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Deux ans après leur passage à Lyon, Dagoba sont de retour pour un petit tour, bien que Lyon soit plus proche de Marseille que de Göteborg, on reçoit plus de groupes de ces régions que de chez nous ! Il faut dire que ça n’a jamais été le grand amour entre l’OL et l’OM mais les metalleux ne rentrent jamais dans ce genre de considération sportive. Bref n’envenimons pas plus le débat, ils sont là ce soir et c’est tout ce qui compte. Un concert que les metalleux français de la région, qui ont les moyens de payer leur place, ne rateraient pour rien au monde ! Parce qu’il s’agit d’un des plus grands groupes de metal français qui déchire et dont l’étendu est international… The Mars Chronicles, jeune groupe formé en 2012, est également sur la bonne voie pour se faire connaître à l’échelle internationale, notamment grâce à la tournée européenne qu’ils ont partagé avec Orphaned Land l’année dernière. J’avais d’ailleurs eu l’honneur et le plaisir de les découvrir lors de leur passage à Lyon à l’occasion de cette tournée, pour le moins inoubliable !
Encore une belle affiche soigneusement choisie par l’organisation à dominante féminine : Sounds Like Hell Productions ! Elle nous avait déjà fait énormément plaisir en mai dernier avec le concert de Born Of Osiris, Buried In Verona, Betraying The Martyr et After The Burial, le tout, en une seule et énorme soirée.
Voyons si celle-ci sera meilleure !
Ce qui est évident, c’est que ça ne sera clairement pas le même public de jeune, agé de 13 à 25 ans !
Ce soir à Lyon, on ressortira tacheté de bleus (ça tombe bien c’est ma couleur favorite) ! 

19h – Entrée sur scène des lyonnais Above The North ! Bon, ce n’est pas le groupe du siècle, ni celui qui va révolutionner le metalcore. C’est ni plus ni moins que du metalcore vu et revu des milliers de fois… En tout cas, ça ne m’a pas emballé ! Mais ce qui fait tout leur charme, c’est cette explosion énergétique qu’ils dégagent de toute leur âme. Il est clair qu’on ne pourra pas dire qu’ils ne se sont pas arrachés pour chauffer le public et mettre de l’ambiance : il y a même eu quelque slams !

Setlist :
01 – Rains
02 – Decades
03 – Bright & Honoured
04 – Circles
05 – One In A Million
06 – Caledon Hockley

Contrairement à ce dont nous a habitué la Dream Factory (les sandwitchs froids), ce soir c’est exceptionnel puisque SLH s’est dévoué pour nous proposer des hotdog et des donuts tout chauds !!!

Après un petit quart d’heure, changement de groupe : et c’est au tour de Frontal (encore des lyonnais) de surenchérir (pour ça je ne m’inquiète pas). J’avais déjà connu le groupe à travers leur excellent premier album « Death Eaters », et j’avais la même envie de voir Frontal que de voir Dagoba. Résultat: toujours aussi bon même si je n’ai pas ressenti le même petit truc qu’en écoutant leur CD. Du modern thrash technique bien groovy (rien que ça !) qui crache du gros son à vous en mettre plein les tympans. Si le groupe jouit d’une telle performance, c’est évidemment grâce à la qualité de ses membres et notamment leur super batteur omniprésent Morgan Berthet (The Mars Chronicles, Eyeless, Eths, Myrath), et le vocaliste Diego qui ne manque pas de se rapprocher et d’interagir avec le public…
Après tout, ils ont fait la première partie de plusieurs grands groupes comme Lamb Of God, Devildriver, Bullet of My Valentine ou encore Sepultura au Wacken Open Air 2010. Je ne voyais pas de meilleur choix pour une première partie de Dagoba.
Si l’apport énergétique n’a pas été thermodynamiquement suffisant pour former des circle pits dans la fosse lors de la prestation d’Above The North (normal c’est du melacore), Frontal a fourni ce qu’il faut pour favoriser les interactions humaines.

Setlist :
01 – Kronos
02 – Inferno
03 – New Journey
04 – Rise Above
05 – At War With Myself
06 – One To Kill Them All
07 – Mind Control

C’est autour de The Mars Chronicles de calmer le public (le calme avant la tempête) pré-Dagoba. Un petit quart d’heure de repos pour Morgan Berthet qui va enchaîner pour une grosse demi-heure, mais pas avec autant de double pédale déchaînée, vu qu’il devra switcher vers du progressif. Ce n’est pas l’unique changement : il devra également se métamorphoser en martien entièrement blanc (contrairement au mythe des hommes verts), supporter le mélange sueur/peinture et, bien sûr, cacher le blanc de ses yeux par des lentilles complètement noires. Oh que j’aime leur look très original et propre à eux !
Un réel plaisir de revoir ce groupe pour la deuxième fois avec, pour une première sur scène, son nouveau guitariste Adrien Martinot.
Et c’est partie pour une demi-heure de voyage spatio-temporelle à travers cette musique made in Mars. Votre corps est figé mais votre esprit s’évade, l’occasion de calmer nos cervicales pour la suite, et de se relaxer. C’est dans le mid-tempo que toute la beauté de ces mélodies se joue, plus de growls mais du chant clair, des jeux de batteries à la fois simple et complexes (un batteur comprendra ce que je veux dire) qui ne fait que valoriser davantage les qualités de batteur de Morgan, capable de jouer divinement différents styles de musique. Des guitares au son net et non saturés, aux lignes mélodiques variées et entraînantes ne laissant pas de place à l’ennuie avec quelques soli au rendez-vous. Tout cela pour finir sur “Hell Is Born” plus dynamique, pour nous faire revenir sur terre et se préparer pour la tête d’affiche de la soirée. Si The Mars Chronicles ne sont pas du genre bavards ni doués pour l’interaction avec leur public c’est parce qu’ils sont sur une autre planète, en transe dans leur bulle…
C’était une des demi-heures les plus courtes que j’aurais vécu !

01 – Intro
02 – Constant Show
03 – Abyss
04 – Redefined
05 – Transcending The Stone
06 – Scars Of Age
07 – Hell Is Born

Et maintenant place aux plus attendus de la soirée, le temps de déshabiller la batterie surélevée bien camouflée jusque-là et de tester le fonctionnement du trigg comme il se doit. Entre temps, tout le monde sort prendre l’air et en faire un stock, car il faudra se le disputer jusqu’à la fin de la soirée. On sait bien que dans cette salle du CCO Villeurbanne, il suffit qu’elle soit presque pleine pour qu’on se prenne une douche de sueur et qu’on respire de la vapeur…

21h30 – Voilà que la salle est officiellement presque remplie avec plus de 400 personnes (non je ne les ai pas compté une par une) et tout est prêt pour accueillir nos stars du soir… C’est bien évidemment la vedette du groupe Franky qui fait son entrée haut les baguettes et rejoint sa bête de course si bien domptée ! Chaleureusement applaudi par la foule en chaleur, suivi de ses camarades, jusqu’au dernier : le porte-parole du groupe Mr Shawter.
“I, Reptile”, le public n’attend pas une seconde pour commencer à tourbillonner dans tous les sens autour du centre de gravité de la salle, entraînants des chocs mutuelles, tel un mouvement brownien. Et l’énorme déflagration sonore débute par ce premier morceau et ne s’arrêtera qu’au dernier. Batterie de guerre furieuse et mitraillante, le père Franky toujours inépuisable, des gros riffs de grattes, des samples aux sonorités industrielles ou robotique, des orchestrations,…tout ce qu’il faut là où il faut quand il le faut. Un “When Winter” et son intro intrigante alterne growls et chant clair. Le public se déchaîne vocalement sur certains refrains comme « Yes We die »…et j’en passe !
Des slams non-stop, des walls of death bien construits et détruits, un énorme circle pit, des épaules déboitées, des dents cassées, des cervicales démontées mais surtout un public chaud et chaleureux en transe, qui a tout donné pour ce groupe made in France. Une chaleur à la limite du supportable (il y’en a qui ont succombé régulièrement aux bouffées d’air frais extérieur en faisant des allers-retours).
Et le meilleur pour la fin, le record de circle pit atypique de la soirée autour de la régie son/lumière situé au fond de la salle, vraiment impressionnant !
Quelqu’un balance même son t-shirt de « Kiss Me I’m Kraken » en référence à ce titre, qu’ils ont joué à la fin de concert avant le rappel !
C’est sur « Maniak » que Dagoba refait son entrée sur scène après quelques litres d’eau/bière et d’air frais (le tout en 5mn).
Si la scène rayonne par “Post Mortem Nihil Est” c’est parce qu’ils sont en tournée pour promouvoir cet album, sorti il y a un an maintenant. Mais leur setlist, si bien sélectionnée, pioche dans toute leur discographie. 1h30 de pure plaisir ! Ça fait un bien fou de se défouler lors d’un concert aussi énorme que celui-là !

Setlist :
01 – I, Reptile
02 – The Man You’re Not
03 – The Nightfall And All Its Mistakes
04 – Black Smokers
05 – When Winter
06 – The Great Wonder
07 -The Fall Of Men
08 – Degree Zero
09 – It’s All About Time
10 – Yes, We Die
11 – Kiss Me, Kraken

Rappel :
12 – Maniak
13 – The Things Within
14 – The White Guy (And The Black Ceremony)

Pour finir, un énorme merci à Sounds Like Hell productions pour avoir permis cette date et pour l’invitation, aux quatre groupes qui nous ont fait vivre des moments inoubliables. Et à tous les bénévoles qui ont participé au bon déroulement de cette soirée ! Au plaisir de les revoir bientôt.

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