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Le monde se divise en trois catégories de personnes : les footeux, les metalleux et les autres. En ce mardi 30 Mars, les lyonnais des deux premiers groupes sus-nommés avaient rendez-vous à Gerland, les premiers pour un affrontement Lyon/Bordeaux de champions league, et les seconds pour un affrontement chant/guitare de championnes/lead au Ninkasi Kao, juste en face. Et Arch Enemy à Lyon, cela faisait un moment que nous les attendions ! Malgré un passage à Montpellier l’hivers dernier, les suédois étaient jusqu’à présent habitués à des mini-tournées ne faisant halte qu’un soir ou deux à Paris et basta ! Pauvres de nous ! Mais l’heure de la revanche a sonné mes frères, et c’est ainsi accompagnés de trois groupes francophones : les suisses de Samael (metal-indus) et nos compatriotes de No Return (death-thrash) et Dylath-Leen (death-progressif atmosphérique) que les frangins Amott et leur bande investissent la capitale des gaules et, sans surprises, les amateurs de metal lourd et mélodique, répondront présent à l’appel à la pelle, cette date affichant tout juste complet quelques jours avant l’évènement. (Bodom)

DYLATH LEEN

Le report de Fredo: C’est sous une avalanche de stroboscopes et de fumée que rentre dans l’aréne surchauffée les nordistes de Dynath-Leen. Fort de 2 albums d’un death atmosphérique assez évolué, le quartet mené par une remarquable grogneuse/hurleuse a pâti d’une sonorisation assez mal réglée, trop forte et nasillarde pour pouvoir en apprécier toutes les facettes. La bande à Cathy s’en est quand même très bien tiré, et l’interprétation du dernier morceaux, le plus direct du set et qui figurera sur le futur 3eme opus a mis le feu à la fosse. Une formation à suivre, qui par son rôle de chauffeur de salle sur cette tournée se remet dans l’actualité après avoir un peu disparu de la circulation.

Le report de Bodom : Avec deux albums à leur actif et un troisième en préparation, Dylath-Leen demeurent quand même les ‘petits jeunots’ de la soirée ; mais c’est qu’ils ont la patate, nos jeunes ! Présentant un death-metal atmosphérique saupoudré d’éléments progressifs de belle facture, le combo a ceci de moins conventionnel que le chant extrême se voit assuré par la guitariste du groupe, son homologue masculin se chargeant des backing vocals et de quelques autres parties. Par cette présence féminine au micro (même si les timbres de Kathy et d’Angela restent très différents), les frenchies pourraient donc pleinement justifier leur place en première partie d’Arch Enemy, mais bien heureusement, c’est la qualité des compo qui prévaut, et même dans un style au final différent, le groupe va se permettre de mettre une énorme ambiance dans la fosse, réussissant à foutre un beau bordel dès le début, chose pas toujours aisée pour une première partie. En tout cas, voici une intéressante découverte, qui va mériter une écoute plus approfondie de leur courte mais déjà intéressante discographie.

NO RETURN

Le report de Fredo : Changement de plateau express, belle organisation, à peine le temps de descendre une de ces fameuses bières du Ninkasi que No Return déboule déjà. No Return ou une des versions métal des « papys font de la Résistance » … car mine de rien ça fait quand même bien 20 ans que le groupe traîne ses flight cases dans le milieu, et malgré tout, c’est avec une patate de jeunes premiers qu’ils assénent un « Puzzle Of Live » à un pit auquel il ne fallait pas grand chose pour devenir vraiment dingue. Un son bien meilleur permet d’apprécier à leur juste valeur les rythmiques thrashisantes à souhait, les nombreux solo ciselés, rapides. Moreno est quant à lui une vraie bête de scène, son jeu de scène est aussi sobre et efficace que ses vocalises death sont profondes et rageuses. Un show me semble –t- il un peu plus court que celui auquel j’avais assisté l’année dernière en ouverture d’ADX, mais d’une intensité rare et qui a littéralement ratatiné l’auditoire. On a appris depuis que le sieur Moreno a du quitter à regret ses comparses, ce qui après coup donne une saveur particulière aux souvenir de cette prestation sans tache…

SAMAEL

Le report de Fredo: Samael était déjà venu il y a quelques semaines en capitale des Gaules. A entendre la plupart des gens discuter après le concert, il semblerait que la prestation de ce soir ait été assez similaire à la dernière. C’est pourquoi, je vous invite à vous propulser vers l’excellent report de notre camarade Metalfreak, et de simplement changer les dates …. Meuuh non, chez Soil, nous ne sommes pas des adeptes du copier – coller ; d’autant plus que moi, je n’avais jamais eu la chance et l’occasion de voir nos voisins suisses adeptes de ce fameux mélange de Black et d’Indus. Et ça vaut le coup d’œil…un Vorph impérial, qui du fait de son charisme qui semble inné tient la foule dans sa main, la fait vibrer, rugir au diapason des froides rythmiques assénées par les machines et le mini kit de son frangin, un bassiste virevoltant, qui malgré une forte ressemblance avec notre Pierre Perret national semble attirer inexorablement la gente féminine (n’est ce pas, Miss Gwenn ???), et Makro qui plaque ses accords martiaux en semblant entrer plus profondément en transe à chaque note. Je m’attendais un light show dantesque, avec lasers et toute la panoplie, mais c’est resté assez sobre, bien en phase avec la musique, sans excès mais assurant tout de même de bien belles ambiances. Les grands moments ??? Assurément pour ma part un « Rain » d’anthologie, la dualité entre la violence de certains titres (« Above » sur CD ça dépote déjà grave, mais ses titres sur scène sont une véritable tuerie) et les sonorités ethniques industrielles des autres. Le tout servi avec un son très propre, une bonne ambiance dans la fosse (un peu ternie tout de même par l’éviction manu militari des photographes lors du dernier titre), que faut il de plus pour que ce concert soit une réussite ? Mais s’il vous plait, messieurs, la prochaine fois que vous venez à Lyon, venez tout seuls ou en tête d’affiche. On est pas mal ce soir qui auraient été d’accord pour en prendre encore un peu plus.

Setlist Samael
01. Rain
02. Solar soul
03. Reign of light
04. Infra galaxia
05. Western ground
06. Ceremony of opposites
07. Black hole
08. Into the pentagram
09. Slavocracy
10. The ones who came before

ARCH ENEMY

Le report de Bodom: Alors que Samael quitte les planches du Ninkasi, on sent une certaine fébrilité naissante s’emparer du public, les plus fidèles tentant de se rapprocher ostensiblement de la scène. Il faut dire que le moment attendu par près de 95% des spectateurs est imminent : ils viennent de Suède (et d’Allemagne), pratiquent un death-mélodique très affuté : mesdames et messieurs, Arch Enemy débarquent ! Presque sans prévenir, les musiciens jaillissent soudain sur scène et déclarent les hostilités ouvertes au riff d’intro de ‘The immortal’ (« Burning Bridges », 1999), qui d’emblée donne le ton, mais que le public aura bien du mal à reconnaitre et pour cause, le syndrome Ninkasi vient encore de frapper : la tête d’affiche hérite d’un son moisi au possible.

C’est à chaque fois pareil (Amon Amarth, Hypocrisy en ont eux aussi fait les frais dernièrement), si bien que cela commence à prendre la forme d’une private-joke dont se passeraient bien les habitués. Pas d’bol, ‘Revolution begins’ (« Rise Of The Tyrant », 2007) en pâtira également et nous devrons nous contenter du jeu de scène et des poses de guitar heroes des frères Amott pour deviner leurs soli respectifs. Même les refrains plutôt fédérateurs hurlés par Angela Gossow passeront à la trappe devant la bouillie sonore qui nous est servie. Mais comme par miracle, d’un coup, pour ‘Ravenous’ tout redevient clean (ouf !) et là, mes amis, pour ce premier gros classique qui ravira autant les plus anciens fans que les p’tits nouveaux, nous allons profiter ! Il faut dire que ce premier extrait de « Wages Of Sin » (2001), a tout pour convaincre : duels de guitares, grosses rythmiques heavy bien carrées, dignes de Mr Costaud et mélodies imparables !

Suivent deux titres du pachydermique « Doomday Machine » (2005), un album plutôt décrié mais dont les extraits font l’effet d’un pavé dans la mare, voir d’un véritable parpaing dans la fosse ! Les inattendus ‘Shadows and dust’ et ‘Silent wars’ permettront de reprendre un peu de vitesse, jusqu’à ce que les gratteux décident de s’offrir une première pause, s’éclipsant pour laisser Daniel Erlandsson taper son petit solo de batterie (une tradition pour un set d’Arch Enemy). Le suédois jouera de malchance, laissant échapper une baguette durant une descente de tomes laissant ses samples continuer sans lui. Et pourtant le bonhomme à du bagage, comme quoi, ça peu arriver même aux plus grands. Tout le monde reprendra sa place à l’intro de synthé si caractéristique de ‘I will live again’. La setlist, très équilibrée, laisse s’alterner relatives nouveautés (‘Dead eyes, see no future’) et vieilleries (‘Dark insanity’, ‘Bury me an angel’, deux titres de « Black Earth » (1996), le premier album), rappelant ainsi aux plus distraits que le groupe est aussi là pour promouvoir les récentes réadaptations des classiques de leurs trois premiers albums, originellement chantés par Johan Liiva, et récemment ressorti sur la compilation « The Root Of All Evil » (2010). Les inconditionnels de la première heure, à qui l’absence de Liiva et son remplacement par la gutturale chanteuse pèse toujours, pourront conserver du grain à moudre, puisqu’on sent la miss un peu juste par moment sur certaines parties de growls et de screams ou elle se trouve obligée de se courber ou de se cambrer afin d’assurer ses parties. Cependant hormis ces quelques difficultés peu blâmables, la blonde sait faire le show, arpentant la scène en exhortant le public par de grands moulinets et autres jeux de regards bien flippant. S’en suit les minutes ‘solo’ des frangins Amott, chacun y allant de sa petite mélodie, y incluant des instrumentaux du groupe (‘Enter the machine’ et ‘Intermezzo liberté’). Le moment est judicieusement choisi, permettant à tout le monde, musiciens comme spectateurs, de souffler un peu, surtout que le groupe reprendra par deux gros morceaux, d’abord ‘Dead bury their dead’ malheureusement méconnaissable par le son qui est soudainement redevenu tout cradingue (que les ingénieurs parviendront rapidement à corriger) et un dernier ‘We will rise’. Rappel. Il sera court, le groupe revenant sur scène pour l’interprétation de ‘Snowbound’ l’interlude instrumental de « Wages Of Sins », suivi de l’unique mais tant attendu ‘Nemesis’, ô combien dévastateur. A Arch Enemy de tirer sa révérence sur ce rappel s’en tenant au minimum syndical, alors que rarement nous n’auront vu un public aussi bouillant au Ninkasi Kao. Cela est d’autant plus dommage qu’un ‘Burning angel’, autre classique du groupe, ou encore d’autres vieilles raretés (au hasard : ‘Beast of men’, ‘Let the killing begin’, etc.) auraient pu y être ajoutées. Cependant, ne restont pas sur cette dernière impression, la prestation fut quand même belle qualité, avouons-le.

Setlist Arch Enemy
01. The immortal
02. Revolution begins
03. Ravenous
04. Taking back my soul
05. My apocalypse
06. Shadows and dust
07. Silent wars
— Solo de batterie (Daniel Erlandsson)
08. I will live again
09. Dark insanity
10. Dead eyes (see no future)
11. Bury me an angel
— Solo de guitare (Christopher Amott)
— Solo de guitare (Michael Amott)
12. Dead bury their dead
13. We will rise
— Rappel
14. Snowbound
15. Nemesis
16. Fields of desolation (outro)

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1 Commentaire sur “Arch Enemy – Samael – No Return – Dylath Leen [30.03.2010]”

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    commentaires actuellement

    Super souvenir … le retour en Bourgogne a été difficile, mais bon !!!

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