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Ne dis rien petit padawan. Nous savons. Nous lisons en toi comme en un livre ouvert et tes visions ne t’ont pas trompé. Tes rêves les plus fous étaient fondés et l’espoir de voir deux des meilleurs représentants de la scène death-mélodique actuelle, qui plus est dans ta ville, ne fut pas vain. C’est ainsi que, venus des contrées de la froide Scandinavie, Dark Tranquillity (Suède) et Insomnium (Finlande) vinrent fouler les planches villeurbannaises du CCO en ce second vendredi d’Octobre. Avec un nouvel album à promouvoir chacun, la surprise n’est pas vraiment réelle mais l’occasion néanmoins trop tentante pour ne pas la saisir. Ainsi, et malgré le fait d’avoir assisté aux shows de ces deux formations lors de leur passage au Summer Breeze en Août dernier dans des conditions inégales, nous voici donc à attendre tranquillement l’ouverture des portes.

Ce qui nous surprendra, de prime abord, c’est le nombre conséquent de t-shirts d’Overload, formation compiégnoise de son état, si bien que l’on en vient à penser que les picards ont été conviés à la dernière minute afin d’épauler les locaux de Frontal pour ce qui est de chauffer l’assistance. Mais non, en fait point de Frontal ce soir. Mauvaise comm’ ou amalgame, pas le temps de trop y cogiter, car le set débute déjà. Une chose est sûre, nos p’tits frenchies, ayant eux aussi un album à promouvoir avec « The Imagery Process », savent y faire avec le public. Sans euphémisme, la température va rapidement monter sous les coups de boutoir portés par combo. Son death-mélodique moderne, n’hésitant pas à parfois flirter avec des accointances core (pour certains vocaux, rythmiques) se veut efficace même si certains titres paraissent tout de même se ressembler en configuration live. Les premiers pogos et slams se déclenchent avant la fin du set, semblant indiquer que le public est bien réceptif. Cerise sur le gâteau, le son est étonnement clair et de qualité ce soir (à part peut être pour le clavier, plus en retrait). Pour peu que l’on soit accro à ce style de death, voici donc qui augure une suite de soirée efficace.

Mais avant de poursuivre quoique se soit, une petite pause s’impose … le temps d’aller se pourrir les poumons sur le trop petit espace aéré squatté par les fumeurs. C’était ça ou la crise d’hyperthermie. C’est seulement à l’intro typée ‘Ennio Morricone’ que tout ce petit monde se rentre afin d’assister au show des finlandais. Insomnium c’est une formule simple et précise : toutes mélodies de guitares en avant et sans trop d’artifices claviers kitchoïdes à la Soilwork/Mors Principium Est (seules quelques nappes samplées venant renforcer un refrain, voir un break). Le son est une fois de plus à la limite de la perfection, qu’il aurait atteinte avec plus de pêche sur les 6 cordes. Mais qui a déjà vu le groupe il y a 4 ans dans cette même salle en première partie de Satyricon, devrait néanmoins souffler de satisfaction, tant le son fut déplorable à l’époque. Les nouveaux titres de « Across The Dark » (2009) se taillent logiquement une belle part du steak et ce, dès le début avec cet enchainement de ‘Equivalence‘, ‘Down with the sun‘ et ‘Where the last wave broke‘ sur lequel intervient du chant clair (assuré par l’un des guitaristes). Les musiciens sont bien en place et sous l’égide de Niilo Sevänen, son sympathique leader de grunter/bassiste, paraissent content de partager ce moment privilégié. Surtout que dans la fosse un beau boxon est de mise; Boxon qui s’intensifie encore à l’annonce du « titre suivant tout juste enregistré : Weather the storm« , récent duo sur la version studio duquel intervient justement … Mikael Stanne, vocaliste de Dark Tranquillity. Dommage qu’il n’en est pas été de même sur scène. Le set se poursuit entrecoupé d’extraits de « Above The Weeping World » (2006) dont le tube ‘Mortal share‘. En fait, seuls ces deux derniers albums seront représentés : aucun titre de « Since The Day It All Came Down » (2004) ne sera joué ce soir, un choix étrange puisqu’en plus d’être ce que je considère comme leur meilleur album, celui-ci est également doté de quelques morceaux tout aussi jubilatoires que ses homologues. Enfin, ne boudons pas pour autant notre plaisir, les finlandais nous ont délivré un show consistant conclu par un nostalgique ‘Weighed down with sorrow‘ non dénué d’un certain charme.

Setlist Insomnium :

01. Intro
02. Equivalence
03. Down with the sun
04. Where the last wave broke
05. Weather the storm
06. The harrowing years
07. The gale
08. Mortal share
09. The killjoy
10. Weighed down with sorrow


Mais avant de poursuivre quoique se soit, une petite pause s’impose … le temps d’aller se pourrir les poumons sur le trop petit espace aéré squatté par les fumeurs. C’était ça ou la crise d’hyperthermie … Oui, j’insiste. Malgré le fait que j’apprécie Dark Tranquillity, ma principale crainte sur cette tournée était de voir un groupe en roue libre nous présenter un set ‘best-of’ sans grande originalité au niveau de la setlist. Mais bon, trêve de palabres, laissons place au son de Göteborg. Contrairement à ce que ce « Where Death Is Most Alive Tour Part II » pourrait laisser présager, l’album à l’honneur ne sera plus « Fiction » (2007), mais bien « We Are The Void » (2010), le petit dernier des suédois (pas si folichon d’ailleurs), dont deux titres ouvriront assez logiquement le show. Mais dès la suite, DT va réduire mes craintes à néant, avec un enchainement inattendu et pas piqué des hannetons : un ‘Damage done’ couplé à un ‘Lost to apathy’, puissants et absolument jouissifs. Et l’ambiance surchauffée ne retombera pas de sitôt et pour cause, le petit moment nostalgique annoncé par les titres précédents se poursuit avec un génial ‘Monochromatic stains’ dont l’écran géant en backdrop en diffuse le clip, et avec les raretés ‘The gallery’ de l’album éponyme, bien remise au gout du jour, et un duo ‘One thought‘/’The wonders at your feet’ des familles. Et ‘les merveilles à ses pieds’, Stanne, le charismatique chanteur de la formation va savoir en profiter en se jetant plusieurs fois dans le public tout au long de la prestation, lui demandant même de le faire slammer jusqu’à la console de son au fond de la salle, puis de revenir. Voila qui contribue grandement à garder une assistance sous pression, soyez-en sûr. Peut être trop même, car du coup, les autres membres du combo sont quasiment éclipsés, même si ils savent tirer le meilleurs de leurs parties respectives.

A la mi-set, le groupe revient sur sa période plus récente en mixant des extraits de ses deux dernières productions. Le très doom ‘Iridium’ passe d’ailleurs à merveille, plombant l’ambiance comme rarement ne l’aura fait un groupe de death-mélodique. S’en tire également avec brio ‘Shadow in our blood’ que n’aurait sans doute pas renié Samael. Fait amusant, le clip diffusé en même temps, donne l’étrange impression d’assister à deux concerts à la fois. De son côté ‘Misery’s crown’, l’un des trois extraits de « Fiction », très mélodique, passe également comme un bébé à la poste. Malgré deux années quasi-continues passées sur les routes, Dark Tranquillity, a encore la patate et après un ‘Haven’ boudé ces dernier temps et encore un puissant ‘Punish my heaven’, le groupe s’éclipse quelques instants pour nous revenir encore plus fort, tout comme le public qui reprendra en chœur les lignes mélodiques de ‘Final resistance’ ou encore les refrains de ‘ThereIn’ (seul extrait de « Projector » (1999) alors que nos confrères parisiens ont eu la chance de voir ‘The sun fired blanks’ dépoussiéré pour l’occasion). Et c’est aux notes de l’emblématique ‘Terminus’, que le train Dark Tranquillity stoppera définitivement, avant de repartir pour Les Docks de Lausanne.

Setlist Dark Tranquillity :

01.At the point of ignition
02.The fatalist
03.Damage done
04.Lost to apathy
05.Monochromatic stains
06.The gallery
07.One thought
08.The wonders at your feet
09.Iridium
10.Shadow in our blood
11.Icipher
12.Dream oblivion
13.Misery’s crown
14.Haven
15.Punish my heaven
Encore:
16.Final resistance
17.ThereIn
18.Terminus

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1 Commentaire sur “Dark Tranquillity, Insomnium, Overload : Lyon [08.10.2010]”

  1. 1

    Merci pour ce live-report.
    Juste un détail : Overload est de la région parisienne (Val d’Oise) et pas de Compiègne.

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