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Desertfest Belgium jour 3 le 11/10/2015

Le 13 février 2016 posté par Bloodybarbie

Live report & vidéos : Bloodybarbie


Et on arrive tristement à la fin de cette 4ème édition du Desertfest en Belgique, une troisième journée bien chargée s’annonce avec, bien sûr, que du bon !

Glowsun: Leeeet the sun glooooow…

Pris par certaines attractions et ayant oublié l’heure du premier concert, voilà que j’arrive en retard – mais à temps – pour voir un groupe que j’ADORE (autant que Dior) et c’est d’ailleurs un groupe made in France existant depuis 2008. Le trio lillois dispose de 3 excellents albums bien riches (en gros un album tous les 2-3 ans et plein de concerts entre temps). Tout est merveilleux chez Glowsun, qui propose un Stoner inégalé (ou se rapprochant le plus de My Sleeping Karma, si je devais citer une référence). Pour les avoir raté près de chez moi à Paris à plusieurs reprises (j’ai eu peur de les rater une énième fois), voilà que ce moment tant attendu est arrivé. Les voir et les écouter pendant une heure est un réel moment de plaisir intense, surtout sur une scène aussi belle et un son aussi excellent que l’était celui de la Desert Stage, avec un défilé d’images stoner colorées et psychédéliques, les œuvres du Johan, même, puisqu’en plus de ses incroyables talents de compositeur et de guitariste, il est aussi illustrateur et auteur d’une belle expo de sérigraphies… d’où sa belle sélection d’images défilantes qui donne de belles couleurs et un charme à leur musique. Le show est captivant et hypnotique, c’est le moins qu’on puisse dire : on ne les lâche pas d’un regard (les images, hein) ni d’une note. Tout ce qu’il y a de bon dans le Stoner, Glowsun sait l’exposer et le mettre en valeur. L’occasion pour eux de nous exposer quelques extraits de leur album « Beyond The Wall Of Time » 100% instrumental, fraîchement sorti quelques mois avant cette date (en juillet) pour ce set quasi instrumental !

Un grand groupe mais hélas pas encore assez connu ni reconnu, mais ce n’est qu’une question de temps : j’ai une totale foi et conviction en ce qu’ils font, et la signature avec Napalm Records bien méritée ne fera que les aider.

 

Valient Thorr : les Thorr tuent sur scène

Voilà notre pause café sans café, Valient Thorr suffit à lui même pour mettre de l’ambiance et vous secouer avec son Heavy Rock teinté rock’n’roll à la Mötörhead. Si on devait faire une course au tempi soutenus de tout le fest, Valient Thorr serait en pôle position avec Orange Goblin (et Earth recevrait le prix du tempo le plus lent). Puis en plus, quoi de mieux quand on a un sacré frontman qui veille à ce que le public prenne plaisir et soit présent avec eux, qui a un beau sourire, qui est communicatif (parfois barbant quand il chante sans cesse et il parle vraiment beaucoup entre deux morceaux) et qui a de l’humour, qui a une voix très, très spéciale. D’ailleurs, il était tellement joyeux qu’il nous chantera « Feeling good ». N’oublions pas ce jeu de guitare d’enfer qui assure un groove rock’n’roll et une armada de soli jouissifs et bien techniques, que du bonheur !

En tout cas, le plus drôle, c’est lorsqu’ils quittent la scène, comme s’ils étaient pressés : le roadie les renverra sur scène en leur disant qu’il leur reste un peu de temps pour continuer à jouer. C’est bien la première fois que je vois ça !

Il nous fera même chanter quelques airs à la con !

Rock’n’roll en force ! Mötörhead peut être fier de vous !

Ils nous annoncent la sortie d’un nouvel album en 2016, très bonne nouvelle car leur dernier date de 2013.

 

Maudlin : « Ce fut court, mais intense »

Une autre saveur à laquelle on n’a pas gouté durant ce festival : le gout oriental, et c’est aux belges Maudlin de nous en fournir une dose ! Ils se définissent comme – attention – « post-hardcore psychédélique » et je confirme ce cocktail très varié, mais surtout psychédélique, dans le mid-tempo. Le groupe n’est pas complètement méconnu mais peu connu malgré son existence avérée depuis 2004 et 4 albums dans les poches déjà !

Ce fut un bref quart d’heure pour la découverte, fort sympathique, de Maudlin. De toute façon, il n’y a eu aucune mauvaise surprise au Desertfest (sauf Earth). Direction la Canyon Stage à la découverte de ce groupe dont j’ai beaucoup entendu parler : Papir !

 

Papir : Ausweiss, bitte !

Jusqu’à présent, le son était nickel pour tous les groupes que j’ai vus, mais pour les danois de Papir, plus dégueulasse tu crèves et surtout mal équilibré entre les instruments (néanmoins on peut admirer le jeu de batterie bourré de contretemps), au point de ne pas pourvoir apprécier leur musique tel qu’il se doit. Je suis restant quelques minutes jusqu’à ce que je n’en puisse plus puis j’en ai profité pour me restaurer avec de voir UFOMAMUT.

A la base, la musique du trio qui est légèrement orienté prog/post-rock avec un sérieux travail instrumental.

 

UFOMAMUT : je vois des pachydermes roses et planants…

Doom et psychédélisme sont au rendez-vous et UFOmamut alourdit la Desert stage avec son timbre lourd, tellement lourd qu’il a tendance à l’emporter sur le volume du chant (jusqu’à ce que l’ingénieur son rectifie), sans parler de ces effets martiens générés par les guitares ou parfois par bande, voire même par le micro (chant martien). Défilaient des images bizarres et curieuses, complètement barrées tout au long du set. On a parfois tendance à s’endormir ou s’impatienter lorsque ces moments lents et très réplétifs (bonjour le Stoner) dépassent la minute, même le batteur quitte la scène lors de ces passages.

Du Spacedoom fait par un des pionniers du genre, qui se compare facilement à Electric Wizzard mais en  plus schizophrène. Formé en 1999 et avec une discographie de 8 albums, ils tournent beaucoup et ont mis les pieds dans nombreux festivals spécialisés dans le genre ou au Hellfest, Motocultor et autres, « un groupe qui passe fréquemment par chez vous » comme on dit.

Le plus beau à voir chez UFOMAMUT, ce sont ces moments de crescendo que peuvent prendre certains morceaux où les italiens deviennent complètement possédés et fous sur scène, à tourner dans tous les sens, à frotter leurs guitare/basse contre l’ampli pour générer d’autres harmoniques…

Il y a eu un rappel pour la première fois au fest, et pas n’importe lequel : sur un morceau où Urlo chante !!

 

The 3rd Ear Experience : Trois oreilles ? Mon œil !

Chez les américains, tout est dans la finesse du jeu et la technicité : pas de fioritures, ça joue blues, ça joue rock et ça joue psyché. Les voir jouer est un réel plaisir, vous ne vous ennuyez pas une seule seconde : voir deux gaillards souriants qui font des trucs de dingues pour une véritable expérience auditive, on ne peut qu’être concentré et focaliser toute notre attention. C’est très varié, beaucoup de passages inattendus, allant du psychédélisme, aux sonorités mystiques, orientales, blues ou rock, elles y passent toutes. Le clavier dans tout ça est un élément hautement important puisqu’il est à l’origine de ces sonorités tordues et psychédéliques. Lorsque vous vous y attendez le moins, le quatuor vous surprend avec des passages rock’n’roll ! J’en garde un très bon souvenir, « marquant » est le moins qu’on puisse dire, celui d’un set assez rythmé et pêchu, donc on est loin de la vitesse moyenne limitée du Stoner… et puis ça nous décrasse les oreilles de la lourdeur du stoner/doom qu’on a eu le long du fest !

 

Sienna Root : Foxy Lady !

Hendrix au féminin, c’est la première pensée que j’ai eue quand j’ai écouté Sienna Root. Vieux rock/blues des années 70 avec un claviériste qui fait du vaudou – child – avec son clavier et invoque les extraterrestres… Assez trippant et marquant comme élément.

 

Bongzilla : tire, tire, tire !

A noter que c’est le seul groupe que j’ai vu fumer des joints sur scène, histoire de bien porter leur nom.

Hélas, le bus de nuit m’obligera à quitter la salle avant la fin du set. Mais j’aurais eu une bonne dernière dose de Doom bien sale et gras !

 

En résumé, pour ce Desertfest : une dégustation de Stoner/Heavy Rock sous toutes ses formes, que du bon, à la fin vous en redemandez encore et encore. Un véritable marathon du Stoner (tout n’est pas dans la vitesse, hein… faut aussi savoir prendre son temps, mec…)

 

Mon top 3 de ces 3 jours : 3rd Ear Experience, Stoned Jesus et Orange Goblin!

 

 

 

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