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Photos : Antirouille
Report : Antirouille + Spare Ribs

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Metallian Productions nous proposait l’Ilyade en guise de ring ce samedi soir  pour un combat où tous les coups allaient être permis. Direction donc Seyssinet-Pariset (38) pour une affiche qui nous proposait ni plus ni moins un aller simple pour un tabassage dans les règles de l’art.

Chronique à quatre mains, un chroniqueur en remplace un autre au pied levé…

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C’est  la formation grenobloise Barus qui est chargée de porter le premier coup. Ils mettent en avant leur album Drowned sorti ce mois d’octobre dont quatre titres seront joués sur les six proposés.
Leur death prog teinté de black nous fait baisser la garde sur des ruptures remarquables où on frôle le doom et nous met  KO ensuite sur des accélérations tout aussi redoutables et qui ne sont qu’invitation à nous rompre les cervicales dans des headbangs effrénés.  Nos musiciens nous ont joué un set minutieusement réglé avec une mise en scène impeccable dont Keithan, vocaliste possédant un large éventail allant de la voix claire aux growls  les plus infectes,  s’est vite trouvé prisonnier de son rôle qu’il interprète à la perfection.
Marco et James s’échangent des riffs et soli tour à tour  lancinants, entêtants ou incisifs, Erwan plombe de sa basse une atmosphère déjà sombre et  Alexis imprime des rythmes alternant à sa guise rapidité et pesanteur. « Je me crois en enfer donc j’y suis », « Forsake » conclut une prestation de haut niveau, mais à quoi pouvions nous nous attendre d’autre  d’un groupe dont les membres ont un CV à en faire pâlir plus d’un. (Maïeutiste, Collapse, Orcae, Caïnan Dawn…) Et même si la majorité du public est là pour s’envoyer du « core », le death prog de Barus a fait mouche en portant donc un premier coup bien placé. (Antirouille)

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Setlist :

Tarot
Disillusions
Dissever
Engorge
Vitiate
Forsake

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Les lumières se rallument sur autre formation grenobloise. Actif depuis dix ans, Eight Sins avait  pour but de retourner l’Ilyade et le feront avec brio car ce qu’on a pris dans la gueule avec leur thrashcore décapant est indescriptible.
Je vais toutefois essayer… Chaque salve de riffs balancés par Arno est reçue comme des milliers de bouts de verres pointus et acérés jetés par poignées entières au visage : ça lacère, ça déchire et il est impossible de rester sur place tant tu as envie de tout péter ! Les degrés montent vites au rythme des pogos bien musclés, de circle-pit  où rester debout tient du miracle. Jambon tape comme si sa vie en dépendait et imprime une cadence infernale, Mike ne tient pas en place avec sa basse, il saute, bondit, occupe le terrain tout comme le public qui a maintenant bien pris possession du pit et même un peu de la scène car les premiers slams ne se font pas attendre.
Loïc hurle de sa voix rageuse, perçante et coléreuse dans son micro. Entre deux titres, il n’hésite pas à se transformer en véritable one man show comique en balançant vanne, moqueries et autres railleries et il a de quoi rivaliser haut la main avec Gad Elmaleh, Dupontel ou autre humoriste.
Il joue sur deux tableau, l’infâme : il nous fait rire de ses bêtises et, la garde complètement baissée, Eight Sins, les « coreux-fous », en profite pour nous électriser de leur rythmiques incisives, corrosives et galopantes à souhait. Les titres enchainent, nos cervicales se déchainent. Loïc nous demande de foutre le bordel sur « Ten Years », rapport à leur dix ans d’existence, et je me dis : «  ah bon ! Parce que c’est déjà pas le bordel là ? Il est possible de faire pire ? »
Ben oui, c’est possible et il fallait y être pour s’en apercevoir !
Le set se termine et on se sent comme après avoir couru un marathon sur un pied.
Vidé ! Putain, ça m’a s’coué c’t’histoire. Deuxième coup reçu…  (Antirouille)

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Setlist :

Deathstroke
On tour
World
Poisoned
Ten years
It’a trap
Faceplant
Wreck
Beers

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Black Bomb A arrive sur scène tranquillement sous les acclamations d’un public déjà conquis qui n’attend qu’une chose : la bagarre… et il sera servi bien grassement.
Snake attaque le riff de « Double » qui ouvre le set et c’est parti pour une grosse heure de baston.
Vous connaissez « Double » ? Oui ? Non ? …Peu importe, mettez le volume sur 12 et (ré)écoutez moi ça !
Ce morceau suffit à lui-même pour enfoncer les clous à coup de décibels, l’essence même de Black Bomb A ! En gros, Hervé tabasse ses fûts, Snake riffe sa gratte, Jacou patate sa basse et le duo Toun et Arno se renvoient les lyrics avec une énergie dévastatrice rythmée.
« Born to die » et « My mind is a Pussy » s’enchainent ensuite histoire de nous rappeler les bonnes heures du hardcore des années 2000 et de chauffer encore plus le public qui saute, gueule et pogote déjà à fond.
Le dernier album éponyme du groupe nous sera présenté avec « My Last Resort », « Kill Yourself », « Greed », « Bullet Proof » et « Wake Up » entrecoupés de morceaux un peu moins « jeunes » mais tout aussi destructeurs pour les cervicales, les côtes et tout ce qui dépasse.

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Le show est énorme, avec ses 3 premiers morceaux, la barre a été placée très haute et le restera jusqu’à la fin des 16 morceaux que Black Bomb A nous jouera. L’ambiance dans le pit est montée crescendo jusqu’au traditionnel « Mary » repris en chœur par tout le monde.
Ça se finit avec « Make your Choice » et la traditionnelle photo de famille.
Merci Black Bomb A pour l’énergie primaire reçue. (Spare Ribs)

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Setlist :

Double
Born to Die
My Mind is a Pussy
My Last Resort
On Fire
Kill Yourself
Greed
Human Circus
Police Stopped Da Way
You Can’t Save Me
Bulletproof
The Point of No Return
Wake Up
Down
Mary
Make your Choice

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Un grand merci à Metallian Productions et RPO.

 

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