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Belle petite idée que celle de l’association Kheops Project que de nous proposer cette « Metal night » avec pas moins de 4 groupes pour un prix tout à fait attractif : 6€, de quoi faire venir du monde.
On passera sur un léger problème de timing qui a fait que l’ensemble des préparatifs ont pris une heure de retard, c’est donc vers 21h20 que Cold Lands, après des balances bâclées sur ordre d’un ingé-son un rien pressé, entre en scène.
Un problème de larsen plus tard, obligeant le groupe à rejouer le premier titre, Cold Lands nous développe son set pendant une trop courte demi heure, montrant les progrès réels entre ce qu’on a pu entendre dans les bars et ce soir là.
Leur rock/metal atmosphérique, fortement influencé par Anathema ou Katatonia, passe comme une lettre à la poste, et la déjà bonne expérience du groupe par rapport à sa longévité – ils ont moins d’un an d’existence – prouve déjà une bonne maturité quand on sait que les retours de sons étaient tels qu’ils ne s’entendaient quasiment pas eux-mêmes.
Le public semble avoir été conquis, et c’est là l’essentiel.


Urgent, autrefois cover band, nous a sorti cette année leur premier album et, malgré les mêmes problèmes de son – que les quatre groupes retrouveront, autant prévenir de suite – nous ont balancé leur hard rock mâtiné de heavy pendant trois quarts d’heure bien remplis. L’occasion également pour moi de me rendre compte que le chant, sur lequel j’émettais un petit bémol sur l’album, passe non seulement très bien en live, mais donne encore ce petit « plus » qui arrive à faire vibrer une assistance bon enfant et bien dans le trip. Reprenant des titres de l’album pendant la majorité du set, avec un « Into the fire » et un « 24-7 » des plus réussis, Urgent nous offre également une reprise de Alice CooperNo more Mr Nice Guy ») et invite Julien Tournoud pour une excellente revisite de « Long live rock ‘n’ roll » de Rainbow.

Autant le dire de suite, Abinaya, eux, m’ont impressionné.
Leur univers alternant rock, metal, voire thrash par moment, le chant français d’Igor, dont le timbre de voix et le phrasé font penser à Demon Eyes époque « Ombre du malheur », un percussionniste bondissant charismatique à souhait, un batteur non-voyant et un bassiste aussi furieux qu’efficace, font que le cocktail Abinaya est aussi fort visuellement que musicalement.
Pendant quarante-cinq minutes, leur rock/metal tribal fait mouche, impressionnant de maîtrise et de précision.
Faisant la part belle à leur unique album « Corps », chroniqué dans ce webzine par notre MPK (http://www.soilchronicles.fr/chroniques/abinaya-corps), Abinaya a fait l’unanimité tout au long de leur set.
A revoir, vraiment, vivement la suite également.
Très belle surprise !

Il était évident que, quelque part, l’heure de retard pris au début de la soirée allait avoir une conséquence sur la fin de la soirée, surtout un jeudi. Il était minuit passé quand Amon Sethis commença son set devant un public… réduit de moitié.


Vraiment dommage tant pour le public que pour le groupe car, en effet, pour eux, c’était le soir des premières et des dernières.
« Premières » dans le sens où ils présentaient leur nouveau batteur, le précédent étant retourné jouer pour Monkey Bizne$$, ainsi que le clavier de Auspex, venu prêter main forte pour l’occasion.
« Dernières » pour le bassiste, venu se produire pour la dernière fois avec Amon Sethis, et qui n’aura pas démérité tout au long de l’aventure.
Ensuite, Julien a chanté quasiment tout le long du set en duo avec un Sofian Mejri faisant désormais partie intégrante du concert et qui savait se montrer très présent quand il le fallait, et se mettait en retrait quand les parties vocales de Tournoud l’imposaient. La justesse de ses interventions mettaient vraiment un plus dans la performance du groupe.
Autre point remarquable, les progrès de Julien : lorsque la musique s’arrête pour le laisser placer son chant à capella, les frissons viennent presque naturellement.
A noter des moments très forts : « Pyramidion » et son refrain imparable, « Amon Sethis », « Lands of Seth », « Isis », « Horus » et l’énorme « Pyramid’s book »… Quelque part, j’aurais presque préféré que le groupe se risque à l’intégralité de l’album et laisse tomber le final – malgré tout réussi – « Highway star » (Deep Purple) en échange.
Malgré tout, grand set, belle démonstration à voir sur une grande scène digne du potentiel du groupe.

Et tant pis pour ceux qui se sont barrés avant la fin !

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