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Photos + report : Antirouille

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En ce samedi  15 septembre, Metallian Productions et RPO faisaient à leur tour leur rentrée et pour que cette date soit marquée au fer rouge, ils nous proposaient ce jour-là  Monsieur Kip Winger, excusez du peu !
Pour nous mener jusqu’à lui, la scène accueillait également Gérard Fois en ouverture, suivi de Maggy Luyten and Friends. Vous l’aurez compris, le  programme s’annonçait plus qu’alléchant et prometteur.

C’est dans l’une des trois salles de La Source, à Fontaine (38), que l’équipe de Metallian Productions nous accueille et quand je vous parle d’accueil, le mot « famille » prend ici tout son sens : dès l’instant où on franchit les portes vitrées, on se sent tout de suite envelopper dans la sphère rassurante du metal.
Les lumières s’éteignent et se rallument très faiblement sur Gérard Fois à qui revient  la tâche d’ouvrir la soirée.
Ce Haut-Savoyard d’adoption joue dans le groupe Eternal Flight et nous propose ce samedi dans une quasi pénombre, une version en partie acoustique de son nouveau projet parallèle : Heart Of Isolation.

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Le répertoire, tout comme l’éclairage, se veut plus sombre et on ressent dès les premiers titres « Disapear » et « Heart of isolation »,  comme une mélancolie aussi bien dans les paroles que musicalement. Je ne saurai vous dire ni pourquoi ni comment, mais l’envoutement, la séduction ont été instantanés : le public présent écoute dans un silence presque religieux, certains les mains sur la poitrine,  la voix grisante de Gérard sur des notes toutes aussi  entêtantes. Le quatrième titre,  « déjà blue » nous sort  de notre torpeur par des notes un peu plus rythmées, suivi  de « away » sur le même registre. Gérard fini son set par une reprise de Queensrÿche avec le titre « Silent lucidity » de l’album « Empire » (1990).

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L’entrée en matière est plus que réussie, le décor est planté et il nous va très bien.

 

Les lumières s’éteignent à nouveau pour faire place à une autre plus tamisée, laissant apparaitre un léger voile persistant de fumée faisant la joie des photographes.
Maggy Luyten fait son apparition et comme nous le promettait l’affiche, c’est entouré d’invités qu’elle réalisera sa prestation ce soir.
Des amis, des proches qu’elle a conviés à monter sur scène pour rendre hommage à ses diverses collaborations passées, présentes et même à venir. Le guitariste Steven Segarra, actuellement chez Wedingoth, la rejoint suivi du batteur François « boom boom » Brisk avec lequel elle a évolué avec la formation de Virus IV.

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C’est dans un cadre feutré et  très intimiste que le set commence avec « Dead sun » suivi de « Indifference » issus du dernier album en date de Nightmare « Dead sun » dont cinq titres seront joués ce soir sur les huit que compte la set-list.
La magie opère instantanément et on se laisse transporter par la voix cristalline de Maggy qui arrive à nous faire oublier la version heavy de ces titres que l’on connait pourtant par cœur. Le guitariste de Mörglbl, Christophe Godin, qui ne manquera pas de déconner tout le long de la soirée, le batteur de Titans Fall Harder et Nightmare (Niels Quiais) et le chanteur  de Civil War (Kelly Sundown) font leur montée sur scène bientôt suivi par Yves Campion, bassiste légendaire de Nightmare.

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Les titres s’enchainent, les minutes s’arrêtent, la magie opère…
Le public réagi avec enthousiasme à Serpentine, que j’avoue ne pas l’avoir reconnu de suite, et c’est  là qu’est toute la réussite de ce set unplugged.  Maggy lance la chanson Inner Sanctum et parle des frères disparus et fait allusion à Christophe, parti cette année et nous relate l’hommage rendu par son frère Serge  au dernier LeymFest.
Ma gorge se serre.
Yves enchaine sur la disparition de ses deux frères, puis de celui de Maggy et parle de celui de Karo. L’émotion qui m’envahit est d’autant plus forte que je connaissais très bien le frère de Karo, Gilbert « Beb » Kapelski. Impossible de faire la mise au poing, l’objectif de l’appareil est tout flou. Tiens non, ça ne vient pas de l’appareil…
Eternal Winter conclu la prestation de Maggy et de ses friends et je peux vous assurer que l’on a touché les étoiles ce soirs.

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Il fallait s’appeler Kip Winger pour pouvoir enchainer derrière une telle prestation.
Après deux collaborations auprès d’Alice Cooper comme bassiste sur les albums Constrictor et Raise your fist and yell sortis respectivement en 1986 et 1987, Kip Winger lance son groupe Winger et publie un premier album en 1988. Il se lance dans une carrière solo en parallèle et « This conversation seems like a dream » voit le jour en 1996 et c’est de cet album qu’est issu Steam, le premier titre joué par notre artiste ce soir.

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Inutile de préciser que le public, déjà acquis avant même le début du show, répond favorablement aux premières notes et  sourires de l’américain. Il est accompagné ce soir aux percussions par Robby Rothschild qui s’adressera à nous dans un français plus que parfait à plusieurs reprises.
Après Free enchaine So long China extrait du dernier album de Winger, « Better days comin » de 2014.
Le refrain est repris en cœur et avec enthousiasme par un public  qui se déchaine encore un peu plus, et on n’en est qu’au troisième titre ! Maggy monte sur scène et le duo entonne pour notre plus grande joie Headed for a Heartbreak, tiré de l’album  « Made by hand » si vous l’avez acheté en Europe, « Down incognito » s’il vient des USA ou enfin  « Another way » si vous l’avez importé du Japon.

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Suivront Blind revolution et Cross repris à gorge déployée par une foule en ébullition. La joie est réciproque, Kip Winger use de sourires ravageurs, de blagues ou d’anecdotes amusantes, toujours campé derrière son inséparable douze cordes.
Ensuite, des titres issus de Winger : Easy come easy go de 1990, Who’s the one de 1993, Can’t get enough de l’album «In the heart of the young ». La pression et la température montent encore d’un cran dans les premiers rangs. C’est juste avant Hungry, titre de Winger, du premier album éponyme de 1988 que Robby nous explique sa rencontre avec Kip, de son temps passé ensuite  à Paris pour apprendre le français qu’il affectionne. Longue tirade à laquelle Kip répondra : « I did not understand anything he said”.

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Le public en liesse chantera ensuite avec lui Ever wonder, sur lequel danseront même une poignée de groupies en délire (Petit clin d’œil, elles se reconnaîtront). Toujours derrière sa fidèle guitare, tantôt avec, tantôt sans médiator, qu’il prend soin de ranger à l’intérieur de sa joue, notre américains joue continuellement avec son public. Le feeling est là et ne sera jamais interrompu.

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Comme à son habitude sur ce titre, Kip fait monter sur scène quelqu’un du public pour  l’accompagner dans un duo. C’est à Nicolas que revient l’honneur de chanter Miles away, l’un des titres les plus représentatifs de Kip Winger. « Miiiiiles awaaaaayyy », la clameur vient aussi de la fosse où des centaines de cordes vocales s’abiment en rythme avec nos deux compères. Spell I’m under clôt le spectacle. On aurait pu se sentir triste, esseulé mais  il n’en est rien eu, Kip nous offrant un after exceptionnel,  prenant la pause avec chacun, dédicaçant photo, vinyle, guitare ou set-list.

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Un grand merci à Kip Winger et à Robby Rothschild pour ce spectacle extraordinaire ainsi que pour leur leur joie et leur envie.
Un grand merci à Gérard Fois de nous avoir envoutés.
Un grand merci à Maggy, Yves, Kelly, Niels, Franck, Steven, François et Christophe pour ce moment intime avec vous.
Un grand merci à Metallian Productions pour cette date qui n’aspire qu’à être un rendez-vous annuel (appel du pied, appel du pied) et à toute l’équipe : gardez le cap !!!

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