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Live report : Bloodybarbie

 

Le pilier du death mélodique, Dark Tranquillity, est de nouveau en tournée « Uniformity Tour » pour défendre une deuxième fois leur dernier album « Construct » et rendre visite à des villes qu’ils n’avaient pas couvertes l’année dernière. En tout cas, c’est toujours un plaisir pour nous de les voir, revoir et revoir… jusqu’à ce que la mort nous sépare (le death nous a bien rapprochés).

 

Ils ne sont bien évidemment pas seuls (sinon ils s’ennuieraient), et emmènent quelques apôtres de (très) différents styles dont certains sont vraiment particuliers…

 

18h : Pas beaucoup de monde encore, il y en a qui vont sécher la première partie (et c’est dommage). Et pourtant c’est un jour férié !

 

18H30 : 5 hommes débarquent sur scène (alors que normalement ils ne sont que quatre officiellement), ça ne rigole pas, il y a bien trois guitares, un bassiste balaise avec sa sangle porte balle (heureusement que sa basse ne tire pas !), un chanteur et un batteur (bon, on ne pas certainement pas faire pire que Slipknot où on se demande ce que peuvent bien faire 9 muzicos sur scène). Je vérifie bien que y’en a pas un qui fait de l’air guitare avec sa guitare,… Et oui effectivement, tous les câbles sont branchés, mais je ne suis pas sûre de distinguer le son de chacune des trois guitares même en lisant sur les doigts.

Apparemment, l’Italie et la Russie font bon ménage car le groupe est mi italien-mi russe. Mais qui est The Lehmann Project ? Je vous avoue que je n’ai jamais entendu parler de ce groupe (même Deezer ne connait pas).

Il s’agit d’un projet (comme son nom l’indique) du frontman et chanteur du groupe, Mat Lehmann, un bassiste converti au chant, puis c’est l’ex-bassiste d’un groupe de thrash metal italien Neurasthenia et Blaze Bayley (ex-chanteur d’Iron Maiden). Le groupe a sorti son premier album en juillet dernier “Lemanized” chez Massacre Records et va donc nous en jouer une bonne partie.

A première vue du bassiste avec son gilet de croix inversées, je dirais que c’est peut-être du black metal… En même temps, il suffit d’être deux pour faire du black metal (cf Inquisition) et les chanteurs blackeux ne portent pas de lunettes de soleil (d’ailleurs aucun chanteur n’en porte).

Après une minute de jeu, révélation: c’est du heavy metal bien sympa, plus heavy que du simple heavy (à cause de la troisième guitare qui densifie le son) avec une pincée rock’n’roll et quelques orchestrations pour rajouter un petit effet spécial, un chant à la frontière thrash/heavy… déroutant comme style, mais je le classerais quand même dans les grandes lignes du double heavy metal. Mais surtout le super bassiste, lui, n’est pas seulement imposant par sa carrure, mais surtout par le son qu’il fait sortir de sa basse, et ça s’entend bien (surtout quand vous êtes collé à la sono tout devant). Et même s’il n’y a pas de soleil, le chanteur a quand même de superbes lunettes de soleil, pour garder le mystère à propos de ses yeux.

 

Très bonne prestation, excellente présence scénique de notre frontman, qui présente ses camarades en précisant bien l’origine de chacun (italien ou russe), court dans tout les sens (il aura vite fait le tour de la scène, on devrait autoriser un plus large périmètre de course pour les plus déchainés comme Mat). Ce fut bref mais intense (j’ai du plaire au frontman qui est venu vers moi au moins trois fois pour me hurler dans la gueule, mais notre relation n’as pas été plus loin).

 

Setlist The Lehmann Project :

  • -Intro
  • -Gemini
  • -The Secret
  • – Lehmanized
  • -The Reddich Planet
  • -Like A Rock

 

Un petit quart d’heure spécial puisque, parait-il, le groupe suivant gère tellement bien qu’ils n’ont pas besoin de faire un sound-check avant le concert mais seulement avant leur partie, 15minutes suffisent largement. Vu les instruments à tester, il faut vraiment faire vite ! Et ça, ils le font bien en tout cas !

Pour ceux qui ne connaissaient pas, la surprise était déjà au rendez-vous rien qu’à voir tout ces instruments traditionnels (kerkabou, goumbri, bendir, derbouka ou guellal…)peu communs dans l’univers métal, en dehors des basiques (guitares, basses, batterie). Beaucoup ne savent pas à quoi s’attendre, mais moi si. Je connaissais ce groupe depuis très longtemps, mais je n’avais jamais encore eu le plaisir de les voir œuvrer sur scène.

Je vais donc prendre le temps de vous présenter Acyl, ce groupe atypique, puisque leur parcours est assez intéressant. Le groupe a vu le jour en Algérie (oui, oui) et a migré vers la France, tout en perpétuant la culture et la tradition de la musique Gnawa, qui vient du fin fond du désert. Le gnawa est une musique ancestrale importée par les esclaves noirs au Maghreb, caractérisée par la diversité des instruments de percussion et instruments à cordes traditionnels. Quant aux paroles, ce sont principalement des chants religieux musulmans.

 

Dès l’intro, les gens commencent à se regarder. C’est le silence absolu, l’étonnement total ! Ce n’est qu’après le premier morceau que les gens se lâchent et se remettent de leurs émotions, car ils ne s’attendaient clairement pas à ça (sauf ceux qui connaissaient déjà).

Acyl excelle dans cet art qui est de croiser du metal bien agressif avec un style musical tribal en conservant l’essence de cette musique, c’est à dire des textes en arabes respectant ces chants religieux, les mélodies, et même les danses traditionnelles sur scène… Je peux vous dire que la première fois que j’ai écouté un de leur morceaux, j’ai été positivement surprise : je ne pensais pas une seconde que deux styles aussi différents pouvaient se mélanger si bien ! Les musiciens sont polyvalents et font tourner entre eux les instruments de percussion… Beaucoup ont trouvé cette partie curieuse et originale, d’autres n’ont pas aimé, pour moi c’était une grande partie de plaisir ! On a même eu le droit à un extrait « Gibraltar » du prochain album (2015) aussi bien que le reste !

 

En tout cas, une fille dans le public connaissait bien les paroles (et en arabe en plus) et s’est bien amusé à chanter tout les morceaux avec un grand sourire !

 

Setlist Acyl :

  • -Intro Gnawi
  • -Obduracy
  • – The Angel’s sin Pt 1 : The Birth of an Idea
  • -Gibraltar
  • – Head on crash/ungratefulness
  • -Autonomy

 

Passons à la partie la plus…ennuyeuse et agaçante du concert, que je préférerais oublier (bon, je la supprimerais de mes souvenirs après ce live report). Mais qu’est-ce qu’on a fait pour mériter d’écouter un tel groupe au milieu d’une si belle affiche. C’est vraiment la première fois que je détecte une anomalie, un intrus qui n’a pas sa place dans un tel concert, un groupe qui a induit une démotivation totale et une envie de quitter la salle. Quand on vous colle une demi heure d’un groupe comme Amoral, avec un chanteur imberbe et une voix d’adolescent (je pense que la puberté est encore d’actualité pour lui), qui se donne un style vestimentaire entre le barman avec son costume marrant luisant et son petit gilet, et ses baskets (je ne sais pas de quel styliste il a copié ça). Le point positif, on sent qu’il est très émotif et qu’il chante avec le cœur… Mais c’est tellement décalé avec les mélodies et les riffs bien construits des guitares et de la basse que nos oreilles saignent. D’ailleurs ça s’est bien vu sur les visages du public, qui avait l’air de s’ennuyer à mourir, qui n’était pas content, et qui oubliait même d’applaudir après chaque morceau comme le veut la tradition. Quand c’est mauvais, c’est mauvais ! Si c’était une décision de Dark Tranquillity de prendre un tel groupe en tournée avec eux alors que pour le choix, je pense qu’il y beaucoup mieux dans le catalogue… Je ne le remercie pas du tout pour le coup. Bref, c’est binaire, quand Ari chante c’est nul, s’il se taisait ça aurait été parfait (en live, il n’y a pas de version karaoké). Le pire, c’est quand le chanteur demande à l’ingé son de monter le volume du micro, on a qu’une seule envie, mettre des bouchons renforcés dans nos oreilles.

Après cette demi-heure traumatisante et extrêmement ennuyante, je vais tenter d’enterrer cet affreux souvenir. On peut dire que c’est la première fois que je dis autant de mal d’un groupe que j’ai vu en concert !

 

Passons enfin à la crème de la crème de la soirée, un de mes groupes préférés du death mélodique (après Insomnium), voilà que le plancher se prépare pour Dark Tranquillity. Je revois le même décor scénique que l’année dernière lors de leur tournée, normal puisqu’ils refont une deuxième tournée « Construct« . Une vingtaine de projecteurs à lumière blanche, un vidéoprojecteur pour projeter un set d’images abstraites à la DT ou des clips… D’ailleurs c’est drôle de voir le groupe quelques années avant et maintenant, les deux en même temps mais sur deux plans différents.

Sous les applaudissements et les cris chaleureux des fans, le groupe fait son entrée sur scène suivi de notre cher Mikael toujours aussi souriant et ravi de voir ses fans. Le projecteur est en route et fait défiler un paquet d’images abstraites à la façon DT aux couleurs soigneusement choisies par DT, le noir et blanc.

Ils envoient « The Science Of Noise », un morceau du nouvel album « Construct », mon préféré.

 

Un imbécile monte en agressivité et avait l’air agité au point de frapper les gens qui l’entourent (la pauvre fille à côté !). La sécurité intervient et il se met à se battre avec eux… Il a finalement été immobilisé par quatre vigiles et éloigné de la foule, et même viré du concert… Stann assiste à la scène, perturbé par l’incident mais il continue quand même à chanter (et sans aucune fausse note ou anomalie).

On ne peut pas dire que l’ingé son soit doué pour régler celui des micros puisque les quatre groupes ont demandé, et à plusieurs reprises, à ce qu’on monte le volume de leur micro (et je confirme, on ne les entendait pas bien avant).

 

Je remercie Valérie et Century Media Records pour l’invitation, Garmonzobia pour avoir permis cette date et pour le superbe organisation, comme d’habitude. Mais surtout, tous les groupes d’avoir rendue cette soirée inoubliable et à Dark Tranquillity d’avoir joué leur rôle de tranquillisant, puisque la sensation qu’ils procurent à l’audience est UNIQUE !

 

Setlist Dark Tranquillity :

  • Intro
  • The Science of Noise
  • Damage Done
  • The Silence in Between
  • The Lesser Faith
  • The Wonders at Your Feet
  • The Mundane and the Magic
  • The Treason Wall
  • Through Smudged Lenses
  • State of Trust
  • ThereIn
  • Terminus (Where Death Is Most Alive)
  • Focus Shift
  • Uniformity
  • Final Resistance
  • Encore:
  • Endtime Hearts
  • Misery’s Crown

 

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