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La première édition de ce festival à Paris a suscité beaucoup de publicité et d’intérêt sur Internet et dans les zines. L’idée de créer trois jours entiers dédiés à la « musique extrême », dans ses trois volets (Hard Core, Punk et Metal) paraît être en effet la naissance d’un concept intéressant. Comment ces trois jours ont-ils été vécus pas les gens, quels en sont les retours?

Dans un premier temps, je ne suis pas allée au festival de manière « conventionnelle ». Mon report ne sera donc ni précis, ni technique, et fera référence plutôt à mon ressenti sur l’évènement. J’ai dû plus ou moins m’adapter aux circonstances (déplacements, entrée, accréditation que je n’avais pas). Cependant je souhaite remercier les personnes qui se reconnaîtront, d’avoir tout fait pour que puisse assister au moins à une partie de la journée « metal stage ». Bodom ainsi que l’adorable personne que j’ai rencontrée devant les portes, qui m’a donné un billet trois jours qui n’avait plus de talon. Force est de constater que ce sésame a été fort utile, accompagné d’un petit coup de culot quand même. Fabuleux. Malgré les trois groupes que j’ai pu voir seulement, ce à mon grand regret. Mais comme on dit, quand on a la main, il n’est pas toujours possible d’avoir le bras avec.

J’ai donc vu Entombed, Samael et une bonne partie de Dark Funeral. Cela a suffit à remarquer deux trois petites choses qu’il me paraît utile de pointer. L’une des photographes avec qui j’ai eu un petit échange m’a révélé que ce festival n’aurait probablement plus sa place à Paris l’année prochaine. Pourquoi ? « Pas assez d’entrées vendues » m’a-t-elle dit. Posons-nous les bonnes questions. Attirer trois scènes différentes sur trois jours d’affilée, sans parking, ni moyen de dormir en dehors des hôtels de proximité, (l’Elysée Montmartre est il un endroit adapté à ce type de manifestation ?) cela implique forcément que trois publics différents vont prendre leur pied sur les trois jours. D’accord. Il est vrai que le metalleux parisien de base (je me lâche) a donné l’image de quelqu’un d’apparence assez difficile, et être ouvert à une scène Punk va lui poser un « souci ».

On a ensuite le problème du logement, du parking, et de cette fameuse crise économique, mettez tout ça ensemble et il devient logique que le nombre de préventes s’en fasse ressentir durement.

Enfin… l’accueil. Je suis allée au bar chercher… un verre d’eau (on casse le mythe). Je me suis durement faite renvoyer sur un buisson de roses noires, le serveur se sentant agressé par le fait que je ne me sente pas bien et qu’il fallait me filer de l’eau rapidement. J’ai payé trois euros sans soucis pour mon eau… mais je n’ai pas compris son attitude. J’espère que ça n’a pas été le cas pour tout le monde.

ENTOMBED

Ca démarre, et je déguste Entombed, un groupe qui ma foi et à la décharge de l’Elysée, a assuré avec beaucoup de générosité, sur une très belle scène. L’endroit est pro, propre, et l’organisation en place. Une fosse à photographes, imposante, a été mise en place. Je n’ai personnellement pas cherché à en avoir l’accès pour ce premier groupe. J’ai juste pu voir comment, avec des morceaux travaillés, puissants, qui « envoient du bois », comme on dit… Entombed avaient réussi à réveiller l’assemblée des endormis.

SAMAEL

Samael ensuite a été un coup de cœur. Il est vrai qu’un autre coup de culot m’a permise de rentrer dans la fosse aux lions (les photographes) sans pass… et même à en filmer l’intro alors que théoriquement, j’ai entendu dire que c’était interdit. Je ne voulais pas rester ici durant le show, appréciant les prises de vue au zoom de plus loin. De toute façon, tous les photographes ont été virés au bout du troisième morceau, une pratique dont je n’étais pas au courant, mais tout à fait normale apparemment. Bodom et Son, je vous rejoins, je vais commencer très sérieusement à m’intéresser aux bassistes ! Certaines personnes pourront, une fois encore, reprocher à Samael une prestation trop « electro » contrairement à ce qu’ils ont pu fournir au Hellfest 2009 avec plus de vieux morceaux. J’ai pu retrouver quand même ce côté « Old School » sur certains passages, et je peux vous jurer que leur prestation scénique est complètement dingue en ce qui concerne leur pêche incroyable sur scène. Le bassiste et le batteur, la banane à tout bout de champ… jouaient les kangourous fous avec des poses hyper travaillées, pas brouillon, pour le plaisir de nos yeux ébahis. Le chanteur et le guitariste nous ont fait partager leur passion pour la musique. C’était un show formidable, Samael n’a rien à prouver, surtout quand on connait ce qu’ils faisaient dans des temps plus anciens.

DARK FUNERAL

Dark Funeral, tout un programme. Nul ne me contredira, il faut les connaître avant de les aborder en live, pour la bonne et simple raison qu’ils n’arrivent pas en débutants. Ah oui, dès l’intro ça calme. Qu’est ce que j’ai entendu après ? « Oh, on ne voit pas la différence entre leurs morceaux ». Bien évidemment, ils nous ont proposé du Black Metal. Du vrai Black Metal par l’intermédiaire d’un show mature et nickel, complètement en conformité avec ce qu’ils sont. Dark Fu reste une valeur sûre du Black Metal en Live.

Coup de téléphone ensuite, je dois me rendre à la Cigale récupérer mes amis pour rentrer. Je ressors des étoiles plein les yeux, forte de cette nouvelle expérience et de toutes ces belles choses. Merci à toute l’organisation pour avoir tenté de mettre en forme ce défi, et comme tout festival, celui-ci, s’il perdure, aura besoin de tirer des leçons de ses erreurs… et de ses réussites.

Miss Gwenn

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