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Dagoba, Apocalyptica : Brest [13/04/2011]

Le 16 avril 2011 posté par LittleGirlWithAGun

Nous arrivons vers 20h à la Carène de Brest, les portes ne sont pas encore ouvertes. Pour une fois, à Brest, il y a une foule qui attend, cela donne le sourire… Sachant que la veille il restait 200 places sur les 1300 environ, et que le soir même, plus d’une trentaine de personnes attend pour prendre leur place à 30 euros.

Peu de personnes ont un pass Vip, et Soilchronicles sera le seul webzine sur place, avec un carton « Photo Apocalyptica », que même les vigils sont surpris de voir à l’arrivée devant la fosse. « Autorisation, trois chansons, pas plus, sans flash », donc nous avons fait du mieux qu’on a pu. Interdiction de faire des photos en reflex après, même sans flash, alors que les téléphones portables sont autorisés : pas super classe cette situation, mais bon, il était quand même génial ce concert.

C’est un regroupement de métalleux certes, mais pas que : des mamans, des hommes d’affaires, des fans d’électro également… J’aperçois un homme avec un T-shirt de Vulcain, toute contente. Quand on les questionne, on entend plutôt des réponses du style « Mais Apocalyptica, c’est tout public, pour moi, ce n’est pas du métal ».

N’oubliez pas quand même, qu’Apocalyptica, c’est du heavy symphonique. Le groupe est inédit sur la scène métal, sans chant, mais composé de trois violoncellistes : Perttu Kivilaakso, Eicca Toppinen, Paavo Lotjonen et un batteur super bien équipé Mikko Siren, qui en plus d’être beau, manie les baguettes avec dévotion.


En tournée pour la promotion de leur dernier album « 7th Symphony », sorti le 24 aout dernier, le groupe tourne en France, notamment ici à Brest. En première partie de ce concert, ce n’est pas non plus un petit groupe, mais « Dagoba ». Avec leur dernier album Poséidon, le groupe reprend le devant de la scène. Ce sera une grande première pour moi.

Nous attendons avec impatience l’ouverture des portes, tout en discutant avec les personnes de Fréquence Mutine, de leur émission « Raging Metal Mania » qui diffuse du métal le mardi soir, et du prochain Hellfest auxquels les deux groupes participent.

Nous rentrons enfin dans la salle, qui se remplit bien vite… Les tribunes sont pleines. Le fond de scène de Dagoba est en place, et dans la salle on se questionne. « Dagoba, c’est trop violent pour une première partie d’Apocalyptica, attention aux oreilles ». Le groupe nous avait la veille informé que les balances seraient faites rapidement (mais on est en présence d’un groupe qui maitrise, donc pas d’inquiétude), et qu’ils ne joueraient pas longtemps.

Voici que les personnages arrivent, et on sent bien qu’ils ne jouent pas devant un public conquis d’avance. Quel plaisir de revoir Franky dans son univers live : le batteur, toujours dreadé, commence déjà à donner quelques leçons de batterie. Le chanteur essaie malgré lui de mettre l’ambiance tout au long du show. Le show ne dure que 40 minutes, bien en place, le groupe se fait plaisir et tente de conquérir son public : demande de circle pit, de diviser la salle en deux pour que le chanteur puisse « voir son ingé son »…

Malheureusement, on a eu du mal à capter tous les samples attendus. Les titres du nouvel album rendent bien, l’éclairage est speed, bien manœuvrée avec la musique. Le groupe s’est donné à fond (les sueurs sur le crane d’Izakar le montrent bien), le batteur s’est déchainé également, comme à son habitude. Mais, au final, le groupe n’a pas su vraiment attrapé son public, bien qu’il ne jouait pas trop fort. Le chanteur le signale à la fin, bien conscient que le groupe n’est pas connu de tous « Pour ceux qui nous connaissent pas, on est Dagoba, on vient de Marseille ». Ce n’est pas parce qu’ils sont à Brest qu’ils se sont laisser aller. Contents d’être en Bretagne, ils nous remercient et s’en vont, laissant Apocalyptica prendre place.

Longue pause ensuite. L’occasion de discuter de la prestation de Dagoba avec les gens. Verdict, les gens ont apprécié, le style, le rythme de la batterie, peut-être trop forte pour certains. Une bonne surprise, donc, pour eux. Un petit tour au Marchandising d’Apocalyptica, et on est parti pour assister au show.

Le groupe arrive dans le noir, calmement, tranquillement. Les ayant vu à Paris en Octobre, je me demandais si les shows seraient similaires d’une date à une autre, mais le début du show est déjà planant.

Le batteur a également mille cordes à son arc, en plus d’être batteur, il pousse la chansonnette, et joue simplement du violoncelle. Un passage acoustique de grande qualité avec les quatres membres alignés devant le public, rend tout l’aspect mélodique d’Apocalyptica et fait planer la moitié de la salle.

Perttu Kivilaakso n’a pas hésité à nous dire à la fin qu’il est toujours aussi fière du public français, qui pour eux, est l’un des meilleurs au monde. Avec ses mèches blondes, ses tatouages, cet homme est un dieu sur pattes. A un moment, il demande au public de réaliser des cœurs avec les doigts. Comme c’était sympa.

Mais Apocalyptica, c’est aussi et surtout du metal, comme le déclare Eicca Toppinen sur scéne « Are you ready, for metal ? » d’où l’intervention d’un chanteur, et pas n’importe lequel, celle de Tipe Johnson, confirmé pour toute la tournée. Sur quatre titres, dont le duo « Bring Them to light » réalisé sur l’album avec le chanteur de Joe Duplantier, de Gojira. Bien sur les deux voies sont différentes, mais ça passe très bien, au final. Ce chanteur est imbriqué dans le groupe sur scène, et donne une nouvelle dimension au live. Etant davantage habitué à voir un show d’Apocalyptica sans chant, je dois dire que la présence du chant innove quand même beaucoup et donne davantage de vie au live.

Le groupe reprend également le fameux Refuse/Resist de Sepultura, titre qui prend au cœur pour certains, que les gens reprennent sans soucis. Un titre d’une certaine violence, mais embrigadant le public.

Progressivement, le groupe se dénude avec la chaleur qui se met en place, classe, sauf Paavo Lötjönen qui ne le fait jamais. Chacun leur tour, les membres du groupe captivent l’attention du public, réclammant des applaudissements, des gestes, ou encore le bras levé !
Le groupe a parcouru son répertoire, sur un concert d’environ une heure trente, et un long rappel toujours agréable. A la fin, un salut du public digne d’une fin d’une pièce de théatre, et le sourire dans toute la salle.

Chouette soirée, donc, impressionnante. Ravie d’avoir vu enfin Dagoba en live, qui rejoint le public devant l’espace marchandizing, acceptant des dédicaces avec les fans, mais aussi des photos et des discussions. Chose marrante, le groupe avait marqué sur son facebook, trente minutes à peine après la fin du concert « Merci Brest », et des gens dans la salle du concert ont posté directes tout en regardant Apocalyptica.

Le groupe Apocalyptica a su prouvé également que même pour une ville comme Brest, ils peuvent se donner à fond. A la fin du concert, ils avaient l’air vraiment heureux de l’acceuil fait par le public breton. Le lendemain, le groupe est à Lille, et je pense que ça va être encore génial, vous nous raconterez cela ?

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1 Commentaire sur “Dagoba, Apocalyptica : Brest [13/04/2011]”

  1. 1

    bravo miss! (again.)

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