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Live report + vidéos : Bloodybarbie

ensiferum paris

 

 

Wolfheart
Quel beau cadeau nous ont offert Ensiferum en emportant avec eux leur compatriotes Wolfheart en tournée, avec qui ils partagent le même producteur. D’ailleurs, Wolfheart a également sorti un super nouvel album (je vous laisse lire la chronique de ce dernier qui vous en dira davantage sur le groupe et leur musique : http://www.soilchronicles.fr/chroniques/wolfheart-tyhjyys). J’avais hâte de les voir interpréter quelques nouveaux morceaux. Ils ont malheureusement choisi « The Rift »  (un seul nouveau morceau et le moins bon, bouhhhh !!!)
On remarquera qu’ils ont bien plus d’assurance et sont moins distants envers le public par rapport à la fois où je les ai vus en première partie de Swallow the Sun. Le guitariste adresse quelques mots à ce public très chaleureux et ce après chaque morceau, faisant un appel aux circle pits et le public s’exécute.

On notera le pire son de toute la soirée lors du troisième morceau où la caisse claire  dominait tous les instruments et le chant (en plus c’était le morceau où il y avait le plus de blasts, quel supplice !) ; on n’entendait qu’elle, ce qui nous a bien troué les tympans. Monsieur l’ingé son, fallait pas aller pisser à ce moment là ! Dieu merci, il a rectifié le tire pour la suite du set.
Je ne remercie pas l’ingé lumière pour ce choix de lumière strobo aveuglante qui obligeait à fermer les yeux de peur de devenir aveugle ! A part ces petits bémols non négligeables, la setlist était vraiment bien choisie, puisant dans chaque album, mais trop courte parce que 30 minutes de Wolfheart seulement, c’est extrêmement frustrant !
Vivement qu’un jour ils tournent en tête d’affiche pour avoir une bonne dose de ce sublime Death ultra melo glacial (ou comme dirait mon collègue Willhelm von Graffenberg, le « winter metal »)

Setlist Wolfheart :
– The Hunt
– Strength and Valor
– The Rift
– I
– Aeon of Cold
– Zero Gravity
– Routa Pt. 2

Skyclad

Qui l’aurait cru ? Qui aurait cru qu’un jour nous verrions Skyclad en concert et avec un nouvel album ? Cette année a été un miracle qui nous a apporté une belle surprise.
Avant même qu’un groupe comme Ensiferum ne se forme (et là on parle des grands groupes de folk déjà), les anglais Skyclad de Newcastle ont inventé le Folk Metal en ajoutant des instruments folk à du heavy, et ça on l’oublie car Skyclad s’est fait oublier… Et la nouvelle génération ne l’ignore ! Et oui, je suis désolée de vous annoncer que ce ne sont pas des scandinaves qui ont eu l’idée de métalliser le folk. La Machine du Moulin rouge était déjà assez bien remplie ce soir, mais si Skyclad était écrit plus grand sur l’affiche, ça aurait été dans aucun doute sold out car j’en connais qui n’étaient pas au courant que Slyclad allait jouer pas moins d’une heure et ont raté le concert !

 

Skyclad a connu d’innombrables changements de line-up mais sur ce nouvel album et cette tournée, nous avons Steve Ramsey à la guitare (un membre originel à la guitare depuis 1990) tout comme le bassiste (et guitariste acoustique) Graeme « Bean » English. Plus récents, Dave Pugh est à la guitare et l’adorable violoniste (qui a la bougeotte sur scène) : Georgina Biddle assure son rôle, les derniers arrivés dans le groupe étant Kevin Ridley au chant depuis 2001, même s’il a été à la guitare depuis 1998 et producteur depuis 1990, et enfin Arron Walton à la batterie. D’ailleurs on notera le bel interlude où le frontman présente chacun des membres en leur laissant quelques secondes pour nous saluer avec leur instrument… en oubliant Dave, le guitariste, qui attendait impatiemment son moment de gloire… Mais il a été puni.

 

Eh tout cas la setlist était bien festive, j’ai vraiment adoré ce bel esprit que dégageaient les musiciens, surtout le charismatique frontman, très communicatif, proche de son public et surtout plein d’humour. Un petit discours marrant avant chaque titre joué et c’est dommage que les groupes n’aient pas cette pratique. Ça a été le cas notamment pour une chanson assez spéciale musicalement (punk folk rock) traitant du changement climatique où il évoquera le G20 qui a eu lieu à Paris il y a deux ans. On apprend aussi (pour ceux comme moi qui ne lisent pas les news) qu’il s’est passé quelque chose en Espagne quelques jours avant le concert car il dédiera « the Parliament of Fool » à cette situation (le vote de l’indépendance de la Catalogne). Ce moment épique où le frontman nous apprend le petit refrain en un mot « Starstruck » (du nouvel album) qui a bien évidemment était déformé en « Startrek »… Vous voyez, comme quoi le folk peut parler de tout (même de politique) et pas que de viking ou de paganisme !

 

 

On notera la blague très subtile et drôle qu’a placée le guitariste entre deux morceaux : « c’est notre dernier concert » dit-il ironiquement en se foutant de la gueule de son groupe.

C’était vraiment une heure au top du top : excellente setlist et ambiance bon enfant avec une grande participation du public sur certains refrains qu’il a appris sur place, ainsi que les nombreux circle pits, tout ça grâce au sacré frontman qu’est Kévin et qui gère du feu de dieu ! Vivement une tête d’affiche : qui sait, peut-être que le Cernunnos nous l’offrira. En tout cas certains morceaux joués en live sont assez différents de leurs versions originales car le son acoustique de la guitare de Kevin domine alors que sur album se sont plutôt des guitares électriques qu’on entend (exemple: « The Song Of No-Involvement »).

 

Setlist Skyclad :
– Intro (Pipes Solo)
– Earth Mother, the Sun and the furious Host

– Spinning Jenny
– Change is coming
– Another fine Mess
– The Song of No
– Involvement
– Starstruck
– The One Piece Puzzle
– The Widdershins Jig
– The Parliament of Fools
– Another Drinking Song
– Great blow for a Day Job
– The Queen of the Moors
– Inequality Street

Ensiferum

Ensiferum est un des piliers du Folk Metal, contemporains mais plus récents que Skyclad. Les finlandais viennent nous voir quasiment chaque année ; si ce n’est pas pour un nouvel album, c’est en co-tête d’affiche ou pour fêter l’anniversaire d’un album. Leur dernier passage était avec Iced Earth l’année dernière au Bataclan, mais comme ils n’étaient pas en tête d’affiche et pas avec un public folk, c’était un show insipide, même si la setlist n’était pas mauvaise, parce que l’ambiance folk fait toute la différence.
Cette fois les finlandais viennent avec un nouvel album, leur pire album et vous pouvez en lire ici ma critique : http://www.soilchronicles.fr/chroniques/ensiferum-twopaths.

Comme je ne l’ai pas apprécié, j’appréhendais cette tournée…

 

 

Mais tout compte fait, les quelques titres joués hormis « Two Paths » où vous devez vous boucher les oreilles quand Sami chante, « For those who fight for Metal » et  » Way of the Warrior » rendaient bien sur scène. J’étais d’ailleurs étonnée de voir beaucoup de gens connaître les paroles de morceaux si récents. Ce qu’il y a de bien chez Ensiferum, c’est qu’à chaque concert, ils ressortent des morceaux qui ont pris la poussière : cette fois, c’était “Treacherous Gods”. Toujours les classiques et tubesques « From afar », « In my Sword I trust »,  » Tale of Revenge », « Victory Song », et bien sur le morceau où tous les fans français se mettent à chanter phonétiquement en finlandais (ça me fait toujours trop rire) : « Lai lai hei ». Plus récemment, de l’avant dernier album, le traditionnel délire disco au milieu de « Two of Spades », un titre que je trouve juste parfait pour le live.

 

 

 

 

Nous avons aussi eu le droit à l’anniversaire de Netta (j’ai l’impression que c’est toujours l’anniversaire de quelqu’un dans certains concerts… bon là c’était la veille), le public prendra deux minutes pour lui chanter ‘joyeux anniversaire’ en français et en anglais le temps qu’elle pose son accordéon et prenne son micro pour chanter entièrement la chanson qu’elle a écrite du nouvel album : « Feast with Valkyries », tellement géniale !

 

Ensiferum en live, c’est toujours de la valeur sûre, mais ce qui fait la différence entre deux concerts, c’est l’ambiance dans le public car j’ai assisté à des concerts sans saveur. Celui-ci était sans doute le meilleur concert parisien d’Ensiferum : nombreux ont été les circles pits et un gros bordel s’y est invité (j’ai déjà vu un concert d’Ensiferum à Paris sans le moindre pogo). On notera bien la personne qui a vomi et qui a créé un vide sur 1m de diamètre car c’était invivable de rester à côté… mais elle en a été au point de ramasser son vomi !

On a toujours le droit à une petite distraction, que ça soit pour meubler un problème technique ou pour le fun. Et cette fois, c’était à la toute fin quand Markus prend sa guitare dans son dos pour jouer à l’envers, un petit concours de rapidité avec Netta qui frimait avec son jeu très rapide et technique à l’accordéon ; il remportera ce concours et regagnera du talent après que Petri lui aura fait boire une bouteille de bière.

 

On notera le nombre de T-shirt d’Amon Amarth, bien plus nombreux que ceux d’Ensiferum… Et pourtant on a beau répéter qu’Amon Amarth, c’est pas du folk mais du death mélo !

Un grand merci à Access Live pour avoir permis cette date d’enfer, à Metalblade et Replica pour l’invitation et aux groupes pour cette magnifique soirée !

J’étais allée à la rencontre de l’adorable Netta avant le concert, voici l’interview : http://www.soilchronicles.fr/interviews/ensiferum

 

Setlist Ensiferum :

– Ajattomasta Unesta
– For those about to fight for Metal
– Two Paths
– Two of Spades
– King of Storms
-Treacherous Gods
– In my Sword I trust
– One Man Army
– Tumman Virran Taa (interlude)
– The longest Journey (Heathen Throne, Part II)
– Way of the Warrior
– Feast with Valkyries
– Mourning Heart (interlude)
– Tale of Revenge
– Victory Song
– From Afar
– Lai Lai Hei

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