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Endstille, Otargos, Cruxifiction : Paris [26/02/2011] ...

Le 14 avril 2011 posté par juliA photosynthese
Après un mois de février très électro, j’entends déjà certains d’entre vous qui pourraient crier « Oh!! Scandale! Une fosse, ça n’est pas un dance-floor pour goth!! » Ok alors, samedi 26, février Epiphora présente : Cruxifiction, Otargos et Endstille ! Une soirée 100% black metal!!
Ouverture des portes à 19h … ça va tarder car la salle et loin d’être remplie. Un public relativement jeune! Ambiance gros black bourrin dans les looks, mais aussi beaucoup de demoiselles… 

C’est environ 30minutes après que nous débuterons avec Cruxifiction, groupe formé en 2005 et originaire de Provin (« The » ville médiévale de la région parisienne (77)), pour ceux qui aimeraient faire une ballade touristique !). Groupe que j’ai eu l’occasion de voir dans plusieurs petites salles parisiennes, qui avait à une époque comme originalité un batteur très jeune! Mais la protection des mineurs à dû passer par là, et il fût remplacé… le groupe est aujourd’hui composé de : Sapian au chant et à la basse, Saroth guitare et backing, Belial guitare et Keriel à la batterie.

À première vue le public n’est pas motivé, entre les retardataires (qui n’arriveront que pour Otargos), et les gens au bar ou au fumoir, bref ils pourront tout de même compter sur un premier rang bien motivé, essentiellement composé de photographes ! Corpspaint et look guerrier, autant vous dire que Cruxifiction annonce la couleur, ça va envoyer du black bien lourd! On notera un chanteur charismatique et efficace, qui ne manquera pas de mener sa troupe au combat pour conquérir le public. Les musiciens sont bons et le batteur un bon excité du scornbeat. Une musique efficace et dynamique, mais je dois avouer ne pas être tout à fait sous le charme de cette nouvelle vague de black metal ou je trouve qu’il y manque un peu d’originalité… Un set court mais on peut sentir le plaisir pour eux de sortir des petites salles pour assurer la première partie de groupes qui pourraient compter dans leurs influences musicales. À noter aussi un son pas top top dans la salle. Mais au final une bonne partie du public sera conquis, headbang en masse et bruits de couloir assez positifs, un peu moins pour d’autres… Mais sans aucun doute Cruxifiction est entrain de faire sa place dans le milieu et je pense que l’on va continuer à entendre parler d’eux!

Quelques cigarettes plus tard et l’on se retrouve avec Otargos. Les bordelais se sont formés en 2000, pour envoyer du gros black à l’idéologie nihiliste, prônant le chaos et dénonçant la futilité de l’espèce humaine. Cinq albums à leur actif et un beau parcours pour un groupe français (qui en général ne fait pas long feu dans la scène black) Hellfest, première partie de groupes phares comme Watain ou ce soir Endstille.


Entrée en scène, et l’on peut déjà apprécier un jeu de lights !! De magnifiques lasers rouges comme ce que l’on voit dans les films ou les méchants braquent des bijouteries !! Bon en gros, c’est pas terrible quoi… on préféra dans le genre les lasers verts de Punish yourself ! Bon bien sûr le corpspaint et toujours présent et j’ai entendu dire que celui-ci avait changé… Lookés d’armures et autres, qui ne sont pas sans rappeler Dimmu Borgir ou Dark Funeral ! Mais je dois avouer que mon coup de cœur fashion se tournera plutôt sur le pied de micro en crane, qui me rappelle celui du chanteur de Moonspell. Le set, beaucoup de morceaux du dernier album « No god/No satan », également des titres phares qui ont fait le plaisir des fans comme : « hovalcalypse ». Ce n’est plus un secret, Otargos est une valeur sûre sur scène, même si ils nous servent les classiques de headbang et cheveux, ils le font bien ! Rien à redire également sur la technique, batterie et rythmique puissante, compo solide et efficace, j’ai envie de dire un peu trop même… Ce qui me dérange une fois de plus c’est un peu le manque d’originalité, le manque de petits défauts qui font le charme « black metal », ici c’est propre et ça manque de rock’n’roll quoi … Sinon le chanteur s’impose en maître de cérémonie, et si pour moi la magie du show n’opère pas plus que ça, il saura le faire sur le public qui est à bloc et s’agitera en pogos et headbangs. Enfin, vive la musique des bordelais ! Et à re-noter que le son n’est toujours pas au top …
Breack et re-clope, dans la petite et agréable terrasse du Glazart avec ces plantes et son effet « bois, exotique ou bar de camps de vacance » mais qui aura bien pris la pluie!
Et nous revoilà devant la scène avec Endstille, groupe de black metal allemand plus précisément de Kiel, et formé depuis 2000. C’est très jeunes qu’ils forment le groupe, avec une grosse influence pour le black metal classique, et un thème qui les passionne : la guerre, qu’ils ne manqueront pas de nous servir pour les artworks, les paroles, mais aussi dans une attitude guerrière, haineuse envers leurs contemporains…

Les voici en scène, corpspaint et c’est reparti pour la krieg ! Cette fois-ci avec une lumière qui donnera plus de lisibilité. On appréciera le corpspaint outrancier, la surenchère de sauce tomate en guise de sang! Musiciens encapuchonnés et la panoplie impressionnante de grimaces du chanteur, qui ferait pâlir de jalousie les étudiants des courts Florent ! Bref du grand cinoche quoi… j’avoue que j’aime bien … mais … même si ce genre de truc et toujours 3éme degré, la c’est trop drôle, du coup la guerre tout ça … ben non ! On rigole mais impossible de flipper ! Musicalement Endstille, comme les autres groupes de cette affiche, c’est du gros black… à mon goût pas très original. On peut toutefois apprécier des guitares agressives et tranchantes et une batterie qui blaste (beaucoup!), sèche et métronomique, qui soutient une sonorité violente. Un spectre malsain donne un peu de personnalité par des sons froids et un chant entre le criard et l’aigu, et du grohl ! Mais il semblerait que ce nouveau chanteur ne fasse l’unanimité, que ses performances scéniques feraient perdre du cachet à la personnalité du groupe…


Au final il ne me restera pas un souvenir impérissable de ce concert… musique répétitives, toujours dans l’idée du black bourrin efficace et qui envoie du lourd ! Je ne suis pas forcément une grande fan de cette nouvelle vague, les fans quant à eux avait l’air ravis, toutefois ça n’est pas ce soir que j’aurais était conquise … à suivre!

Photos et report : juliA photosynthese

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