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(NdMFK) « Petit nouveau » chez nous, Eric ‘Kilmister’ nous raconte tout ce qu’il a vu à l’Ampérage le premier juin dernier à Grenoble. Les petits jeunes de Electric Shock, Eternal Flight, le Circle II Circle de Zak Stevens et Nightmare pour une soirée de folie.

Par Eric ‘Kilmister’, photos de Metalfreak

 

Ce soir, c’est une bonne grosse soirée qui s’annonce à l’Ampérage. En effet, Les locaux de NIGTHMARE viennent jouer « à domicile», donc c’est déjà l’assurance de bien se déboiter les cervicales. De plus, cerise sur le gâteau, ils viennent accompagnés de CIRCLE II CIRCLE ! Pour le fan de SAVATAGE que je suis, voir évoluer le grand Zak Stevens est tout simplement génial ! Le temps de faire le tour des potes devant l’entrée je rate le début d’ELECTRIC SHOCK. Sur ce que j’ai vu, c’était correct, avec un chanteur assez à l’aise dans les aigus, et un choix de reprises (AC-DC, Judas Priest, Manowar) qui a fait mouche sur le public connaisseur comme il se doit. Un bon petit groupe a revoir.


Avec ETERNAL FIGHT, c’est monté d’un cran. Leur excellent power métal a fait mouche et a commencé à bien faire bouger la fosse. Je ne vais pas m’arrêter longtemps sur leur prestation, connaissant peu le groupe, mais franchement c’était bon ! Tout est bien en place, des duels de guitares épiques, un chanteur à l’aise dans le genre, et une section rythmique qui déboîte… Juste ce qu’il fallait pour finir de bien chauffer la salle pour la suite.

 


L’ambiance monte encore d’un cran quand CIRCLE II CIRCLE monte sur scène. Ils ont pour un soir inversé les rôles avec NIGHTMARE (Grenoble oblige !) et c’est donc eux qui ouvrent. D’entrée, les claviers d’Hank Werner entament l’intro de « The edge of thorns » tiré de l’album éponyme de SAVATAGE, album qu’ils joueront dans son intégralité. On aura donc droit à un show hommage au passé du chanteur Zak Steven. D’ailleurs, dès que celui-ci se mets à chanter, on voit tout de suite à qui on a affaire ! Sa voix se module, tantôt grave, tantôt aiguë, tout en gardant cette chaleur qui la rend si reconnaissable : bref, un Monsieur !

Donc, les pépites de « The edge of thorns » s’enchaînent : « He carves his stone » avec ses nappes de claviers excellentes, « Lights out » très péchue, suivie de « Skaggy’s tomb », l’instrumental « Labyrinths » enchaîné à la power-ballad « Follow me » sur laquelle Zak met le public à contribution, avant que les soli croisés de Wentz et Hudson ne mettent tout le monde d’accord ! Suivront ensuite « Exit music », puis « Degrees of insanity », peut-être la plus prog de la setlist, avec des claviers qui font penser à la fois à DREAM THEATER et à MARILLION. « Conversation pieces » avec son intro très métal fera également mouche, la section rythmique faisant merveille sur ce titre. La deuxième ballade de la soirée, « All that I bleed » donnera l’occasion à Hank Werner encore de s’illustrer avec de très belles envolées de keyboards. Pas vraiment la meilleure chanson de la soirée mais bon, Zak excelle dans cet exercice de style alors ça passe !


Retour aux choses sérieuses avec « Damien » et son riff d’intro que CIRCLE II CIRCLE va faire sonner beaucoup plus heavy que sur la version de l’album. « Miles away » avec encore ce petit arrière goût de prog, sans doute cette façon d’utiliser les claviers ? Pour en terminer avec SAVATAGE, on aura droit comme dans l’album à la dispensable et mièvre ballade « Sleep » (trop entendu de trucs qui ressemblent à ça). CIIC reviendra pour un ultime morceau cette fois de leur dernier album. Je m’attendais à « Diamond blade »…Et on a eu droit à un « Epiphany » de haute voltige. Donc pour résumer, un groupe qui maîtrise parfaitement son sujet, qui possède en la personne de Zak Stevens un chanteur de très haut niveau. A revoir sur une vraie playlist de CIRCLE II CIRCLE, même si ça m’a fait énormément plaisir d’entendre en live des classiques du grand SAVATAGE.


Nightmare de retour sur ses terres !!! Toutes les conditions sont réunies pour une dernière partie de soirée mémorable ! Le public est chauffé à blanc quand Jo, le frontman de Nightmare lance « bonsoir Grenoble ! » On sent vraiment d’entrée que le groupe est content d’être là. Ça part d’ailleurs très fort car dès le début ça cartonne sévère ! « The preacher » et « Wicked white demon » ouvrent de fort belle façon le show des bûcherons locaux. Le son est même limite trop saturé car au début on peine un peu à distinguer les guitares (mais ça va très vite s’arranger). Vient tout de suite derrière l’un des classiques du groupe, « Eternal winter », et le public réagit en conséquence en se lançant dans un pogo effréné qui ne sera d’ailleurs pas le dernier de la soirée, loin de là. Ce morceau est vraiment un des moment fort en live, Jo se ballade littéralement sur les parties vocales, et ce constat-là se renouvellera tout le long du show. Ce mec est un grand qui n’a rien à envier au ténor du genre !

Un extrait de « The glorious burden » pour continuer avec le morceau titre de l’album, Matt et Franck s’en donnent à cœur joie, moulinant à tour de bras pendant que Yves et David martèlent une rythmique infernale. « Children of the nation » avec sa cohorte de chœurs en contrepoint ne viendra pas affaiblir la prestation des grenoblois. S’ensuivront « Thrill of death » et « Sunrise in hell » avec entre les deux un petite aparté de Jo Amore qui nous redit combien il est content d’être ici au point d’avoir l’impression de jouer dans son salon avant d’enchaîner avec un morceau plus ancien, comme Jo l’annoncera. Et là je doit avouer qu’on a été quelques anciens à espérer un petit « Waiting for the twilight »…, mais ça sera finalement « Cosmovision ». La catégorie « oldies » se poursuivra néanmoins avec une version speedé de « Trust a crowd », qui sera suivie par « Shattered hearts ».


Vous vouliez des classiques ? En voilà encore un avec l’imparable « Gospel of Judas » et une (encore) très haute performance de Mister Amore sur des parties vocales pourtant pas simple a chanter. Petit moment de répit ensuite ou on sera quelques-uns à essayer de convaincre le groupe de nous faire « Waiting for the twilight » en entonnant le refrain depuis la fosse. Jo nous fera le plaisir de le reprendre « a capela » rien que pour nous ! Merci, la grande classe ! Voilà un mec qui respecte son public ! « Crimson empire » et « Doomsday » clôtureront le set qui n’aura jamais baissé en intensité.
Nightmare reviendra encore une fois, accompagné de plusieurs membres des autres groupes pour une épique version du « Heaven and hell » de Black Sabbath pour le désormais traditionnel hommage à RJ Dio.


En conclusion, une grosse soirée avec plein de bonnes choses, personnellement le plaisir pour moi d’avoir fait des rencontres intéressantes, et un grand groupe, qui n’a malheureusement pas (encore) la place qui devrait être la sienne dans le gotha du power métal. Il faudrait qu’on m’explique un jour en quoi Nightmare est inférieur à un Accept par exemple ?

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3 commentaires sur “Electric Shock + Eternal Flight + Circle II Circle + Nightmare (Grenoble, l’Ampérage, 1er juin 2013)”

  1. 1

    Récit de la soirée qui met l’eau à la bouche et donne bien des regrets aux absents
    🙂

  2. AvatarChrist Tof
    Posté: 4th Juin 2013 vers 21 h 54 min
    2

    Très belle soirée … vraiment. merci à nightmare de ne pas oublier Grenoble, et de nous amener des (très) bons groupes avec eux … à bientôt 😉

  3. 3

    Yeeaaaaaaahh content de ma recrue
    c’est top Eric ^^
    on va bien se marrer tu vas voir

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