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Depuis ce début d’année, MyReferencEvents sont en pleine bourre (Hypocrisy, Overkill, Pagan Fest, etc.), mais ce week-end, les bénévoles de l’assoc se sont carrément déchirés! Samedi soir, le gros metal couillu était à l’honneur avec Bolt Thrower et Rotting Christ, et ce dimanche, ce sont les chaudes ambiances d’Orphaned Land qui sont programmées au Marché Gare de Lyon. Un évènement à ne pas rater pour les lyonnais amateurs de prog et de folk, ou de bonne musique tout simplement. Arrivé en avance pour une interview des israéliens (prochainement dans nos pages), il n’y a pas foule au portillon à l’ouverture des portes. Mais le public arrivera petit à petit, sans parvenir néanmoins à remplir le Marché Gare.

Et pourtant, couillue, la soirée allait tout de même l’être un peu ne serait-ce que par la présence et la prestation d’Arkan. Dans le style gros death qui tache et qui marque, les franciliens se placent là, mâtinant le tout de sonorités en droite provenance du Maghreb et justifiant donc, si besoin était, leur présence sur l’affiche. Je ne pourrais malheureusement vous en dire davantage étant donné que j’ai seulement pu entendre leur prestation, prostré dans le couloir à attendre l’interview prévue … Une attente d’autant plus regrettable que je voulais vraiment les revoir, après l’énorme baffe reçue lors de leur découverte en première partie de Septicflesh, l’année dernière. Cependant, voilà, niveau son, c’était quand même diablement efficace et de très bonne qualité, à en écouter les retours du public. Arkan à convaincu.

En seconde position viendra donc le set des Suisses de Suidakra, auquel je pourrai assister, cette fois. Voila bien longtemps que je n’avais pas rejeté une oreille à la musique du combo et je me souvenais de réminiscences folk, mais qui me semblaient plus présentes que celles parsemées ici et là durant leur set. Quoiqu’il en soit, c’est plus de heavy-metal dont il s’agit. Certes agrémenté de quelques airs plus enjoués, mais on reste proche du heavy quand même : un peu le penchant celtique d’un Ensiferum par exemple. La musique est bien exécutée, le chanteur-guitariste s’adresse souvent à la foule l’exhortant à lancer pogos et circle pits; Et celle-ci le lui rend bien, puisqu’une bonne partie (la plus jeune ?) à l’air de s’être déplacée spécialement pour eux. L’ambiance est vraiment bonne, mais je dois avouer que niveau originalité il faudra repasser. Le groupe a certes trouvé son crédo, qui à l’air de plaire d’ailleurs, mais une fois trois/quatre chansons passées, une cruelle impression de déjà entendu vient rapidement s’immiscer, et pour peu qu’on ne soit pas trop dans le même trip, le show semble s’étirer quelque peu en longueur.

Les Suisses n’ont pas quitté la scène, que nous assistons à un mini rush de fans vêtus de jaune de noir venant squatter les deux premiers rangs (j’avoue, j’en étais). Il faut dire qu’Orphaned Land, cela faisait un bon moment que j’attendais de les voir, d’autant que leur précédent album, « Mabool » (2004), se classe haut la main parmi mes albums préférés, tous styles confondus. Et pour ce premier show en terres lyonnaises, nous n’allons pas manquer de surprises ! Et ça commence dès le début (ou plutôt, non, ça ne commence pas), les samples tardant à se lancer et lorsqu’enfin nous parviennent des voix enfantines ont sait que ça va faire mal ! Et paf, ça ne manque pas, le groupe investissant la scène sur l’énorme ‘Birth of the three’ de l’album précité. Coiffés de chapeaux de rabbin, vêtus de Djellabas, c’est un véritable kaléidoscope culturel et religieux qui débarque sous nos yeux, tandis que Kobi Farhi (chant), pied nu et couvert d’un suaire blanc en plaisante : « Au cas où certain se poseraient la question, non, je ne suis pas Jésus Christ ». Et de l’humour il en faudra un peu, car du côté des samples, le refus d’enchainer est catégorique, si bien que le show des israéliens à bien du mal à débuter, les pauses forcées entrecoupant chaque morceaux nuisant grandement à l’ambiance générale.

Les membres du groupe préfèrent en rire mais devront néanmoins se résoudre à poursuivre sans leurs accompagnements. Forcément, la musique du combo va en prendre un coup, surtout pour les titres récents de « The Never Ending Way Of ORwarriOR » (2010) qui, très orchestrés, vont quelque peu en pâtir. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Orphaned Land, vont alors reconsidérer une bonne partie de la setlist afin de l’adapter aux conditions du soir. C’est ainsi que quelques vieilleries plutôt inattendues (‘Seasons unite’, ‘Like fire to water’) vont être remises au gout du jour entrecoupées de titres plus récents. Orphaned Land savent faire le show et à l’image du sourire affiché par Yossi Sa’Aron (guitare) tout au long de la soirée, parviennent à transmettre leur message positif à l’assistance, une belle humeur s’emparant de la salle. Quelques moment forts à signalés comme cet enchainement ‘The kiss of Babylon’/’Ocean land’, très metal, très moyen-oriental, très Orphaned Land, quoi; ou encore l’entrée dans le vif de « The Never Ending Way Of ORwarriOR » avec un ‘Sapari’ forcément attendu (voyant Kobi Farhi assurer aussi les parties féminines), le nostalgique ‘MI ?’ et le plus progressif ‘The path p.1’. Autres très bons moments, ‘Thee by thy father I pray’ (« El Norra Alila », 1996) où le sympathique vocaliste encourage le public à reprendre ses ‘lalaalala’ et, je garde le meilleur pour la fin, ce touchant, que dis-je touchant, ce bouleversant ‘The storm still rages inside’ en duo acoustique chant/bouzouki, beau à pleurer … Preuve que, malgré des conditions difficiles, le groupe parvient à donner le meilleur de lui même et à délivrer un show très intense, chapeau bas. Les israéliens termineront, comme à leur habitude en intégrant son traditionnel ‘Norra el norra’ qui verra toute la salle se mettre à sauter sur place.

Évidemment, on regrettera que la formation ait dû faire l’impasse sur des titres du dernier album comme ‘The warrrior/Barakah/Disciples of the sacred oath II’, naturellement attendus, mais cela fait malheureusement parti du jeu. On n’ose imaginer ce qu’aurait donné le résultat dans des conditions optimales. En tout cas, pour ma part, le rendez-vous est d’ores et déjà prit pour fin aout, au Summer Breeze Festival, en Allemagne.

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