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Desertfest Belgium jour 2 le 10/10/2015

Le 1 mars 2016 posté par Bloodybarbie

Live report, photos et vidéos : Bloodybarbie

 

Pendejo : Ola, quetal ?

On continue avec le deuxième jour des cinquante nuances de stoner avec en ouverture Pendejo, un groupe hollandais qui agrémente son stoner avec petite touche originale : la trompette, qu’on n’a pas trop vue dans cette armada de groupes. Difficile de croire que c’est un groupe hollandais puisque le frontman chante…en espagnol ! (puisqu’il est espagnol, logique). En effet, les deux cousins fondateurs du groupe, puisent leur inspiration dans la musique latine pour donner forme à des compositions avec un air hispanique assez authentique et riche en groove – ce qui n’est pas crétin, contrairement à la traduction du nom de leur groupe. Les morceaux commencent généralement par des riffs classiques heavy rock, et lorsque vous vous y attendez le moins, xx sort sa trompette et là, ils prennent tout un autre virage. Sans parler de son chant qui est presque rappé ou enragé voir même growlé, frôlant le punk, vu qu’il ne suit pas le tempo de la musique !

Jeune groupe en cours de croissance, il reste peu connu du bataillon avec seulement deux albums « Cantos a la Vida » (2010) et « Atacames » en 2014.

Une prestation propre, les musiciens avaient l’être bien immergés dans leur bulle, et lorsque c’est l’instant de trompette, le calme s’installe dans toute la salle. L’effet de surprise à chaque fois ! Belle pêche en tout cas !

Je me suis laissée 3-4 morceaux de découverte avant d’aller voir l’autre groupe qui jouait en simultané et que je ne connaissais pas : The Progerians.

 

The Progerians : les jeunes vieux…

Ah bin dites donc, c’est la journée « instruments à vent » ou quoi ? Cette fois, c’est le saxo qui est la star ! Chez ces belges, le saxo est bien présent, voire l’instrument qu’on entend et qui a même le droit à des soli ! Un chant hurlé limite punk et des chœurs (ce qui est rare dans le Stoner) et un « monsieur effet spéciaux » derrière sa console mis en valeur, vu son rôle essentiel dans le groupe. Voilà six brillantes années que le groupe existe et il fait dans le bon, voire le très bon : ça me rappelle les suédois de Bombus dans le même style (sans le saxo). Des morceaux tantôt calmes, tantôt mouvementés, à coup de saxo, de basse surpuissante et de guitare bien lourde, sans oublier les effets spéciaux. De quoi varier les ambiances et les sensations !

Une autre très bonne pêche, à suivre de près !

 

Belzebong : la chicha du Diable

Avec seulement deux albums et quelques démos, les polonais de Belzebong connaissent un succès dantesque dans le monde du Stoner. C’est bien mérité vu la qualité de leurs compositions. Parfois il suffit de faire peu et bien pour séduire !

Et voilà enfin ! Moi qui les avais ratés la première fois lorsqu’ils sont passés à Paris quelques mois plus tôt, je vais avoir ma dose de weed, même si ce n’est jamais assez ! Et d’ailleurs ça commence par une incitation à la consommation de weed puisque dès leur entrée sur scène, les zicos retournent leur instrument pour former la phrase: « Smoke Weed Now » puis lancent le show. Un concert de Belzebong, c’est avant tout la transe, ce genre de concert où chacun est dans sa bulle, il ne se passe rien sur scène hormis trois barbus et chevelus qui jouent pendant une heure en headbangant en permanence au rythme du Stoner (bon ça va, c’est gentil) sans lever la tête (puisqu’il n’y a même pas de chant donc…) et d’ailleurs vous ne pouvez que faire de même ! Voilà que la salle est contaminée et se met à faire de même (le headbang, c’est aussi contagieux que les bâillements) et ce, pendant une heure… Que c’est beau !

A la fin vous vous sentez complètement stone : finalement pas besoin de weed, un concert de Belzebong suffit à lui-même !

Le temps semble se figer quand vous écoutez Belzebong, quel que soit l’album : ces riffs heavy stoner/doom vous transportent dans un autre monde… Des jeux de guitares déchirés et torturés par moment, du fuzz à fond les pédales et quelques larsens, celui du néant, et pour ma part, seul Belzebong me fait un tel effet ! Et pour renforcer cette hypnose sonore, l’hypnose visuelle à travers cette projection d’images qui colle bien à l’ambiance que crée le groupe !

L’occasion aussi pour cette formation “culte” de présenter son nouvel album « Greenferno » à travers quelques extraits, et comme ils ne parlent pas) et à moins que vous connaissiez par cœur la discographie de Belzebong), difficile de savoir lesquels… De toute façon, tout est bon dans Belzebong.

 

Deville : dare-dare !

A présent, c’est à la Suède d’honorer son Stoner et nous fournir notre petite dose. Jeune formation existant depuis 2004, ayant multiplié les concerts, tournées, et festivals, mais surtout avec de bons albums dans l’esprit de Truckfighters, Orange Goblin et Kyuss… que du bon ! Petit le bémol, le chant n’était pas toujours juste. Autre bizarrerie, on avait parfois l’impression d’entendre des sonorités d’orgue mais c’était en fait la guitare ! (y’en a qui ont trop fumé, jte jure). Ce qui est sûr, c’est que le batteur est accro aux cymbales, ou alors allergique à la charley, vu comme on a l’impression qu’il ne joue que sur les cymbales (ou peut-être que son charley était HS) ! C’était aussi l’occasion pour le quatuor de nous jouer en cette très courte demi-heure quelques extraits de leur excellent et nouvel album « Make it belong to us » fraichement sorti en novembre 2015. Pas trop de fuzz, un son plutôt aéré et démuni de toute saturation et de toute lourdeur heavy stoner pure et dure, ça fait du bien parfois (à ceci s’ajoutent des soli de guitares qu’on ne croise pas souvent dans du pur stoner).

L’envie me prend de rester jusqu’à la fin du set mais celle d’aller découvrir la « Bande de la Mort » était encore plus intense : dur de se partager en deux quand il y a de si bons groupes !

 

Banda De La Muerte : je bande à mort

C’est parti pour quelque chose de plus sombre aux riffs de Death, plus mélodique et avec un soupçon de punk, des chœurs chanté en latin. Ils nous viennent de très loin, de Buenos Aires précisément ! Très bonne découverte (comme toutes celles qu’on fait durant ce fest’, d’ailleurs). Hélas, il ne restait que quelques dizaines de minutes avant la fin du set, c’est ça quand on veut tout voir !

 

Monomyth : ces mythes qui m’abusent

Retour à la grande scène pour une petite heure de détente et de « zenattitude » avec une bonne dose de psychédélisme, une belle expo d’effets spéciaux qui vous font planer et sentir tout bizarre sans pour autant être nocive. Monomyth fait bien parti de mes coups de cœur en ce festival : certes on est loin du Stoner pur et dur mais cet aspect axé sur la musique atmosphérique, riche et truffée d’effets vous transporte vers une autre planète. Une heure que je qualifierais de magique, avec tout l’aspect visuel et projections d’images qui rend le show encore plus merveilleux.

Pour la petite histoire, Monomyth est un jeune groupe néerlandais formé en 2011, aux fortes influences allant du stoner à l’électro, du prog au rock…bref, vous voyez le genre, alors maintenant je vous laisse découvrir un extrait vidéo. On peut y trouver beaucoup de répétition, mais ça ne dérange absolument pas puisque c’est tellement planant et décontractant que l’on oublie vite ce côté exigeant et très critique qu’on peut avoir en temps que chroniqueur, surtout quand on est sous l’effet de l’hypnose auditive qui peut parfois endormir. Le claviériste se transforme parfois en guitariste sur certains morceaux.

 

Sunder : struck !

Un petit saut de 10 minutes pour découvrir Sunder, nos compatriotes lyonnais (je ne m’attendais pas du tout à voir des lyonnais, j’avoue) et c’est là qu’on se demande en quelle année on est puisque d’un coup c’est un voyage spatiotemporel qu’on vit et qui nous replonge dans l’époque de nos parents ou nos grand parents, genre Woodstock, hippies et compagnie (d’ailleurs même leurs clips sont filmés à l’ancienne). Je découvre un mix entre les Beatles et Deep Purple, et c’est l’orgue Hammond qui est la star, l’instrument le plus dominant dans le son, à la Avatarium, et qui nous replonge dans cette belle époque de Deep Purple ou Uriah Heep (même le chant est à l’ancienne) avec un brin de Black Sabbath. Les autres instruments ne sont presque là qu’à titre de renfort mais le jeu de batterie est très plaisant !  Ils sont forts, ces lyonnais : je vous avoue que je n’avais jamais entendu parler de ce groupe auparavant… Et pourtant, j’ai habité Lyon. Dommage que je ne puisse pas rester plus longtemps car je cours à la découverte de Vendal X qui joue en même temps ! Ça fait toujours plaisir de voir des jeunes qui font perdurer ce genre de musique culte dans le milieu du rock.

 

Vendal X : germanporn

Comment peut-on gérer un aussi bon travail à seulement deux ? La réponse s’appelle : Vendal X ! Un batteur bien évidement, et un chanteur/guitariste avec une voix un peu punk, screamée par moment et un son de guitare très lourd et saturé ! Ils jouent d’un style que je qualifierais de Punk/Stoner frôlant le Hardcore, une saveur qui manquait dans ce Desert Fest, et quand je vous dit qu’on a eu la panoplie du stoner sous toutes ces formes, ça ne rigole pas et c’est ça qui est surprenant avec ce genre de festivals hyper spécialisé !

Si vite arrivé, si vite fini, hélas, le temps d’une petite dégustation et on va voir Greenleaf !

 

Greenleaf : azy, passe les feuilles !

Voilà mon kiff du jour, celui que j’attendais, un groupe que j’adore mais que je n’avais pas eu l’occasion de voir sur scène. On revoit donc le guitariste talentueux et balaise Tommi Holappa qu’on a vu la veille avec Dozer, le vieux stylé David Anderessen avec son accent southern nous plonge dans les merveilles de ce vieux Heavy Rock bien bluesy, on se sent pour le coup bien dans un Desert Fest. Sacré gaillard qui a la pêche et une bouffée d’énergie sur scène, David est un personnage qui marque les esprits non seulement par sa barbe mais aussi par sa présence, son interaction avec le public, sa sympathie qui vous donne naturellement le sourire mais surtout par sa superbe et puissante voix ! On a bien évidement le droit aux multiples soli de l’indéniable Tommi, toujours au top ! On a le droit à des morceaux plutôt stoner où Tommi nous fait une démonstration des effets spéciaux de sa palette de pédale magique comme le tubesque « Open up your eyes »  et d’autres plus groovy et rock’n’roll. Ils nous joueront même des extraits de leur nouvel album prévu en 2016 comme « Golden Throne ». Une setlist aux petits oignons qui a d’ailleurs réchauffé le public, plus en forme pour le reste de la soirée désormais. On a eu aussi des cours de chant assuré par les soins du gaillard !

Finalement, en live c’est bien cool !

 

Mars Red Sky : un Mars et ça repart !

Une fois qu’on y a goûté, on aime ! Les avis sont partagés car certains ne supportent pas trop cette voix douce et aiguë de Julien, aérienne, entre féminine et masculine (plutôt féminine) mais qui lui donne un certain style, le sien, qu’on peut reconnaitre parmi tant d’autres. En tout cas, moi j’aime tout chez Mars Red Sky, que j’ai pu voir précédemment au Motocultor 2015. Eh bien c’est toujours pareil, une setlist presque identique mais c’est toujours un plaisir de les revoir, avec une voix cependant moins en forme qu’à mon dernier souvenir d’eux. Mais ce qui me plait le PLUS chez MRD, c’est le jeu de guitare très pro de Julien qui multiplie les soli et fait bon usage de sa belle palette d’effets entre wha-wha, fuzz et autres effets psychédéliques et hypnotiques, pour nous faire une véritable exposition et démonstration des capacités de sa chère et fidèle magnifique Gibson – qui occupe plus d’espace que son dompteur d’ailleurs et qui attire le regard en plus de l’ouïe.

 

Bathsheba : pour dire « je t’aime »

Au tour des jeunes belges de Bathsheba de faire monter les enchères avec leur Doom/Rock hypnotique, atmosphérique, l’“occulte” qu’apporte ces éléments ambiant dans le thème, du Stoner/Doom dans le mid-tempo comme l’excellent « The sleepless Gods ». Qu’apportent-ils de beau? De la sérénité, un jeu de guitare marquant et digne de ce nom, un chant féminin sensationnel ou torturé, tournant au ton d’une sorcière lorsque les morceaux prennent des tournures schizophréniques, et une attitude très théâtrale et agréable, telle une possédé par les forces du mal (on en a pas eu tellement eu des comme ça dans ce fest’). Un groupe headbangant sans cesse et tout comme les bâillements, c’est très contagieux ! (je l’ai pas déjà dit ?)

Une belle occasion pour de se faire de la pub pour leur future carrière puisqu’ils n’ont qu’un EP (2014) et un album (2015) ainsi qu’un prochain album prévu pour 2016. Découverte fort sympathique !

 

Orange Goblin : et toujours pas de Spiderman en vue…

La crème de la crème de ce festival, si ce n’est pas le groupe tant attendu et chaleureusement accueilli, bien que se produisant souvent – mais on ne s’en lasse jamais.

Une petite musique d’intro celtique à la cornemuse avant l’entrée en force d’Orange Goblin nous demandant tout d’abord comment on allait (et nous le redemandant tout au long du show, tel un ange gardien). Le grand Ben Ward fait tout de suite appel au bordel dans le public ! Il nous raconte leur vie entre deux morceaux, ce qu’ils font et ne manque pas de nous remercier. Il annonce un morceau de leur tout premier album « Frequencies from planet ten » daté de 1997 (presque 20 ans déjà) : « Sarauman’s Wish » avec une guitare qui crache wha-wha à fond les pédales. L’oncle Ben monte le ton en crescendo et Joe tord sa gratte dans tous les sens et accélère la cadence pour nous livrer des soli comme on les aime chez Orange Goblin.

Si le festival paraissait quelque peu calme et peu mouvement, Orange Goblin avec le grand et charismatique Ben est là pour semer la zizanie dans le public. Si on ne concevait pas l’idée de circle pit ou même de wall of death dans un festival de Stoner, alors Orange Goblin est l’exception qui confirme la règle car il est difficile de ne pas réagir face à ce Heavy Rock mouvementé, aux beats accélérés, détonnant et tellement excitant. Autant dire que si l’énergie potentielle emmagasinée était à son maximum et l’énergie cinétique à son minimum, cette énergie potentielle s’est vite transformée en énergie cinétique, ainsi la conservation de la quantité de mouvement est respectée – c’est la scientifique qui vous parle. Un petit cocktail piochant dans leur tout dernier album « Back from the Abyss » mais aussi dans les précédents albums, ils termineront bien évidement avec les meilleurs « Quincy the Pigboy » et « Red Tide rising ». Que du bonheur !

Soli et wha-wha à volonté, une basse qui groove à mort, une voix et une présence scénique remarquables de Ben, voilà comment passer une bonne heure de plaisir intense !

 

Earth : du vent, mais pas de feu…

Je remercie le Desertfest d’avoir mis Earth en tout dernier : le groupe somnifère (enfin il y a pire, genre Sleep, le bien nommé) parce qu’Earth est un véritable somnifère authentique : extrêmement chiant, à mourir d’ennui. Du Drone/Doom plat, barbant et très redondant, sans aucun intérêt musical, mais bon il y’en a qui aiment ça… J’ai craqué avant la fin du set tellement j’avais les nerfs qui brouillonnaient et tellement c’est mou ; au moins je dirais que je les aurai vus pour la première et dernière fois et découvert sur scène. Le Drone, ce n’est vraiment pas mon truc et je le confirme une fois de plus après Earth (honte à celui qui m’en a parlé !). Je suis allée tout de suite me coucher et ai essayé d’oublier cette partie du fest’ ! En tout cas, si je m’étais bien enfoncé les bouchons pour ne pas m’endormir,  j’aurais pu apprécier tous ces images psyché et colorées (plutôt des figures géométriques tordues), assez sympathiques à voir… le seul point positif je dirais !

Hélas, Earth m’a tellement dépourvue de mon énergie, sans le moindre pogo, que je n’ai pas pu voir le dernier groupe de la soirée : Harsh Toke.

 


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