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Le 10 octobre à l’Elysée Montmartre ce n’était pas qu’un simple concert d’Anathema mais bel et bien une fête en leur honneur, une soirée ayant pour thème leur retour triomphant après quelques années sombres.

Petit retour rapide sur l’affiche :
En première partie, Peter Carlsen, un inconnu à mes yeux, et l’ancienne chanteuse de The Gathering, Anneke Van Giersbergen. Pas de « groupe », rien d’alléchant sur le papier, et pourtant…

18h30 : Extinction des feux. Ce n’est pas un inconnu qui s’avance sur la scène mais Danny Cavanagh d’Anathema qui fera office de Monsieur Loyal durant toute la soirée et qui présente joyeusement Peter Carlsen comme une des personnes les plus talentueuses qu’il connaisse et lui cède la place.

Peter Carlsen «le talentueux » s’avance seul sur la scène de l’Elysée et livre trois beaux morceaux de « pop posée » au simple son de sa guitare et de sa voix. Étant habitué à des groupes d’au moins 4 membres livrant une musique ravageuse, je suis assez impressionné de voir comment un homme seul avec sa guitare arrive à s’imposer sur scène. Trois morceaux agréables donc, une jolie voix, ce n’est pas vraiment mon style mais ça reste planant et ça ouvre bien le concert. Au bout de trois morceaux, Peter annonce une petite surprise et c’est Anneke qui vient l’accompagner sur scène pour un morceau, puis Danny les rejoint pour le morceau suivant, puis Vincent Cavanagh. Au final, un groupe entier composé des artistes de cette soirée se constitue petit à petit sur scène. Cette première partie annonce le ton du reste du concert. Les différents artistes viendront intervenir durant chaque set, toujours avec le sourire et transmettant la joie au public.

Trente minutes passent et les différents invités quittent la scène à l’exception d’Anneke qui reste pour enchaîner de suite avec son propre set, précisant qu’elle trouve cela dur de passer après Peter Carlsen. On s’envoie des roses, on rigole, ambiance bon-enfant comme je l’ai déjà insinué ! Le set d’Anneke sera plus court que celui de Peter Carlsen. Elle joue deux morceaux d’Agua de Annique (Beautiful One et Sunny Side Up) puis interprète un titre de The Gathering (Locked Away) et même de U2 (All I Want Is You). Sur la fin, comme pour Peter Carlsen, les mêmes invités viennent lui filer un coup de main. Au final, le set est sympathique, je ne trouve pas cela transcendant, mais l’adjectif « mignon » convient parfaitement.

Danny « Monsieur Loyal » Cavanagh revient pour préciser qu’un temps de pause va avoir lieu pour tout installer mais qu’après cela viendra un set très long et que le public doit se tenir prêt. Il sait mettre l’eau à la bouche ce Monsieur Loyal !

Après un petit quart d’heure, Anathema monte enfin sur scène et entame donc ce long set qui va durer en tout 2H30, on ne peut pas dire qu’on n’avait pas été prévenu ! C’est long, et pourtant on en redemande. Durant ce set, le groupe va faire le tour de sa large discographie d’une façon très bien pensée. Je m’explique : le groupe ouvre les festivités avec les quatre premiers morceaux du dernier album « We’re Because We’re Here », puis trois morceaux de « A Natural Disaster« , les trois morceaux suivants du dernier album, puis quatre morceaux de « Judgement », quatre morceaux de « Alternative 4« , deux morceaux de « A Fine Day To Exit« , un petit Flying et le set principal se finit avec les 3 derniers morceaux du dernier album.
Résultat : un set qu’on ne voit pas passer tellement tout s’enchaine parfaitement, les ambiances se mêlent et la discographie d’Anathema apparait comme un tout sublime et cohérent. J’oublie de préciser que la bonne humeur accompagne ce set en permanence. Danny fait le spectacle et aussi bien lui que Vincent profitent des moments de calme entre les morceaux pour s’exprimer en Français et rappeler qu’ils adorent Paris et que ce concert est celui qu’ils attendaient le plus de leur tournée. On peut crier aux faux-culs, quand on connait les gaillards, on sait que c’est honnête et ça fait plaisir !

Un spectacle aussi bon ne pouvait se finir sans un rappel. Danny ne fait pas poireauter le public puisque cela était évident et revient rapidement sur scène avec sa guitare pour interpréter Are You There en solo. Lee Douglas le rejoint pour un Parisienne Moonlight aérien de circonstance.
Le reste du groupe arrive à son tour et là, surprise ! Vincent demande à Danny ce qu’il souhaite faire. Monsieur Loyal répond en français : « Pas dormir ! Pas dormir ! » Le public rit, mais perçoit-t-il ce que cela annonce ? Danny nous fait un joli double sens : « je ne veux pas aller me coucher, je veux rester sur scène à faire le mariole » mais également « je veux jouer Sleepless, ce vieux morceau datant de 1993 complètement différent du style d’aujourd’hui. » Anathema nous joue donc Sleepless réadapté à leur style actuel, et ça passe nickel ! Le morceau, plus agressif que ceux joués ce soir là, embrase l’Elysée et visiblement je n’étais pas le seul à me réjouir de cette surprise. Le groupe fini ensuite définitivement le concert avec One Last Goodbye et Fragile Dreams, faisant aussi bien chanter le public que les invités de première partie revenus une dernière fois sur scène. Le groupe quitte la scène aussi heureux que le public quittant la salle petit à petit… 2H30 de pur bonheur qu’on aimerait revivre de suite.

J’étais allé à ce concert sans réelles attentes et je suis ressorti en me disant que cette soirée rejoignait le rang des concerts mémorables. Anathema a définitivement rassuré ses fans, le groupe a toujours la pêche et la transmet aisément. Mais surtout, la flamme qui les anime et plus que jamais vivace.

Setlist Anathema :
1. Thin Air
2. Summernight Horizon
3. Dreaming Light
4. Everything

5. Balance
6. Closer
7. A Natural Disaster

8. Angels Walk Among Us
9. Presence
10. A Simple Mistake

11. Deep
12. Pitiless
13. Forgotten Hopes
14. Destiny Is Dead

15. Shroud of False
16. Lost Control
17. Destiny
18. Empty

19. Panic
20. Temporary Peace

21. Flying
22. Get Off, Get Out
23. Universal
24. Hindsight

Rappel:
25. Are You There?
26. Parisienne Moonlight
27. Sleepless
28. One Last Goodbye
29. Fragile Dreams


Code couleur selon les albums:
We Are Here Because We’re Here (2010) (10 morceaux)
A Natural Disaster (2003) (5 morceaux)
A Fine Day To Exit (2001) (2 morceaux)
Judgement (1999) (6 morceaux)
Alternative 4 (1998) (5 morceaux)
Serenades (1993) (1 morceau)


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1 Commentaire sur “Anathema, Anneke Van Giersbergen + guest : Paris [10.10.2010]”

  1. 1

    super report !
    j’aurais bien voulu y être !

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