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Céphée Lyra – Wedingoth : Villeurbanne [05.03.11] ...

Le 9 mars 2011 posté par METALPSYCHOKILLER

SAMEDI 5 MARS 2011
HOTEL DE LA MUSIQUE VILLEURBANNE
CEPHEE LYRA- WEDINGOTH- (Auspex)…

Tcho les blaireaux ! Si le papy bientôt quinqua descend de ses montagnes et sort de sa retraite ou tel le troglodyte moyen il zappe une civilisation décadente dégénérée par les vices et la luxure… C’est que le candélabre allumé ne peut que voluptueusement brulé les ailes du vieux papillon de nuit inexorablement ensorcelé, et attiré par la jouvence d’un mysticisme sensitif envoutant. Une escapade à narrer à la manière d’un Père Castor, juste pour le « Plaise », et pour croire et se laisser convaincre qu’il reste dans la fange de ce bas monde ; pureté, sensibilité et esthétisme… Hein, quoi, comment qu’est ce qu’il dit le gars ; je comprends rien… Oki, oki, excusez les méandres tortueux et torturés de mon encéphale déjà bien entamé par la sénilité et permettez moi de reprendre dans un langage plus commun et accessible (killing Joke)…

En cet an de disgrâce 2011, se présentaient donc en notre capitale des Gaules trois combos du terroir. Cephée Lyra, Wedingoth et Auspex. Jusque là rien d’exceptionnel me direz vous à juste titre, si ce n’est que le lieu choisi ( ?), l « Hôtel de la Musique » à Villeurbanne, ne m’était que totalement inconnu. Normal, quand on n’a pas roulé sa bosse et possède en sa musette au grand maximum une douzaine de concerts. Débarquement en ces lieux donc après une heure de route pour s’apercevoir in facto que la scène du futur crime à la surface des sanitaires de la Halle Tony Garnier. Ben ma foi, on s’y fera peut-être moins Ch… que lors du passage des Nightouiche (m’en fous j’étais allé voir Pain !!!°). Cent mètres carrés à tout casser et une estrade de cinq sur cinq, nos jeunots vont être coincés aux entournures. Faudra que les gratteurs lors de headbangs féroces n’estourbissent pas leurs jolies chanteuses d’un bon coup de manche (de leurs six cordes, mal pensants que vous êtes !). Dire que le matos est entassé et l’espace millimétré sera donc un doux euphémisme me laissant somme toute sceptique d’emblée.

 

En attendant vu que l’on a une heure d’avance et que l’accès est encore libre, direction le bar ou l’on pourra s’en jeter quelques unes au tarif de jour tout en profitant des rodages de balances. Une mousse glacée et le Sieur Steven –leader de Wedingoth- en train de régler effets et volumes sonores de sa faucheuse, le coté Underground de l’orga commence à dévoiler des facettes inhabituelles et appréciables. Le grain est clair, l’emphase correcte, et le rendu prometteur. Il n’empêche que le sale doute s’étant inséré dans mon esprit concernant l’étroitesse des lieux continue à me tourmenter. Même dans ma glorieuse époque de Monolithique d’il y a des lustres ou nous hantions les planchers de la région à l’image d’un CCO, pas moyen de retrouver en magasin souvenir d’une place si étroite. A part peut-être le SEC de la Croix-Rousse, c’est dire. N’épiloguons pas là-dessus éternellement, et concluons en rappelant que vu la froideur bien connu du Lyonnais et celle du temps à l’extérieur, le fait de se serrer comme des pingouins pourrait devenir un atout chaleureux…

Arrivera alors un braillard chevelu demandant à la salle de se vider et de faire son come back dans les murs après avoir versé une obole symbolique. Cinq euros pour trois groupes, dix euros l’album, vingt euros le sweet shirt tout doux à la Bisounours à l’intérieur; cartes-photos des groupes gratuites ; des précisions mercantiles dont feraient bien de s’inspirer certaines structures véritables pompes à fric collant outrageusement aux basques de « pointures de la scène Metal » ou s’affichant comme telles ! Pas de noms, j’ai assez d’ennemis comme cela dans le milieu !!! Et puisque nous sommes dans le paragraphe coup de gueule et réglage de compte ; profitons en pour à contrario tirer un coup de chapeau au Headbang Club de Lyon et à son président Jordan pour l’ensemble de son oeuvre passée et celle en devenir. Que pètent enfin les verrous sclérosés du négoce nombriliste au profit d’une jeunesse laissant déferler sa foi profonde en notre passion métal sans concession !

 

 

Bon on s’égare; alors retour à des affaires plus concrètes avec l’entrée sur scène des Céphée Lyra, groupe que j’attendais particulièrement depuis la découverte de leurs démos et précédant la sortie de leur premier album « A Sinner’s Loneliness ». Un combo, O combien cher et loué par notre Fredo national du team rédactionnel de Soil Chronicles, qui s’affichera avec le bassiste d’Arcas, Kevin Villet. N’étant pas adepte des set lists ni des carcans stylistiques, permettez moi de faire fi de ceux-ci pour vous lâcher en vrac mon ressenti personnel ; tout le reste n’étant foncièrement que du sophisme. En gros, l’étalage de la confiture de manière uniforme, symétrique, linéaire…On s’en tape ! Seul le gout au palais compte.

Et donc, les Céphée Lyra nous débouleront dessus plein gaz avec le ravissement de la fraicheur de la jeunesse sur motivée et ne se posant aucune question. La Walkyrie Maud, tout de noir vêtue, nous déversera ainsi tout son éventail lyrique avec conviction et un réel talent à partager et rendre la salle inter active. Un combo capable de pondre des « Days Of Wrath », « Horsemen Of Apocalypse », « Burning Paradise » et autres brulots du genre ne peut que vous laisser sur le cul pour peu que sa front woman n’ait pas la prestance d’une huitre décérébrée sous mescaline. Cela n’est nullement le cas, et l’avoine sera bien envoyée durant trois quarts d’heures hautement appréciables malgré quelques soucis d’ordre disons structurel et que votre vieux serviteur franc du collier ne saurait taire. Ainsi le son grandiloquent et symphonique des Céphée Lyra, -pure marque de fabrique du Band-, souffrira de manques atténuant quelques peu la prestation car étouffé pour les guitares, une chanteuse difficilement audible pour le début du set, un ensemble sonore parfois trop brouillon… Mais rien de rédhibitoire, à l’instar du perpétuel numéro d’équilibriste des musiciens pour évoluer sur l’étroitesse de la scène.

 

 

L’osmose avec le public se fera aisément et même si la facette underground émergera occasionnellement, chaque grimace ou mimique du guitariste Julien opposé à l’élégance du sobre esthétisme de son pendant Sylvain, ne seront que purs délices. L’assise Basse/batterie sera on ne peut plus carrée et conférera suffisamment de Testostérones à l’ensemble pour que Céphée puisse présenter et pointer résolument le clou en son auditoire. Une prestation de bonne tenue et plus qu’agréable affirmant un réel potentiel en devenir mais au demeurant déjà bien présent. La salle est chaude et déjà conquise, la partie est donc gagnée… Et on en redemande !

 

 

La barre a donc été placée haute et les Wedingoth se présentant vont devoir relever le défi ; ce qui n’est pas pour me déplaire vu que j’avais été assez dithyrambique dans ma chronique de leur autoproduction « Candlelight ». L’attelage Steven/Laure (guitariste compositeur /Chanteuse)°au Rock/metal Prog Sympho émotionnel, sensitif et hautement suggestif est à mon sens, et pour faire usage d’une métaphore, une véritable Ferrari. Soit, mais restait donc à faire vrombir le moteur, découvrir les chevaux sous le capot et tester la tenue de route. Fi des apparats et artifices pouvant nimber, moduler, travestir un agrément –ou désagrément- au travers d’un support auditif ; et jugement sur pièce et de visu…

Ne voulant pas tomber dans le roman fleuve et vous abreuver de propos partants en tous sens, je vais tacher de faire concis et structuré ; ce qui je vous le concède n’est pas gagné !!! Arrivent donc sur les planches nos cinq musiciens, sobrement vêtus de noir et vert couleurs affichées du Candlelight tour, dont le visuel s’avère une véritable antithèse du superflu des strass et paillettes. Sobre, mais efficace et recherché jusque dans les détails que certaines brutes métaleuses épaisses ne sauraient déceler et apprécier, (humour !), à l’image d’un vernis à ongles et d’un nœud de papillon vert émeraude arborées par la divine Laure. Wedingoth propose une musicalité empreinte de subtilités, finesses, ressacs, subjectivités toutes en nuances que les adeptes du « pur et dur » ou du « tout au taquet » ne seront jamais en mesure d’apprécier, ni seulement saisir les filigranes. Mais ne vous fourvoyez pas, vous n’avez pas affaire ici à une sempiternelle guimauve gothique à chanteuse ; mais à un véritable Metal de ménestrels ! Dès le progressif d’entame, la « Mission » sera gagnée par Wedingoth et tous leurs ingrédients d’excellence vous mettront sur votre « pôvre » petit séant endolori.

 

 

Le son s’avérera sans faille et profitera beaucoup plus au combo que pour les Céphée Lyra les ayant précédés. Le rendu auditif se révélera ainsi plus que correct, -même si les chœurs de Steven seront trop en retrait durant les premiers titres-, et le cristallin de Laure Florès subjuguera d’emblée. Charme, mélodicité, énergie ; le trident fera résolument et immédiatement mouche, asservissant aussitôt l’auditoire. Car le combo s’y entend aussi bien quand il faut moudre du grain et envoyé l’avoine, que lorsqu’il décide de nuancer dans le plus apaisé. Un titre comme « Diex Li Volt » et son riff gras et épais vous fracasse ainsi les conduits auditifs tout en les marquant de manière indélébile et sans rémissions possibles. L’apogée de l’énergie incandescente de Wedingoth se révélant cependant plus encore sur un « From Hell » purement Dantesque et d’anthologie. Une pure tuerie, une véritable offrande à mosh pits frénétiques ou le bassiste Robin en pleine heure de gloire ( (- ; ) nous assène son guttural tranchant en réponse à la clarté limpide de Laure. Les chevelus de la fosse adeptes du « couillu » ne s’y tromperont pas en entonnant de perpétuels « Wedingooooothh, Wedingoooooth !!!! » entre chaque titres délivrés, avant de retourner s’investir à fond dans leurs headbangings féroces (Hein Jordan ?!).

 

 

Mais à pénétrer dans une si voluptueuse « Twilight » parallèle nacrée de « Rêveries », l’ « Oxygen » va rapidement vous manquer, c’est un fait. Les ilots de quiétude et d’émotions, à l’instar d’un somptueux « Eclectic Harmony », sauront alors faire montre de tous leurs éclats et mettront ainsi en exergue ce jeu perpétuel de ressac délivré par le Sieur compositeur Steve Segarra. Le clou est définitivement enfoncé jusqu’à la garde, le set passe à une vitesse diabolique, et lorsque l’annonce du dernier titre « Candlelight » se fait… Pour être franc, cela me « fout les boules » !!! Trop bon, trop court, trop rapide ; le genre de tranche de vie que l’on a envie de retenir, ralentir, mémoriser chaque bribe…Et qui malgré tout nous échappe avec amertume car signifiant la fin du plaisir. Et Papy Metalpsychokiller sera d’autant plus déçu que l’on n’aura pas droit à un rappel !!! Ben oui, faut laisser la place aux suivants, Auspex.

 

 

N’empêche qu’au final et malgré la promiscuité du site, ce concert aura été un sincère et pur moment de bonheur. Une prestation scénique, (à la hauteur -et même au dessus- de leur auto production), éclaboussée par le charisme de Laure, la prestance de Steve, le professionnalisme des trois jeunes musicos les entourant (Robin le bassiste, Julien le guitariste et Adrien derrière les futs) ; que demander de plus ? Que le groupe signe enfin chez un label, qu’il nous ponde une nouvelle offrande, qu’il remporte le tremplin Emergenza au Ninkasi Kao le 28 Mai ? Personnellement, je leur souhaite tout cela et je persiste et signe à affirmer que Wedingoth, plus que ma trouvaille de l’année 2010, a un potentiel démentiel devant leur ouvrir toutes les portes de la scène Metal française et plus encore ! Un coup de cœur, un soutien indéfectible, une foi totale en Wedingoth que je ne peux que vous inciter à venir partager par exemple au Metal Café le 23 Avril pour les Rhône alpins…

 

 

Fin de live report en queue de poisson, – et mes plus sincères excuses à Auspex devant clôturer la soirée plus que déjà réussie-, mais votre serviteur n’a pu apprécier la suite des événements en ce sympathique Hotel de la Musique car devant aller travailler… Une partie juste remise, une flopée de remerciements à tous les musiciens sur place pour leur disponibilité et gentillesse, clins d’œil pour les photos, et réitération de félicitations au Headbang Club de Lyon. Stay Metal !!!

 

 

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1 Commentaire sur “Céphée Lyra – Wedingoth : Villeurbanne [05.03.11]”

  1. 1

    Bon report de la soirée.

    POur avoir joué la semaine précédent ce concert à l’hotel de la musique également, il serait bon de préciser quelques mots pour rendre justice à cette petite scéne qui d’abord est gratuite pour les groupes et assez facilement accessible. De plus avec la fermeture récente du Lyon’s Hall, et l’éloignement de salle comme le Warmaudio et le Biker’s Road, il faut bien avouer, qu’il ne reste plus grand chose en ‘petite scène’ sur l’agglomération lyonnaise (le Metal Café est encore plus petit et n’accepte pas tous le metal trop extrême, le Double Six, on en parle même plus).

    Le matos provenant directement des groupes, pour peu que l’ingé son ne soit pas une bille, le rendu peut être excellent. Pareil pour les lights, en plus avec uen machine à fumée, nous (Abstract Agony + Clektic), on s’est régaler à y jouer? Et même si on est un peu serré en facade, il y a quand même de quoi bouger et remuer la tête, l’essentiel est là :). Très pratique pour les jeunes groupes, en tout cas !

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