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Ce soir, c’est la boucherie de la rentrée avec une excellente affiche: Aeon, Revocation et les maîtres Cannibal Corpse, tous unis par les liens sacrés de la brutalité et par la même famille Metal Blade Records !

La question existentielle du jour : quel fan ira jusqu’à sacrifier son corps pour le repas de nos chers cannibales (pas moi en tout cas, du moins pas avant la fin du concert)!
19H30 et Aeon est déjà au taquet : ça s’entend de loin alors que je n’ai pas encore mis les pieds dans la salle ! Pour l’instant, je m’échauffe comme pour tout sport et surtout les plus violents.

Il suffit d’ouvrir la porte pour sentir les ondes sonores mitraillantes de la double pédale et des riffs puissants de ce premier groupe de la soirée apocalyptique. Ils sont suédois et font du death metal old-school bien bourrin aux des rythmes fougueux avec un soupçon d’éléments groovy, l’idéal pour une première partie de Cannibal Corpse ! Violence oblige, les slamms et les pogos commencent et ne s’arrêtent pas pendant une demi-heure! Le chanteur prend du plaisir à headbanger avec les slammeurs sur scène, et ils ne se font pas jetés par les roadies. Il va même jusqu’à prêter son micro le temps d’un growl ! Il fait même intervenir le vocaliste de Revocation venu du fin fond du backstage pour growler sur un passage du dernier morceau de la setlist ! Cependant, le son n’a pas été complètement à leur avantage malheureusement (ou c’est fait exprès pour laisser le meilleur son pour la tête d’affiche, l’éternel paradoxe..). Ce soir, c’est un vrai concours entre vocalistes ventilateurs, et ça commence bien par le frontman Tommy d’Aeon (pas de chance, celui de Revocation, il n’a pas de cheveux).
Après cette bonne demi-heure d’échauffement, la foule excitée doit se rafraîchir pour se préparer au prochain tour
Setlist Aeon :
Satanic Victory
Forgiveness Denied
Kill Them All
Aeons Black
Biblewhore
Still They pray
Forever nailed.

Revocation n’est pas un simple et banal groupe comme tous les autres de la sorte, c’est un excellent groupe américain du death/thrash metal technique propre et raffiné, mais toutefois moins brutal et moins rapide que ses camarades de la soirée. La jouissance atteint son paroxysme quand le soliste nous impressionne avec ses sublimes soli bien travaillés, ce moment magique où il s’arrête de chanter pour mettre le paquet sur son jeu de gratte. On y trouve également quelques passages progressifs comme dans « Madness » Opus avec son solo de ouf joué à la old-school. Si vous voulez du plus thrashy plus speed, écoutez-moi “No Funeral”, une pure merveille, ou encore « Fracked » avec son pont raffiné où la basse est sous les lumières suivi du super solo à la heavy metal…
Si nous ne connaissez pas ce groupe, je vous conseille vivement d’écouter l’album éponyme Revocation et leur tout dernier albumDeathless sorti fraîchement en septembre, croyez-moi, vous serez tout de suite convaincus ! Et si vous voulez des plus gros riffs avec une basse qui tabasse, écoutez les plus anciens comme l’excellent « Empire Of The Obscene »… Que c’est bon !!
Les musiciens ont clairement un niveau incontestable. Je reste toujours émerveillée par le jeu des solistes prodiges comme Dave Davidson, si technique et pro, le tout en chantant, impressionnant ! (bon, il se tait lors des soli, mais…). Sans oublier le jeu de la basse bien groovy et présente de Brett qui vous transperce le corps si vous êtes tout devant.
Les slammeurs continuent à voler jusqu’au moment où la musique s’arrête pour que notre cher vocaliste nous exprime à quel point il apprécie la foule lyonnaise déchaînée. Ce moment où il pique un fou rire parce qu’un slammeur est encore en l’air et que le public l’a puni en le maintenant ainsi pendant trois bonnes minutes, alors qu’il se débattait pour redescendre sur terre… Un véritable gag qui nous a bien fait marrer !
Il faut dire que pour ce coup, les fans de Revocation ont bien profité de cette partie et ceux qui connaissaient pas n’ont pas pu apprécier la qualité des compositions de ce super groupe, mélangeant différents styles allant du heavy aux éléments grind en passant par le death, le prog et le thrash, old ou new school, pour en faire un cocktail original propre à eux. Si vous voulez encore quelque chose de plus spécial, je vous conseille leur album Chaos Of Forms, un véritable chef-d’œuvre !
Révocation est un groupe qui est très apprécié par les grands connaisseurs et non par ceux qui cherchent la brutalité ! En tout cas, la raison principale de ma venue ce soir, ce n’est pas pour Cannibal Corpse mais bien pour Revocation, et une demi-heure n’était clairement pas suffisante pour moi, la triste fin ! Le niveau technique maximal de cette soirée a été atteint. Maintenant baisse en technicité, on monte en brutalité et en gros son avec le plat de résistance que va nous vomir Cannibal Corpse.

Setlist Revocation :
The Hive
Teratogenesis
Deathless
Dismantle the Dictators
Fracked
Madness Opus
No Funeral.

Le temps que le quatuor débarrasse le plancher, quelque chose de curieusement drôle a été observé chez le bassiste. Sa ceinture de pantalon sous forme de fil fin porte à confusion avec un string. Du coup, deux individus bien situés n’ont pas manqué pas de le photographier lorsqu’il s’est baissé pour ranger ses câbles.
La question de si c’est un string ou pas demeure encore un mystère non élucidé !

Si vous pensez que les cannibales ne boivent que du sang, vous vous trompez. Un roadie met sur scène tout un stock de bouteilles d’eau, de coca cola et de serviettes, sauf pour le bassiste qui, lui, carbure aux boissons énergisantes. Fond de scène sanglant (même si ce n’est pas suffisamment gore à mon gout), le décor est en place et prêt à accueillir le quintet américain, œuvrant depuis 26 ans déjà sans épuisement et toujours aussi productif, avec un nouvel et excellent seizième album A Skeletal Domain, fraichement sorti en septembre, dont ils vont certainement nous jouer des morceaux, miam miam. Cet album dans lequel le groupe a mis un brin de thrash dans cette soupe de death brutal marque clairement un changement par rapport à son prédécesseur Torture, un véritable chef-d’ horreur.
Le frontman George Fisher, au cou musclé et bien gras, n’a pas changé d’un gramme (ça, c’est bien américain). Il entre sur scène et se gratte les couilles publiquement (il n’a même pas fermé la braguette de son pantalon !), crache sur scène et le voilà prêt à démarrer la boucherie ! Et la nécrophagie ! D’ailleurs, de tous les concerts que j’ai faits à Lyon, je n’ai jamais vu autant de poids lourd dans le public que ce soir, coïncidence ?!
A cause des pochettes et des paroles ultra méga gore et des riffs et des paroles grugeant de brutalité , le groupe a été interdit dans quelques pays (Chine, Corée, Australie, Nouvelle Zélande…) et en Allemagne, certaines chansons ainsi que les pochettes ont été censurées, Mais bon, les membres sont de tendres messieurs et tout gentils (intérieurement). D’ailleurs George va même à Disneyland avec ses enfants (et ses enfants sont toujours vivants).
Un Wall Of Life de cinq personnes se créa autour de ma chère amie sur un fauteuil roulant proche de la scène, pour la protéger des mouvements dangereux de la foule…
Et ça démarre gentiment avec « Staring Through The Eyes Of The Dead » et un moshpit se forme dès lors. On augmente la goracité avec « Fucked With A Knife » (tutoriel très intéressant pour l’érotique SM), et même si on ne comprend pas les paroles, le titre suffit pour donner un aperçu sur le thème. Non, ce n’était pas encore suffisamment gore, ils montent le niveau avec « Stripped, Raped and Strangled » (She was so beautiful, I had to kill her…), extrait de l’album tubesque du groupe des années 90, « Bleeding » où le guitariste Chris assurait les vocals avant l’arrivée de George.
Ah ! Voilà enfin un extrait du nouvel album « Kill Or Become » dont on peut en tirer une phrase de sagesse extrême: “If you want to live, you have to kill or become” suivi de « Sadistic Embodiment » et de « Icepick Lobotomy » où O’Brian nous déballe un super solo…
Retour à la bible de la torture avec « Scourge Of Iron » et « Demented Agression ».
Pendant ce temps, les gens du devant commencent à sentir cette odeur nauséabonde émanant du backstage, qui donne vraiment envie de vomir,… Est-ce le cadavre de leur diner qui se décompose déjà ? Ou est-ce seulement l’odeur de la friture ? On ne le saura jamais…
Les habitués du slams continuent à s’éclater, jusqu’à ce qu’un énorme mec petit de taille mais d’un poids supérieur à 120kilo pesé à l’œil nu arrive à se téléporter sur scène et s’approche de Goergy qui le pousse pour le dégager de la scène. Mais en accord avec les lois de la physique, c’est finalement George qui recule. Le gars finit par se jeter sur la foule en espérant que les gens ne le laisse pas s’écraser comme une merde, mais il a failli se prendre le sol de justesse si ce n’était pas ces âmes charitables qui l’ont rattrapé.
Quelques minutes de pause pour que le groupe boive un coup et se sèche les cheveux. Pendant ce temps, le bassiste reçoit une déclaration d’amour d’un fan qui le fait sourire et met la main sur son cœur tellement il a été touché.
Après la séance de sexe, torture et death metal dans tous les sens,…voilà que ces pauvres corps abusés ayant subit plusieurs procédures chirurgicales non conventionnelles et certainement pas autorisées par le corps médical (voir la setlist par ordre chronologique) terminent dévorés par les vermines « Devoured By Vermin »…Maintenant vous avez tout le procédé avec toutes les étapes de A à Z, infaillible pour ne laisser aucune trace de votre victime…A vous de jouer (mais suivez bien la notice et n’hésitez pas de demander conseils à Cannibal Corpse en cas de doute, ils seront ravis de vous aider).

Je reste toujours aussi impressionnée par la performance du headbang inépuisable façon ventilateur de George (ceux qui étaient devant devaient bien rafraichis). Quand il ne chante pas, il headbang… Le sport paralympique par excellence dont il est médaille d’or !
Voilà que le show de haut niveau de brutalité se termine. On a eu le droit à un excellent bain de son et des ondes qui transpercent nos corps tels des couteaux bien aiguisés, et on aime ça !
Il n’y a pas eu de mort, pas de bras cassés ni de dents, pas de sang sur le sol, aucun dégâts (même pas besoin de vigiles) !
A la fin, quelqu’un demande au roadie un médiateur pour l’offrir à notre amie au fauteuil roulant et n’ayant rien à donner qui traine sur scène, il nous rattrape dehors sur notre chemin pour le lui offrir…Son geste a été fortement apprécié !

Setlist Cannibal Corpse :
Staring Through the Eyes Of The Dead
Fucked With a Knife
Stripped, Raped and Strangled
Kill or Become
Sadistic Embodiment
Icepick Lobotomy
Scourge of Iron
Demented Aggression
Evisceration Plague
Dormant Bodies Bursting
Addicted To Vaginal Skin
The Wretched Spawn
Pounded into Dust
I Cum Blood
Disposal of the Body
Make Them Suffer
A Skull Full of Maggots
Hammer Smashed Face
Devoured by Vermin.

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