d’années, ces trolls finlandais, avant de venir propager leurs chants impies mais ô combien fédérateurs sur le reste du vieux continent. Et il n’y a qu’à voir (et entendre) la manière dont le public scande le refrain de l’archi classique ‘Trollhammaren’ pour s’en convaincre, si ce n’est déjà fait. Cependant, sur la durée, les hymnes de la formation tendent à se ressembler, si bien qu’arrivé dans sa dernière partie, le set semble s’étirer quelque peu en longueur et pourtant, le sextet aura au final joué moins longtemps que leurs prédécesseurs. Un bon moment tout de même !

En tout cas, avec une affiche sold-out quelques semaines avant l’évènement et cinq groupes qui, chacun à leur façon, ont mis une sacrée ambiance dans la salle comme sur scène, voici ce que j’appelle une soirée réussie. Et comme cela devient de rigueur, espérons qu’elle en amène d’autres!!

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