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Report : Antirouille
Photos : Elie Lahoud-Pinot

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Quelle affiche !
Bordel quelle affiche !

DeathawaitsExodusExodus ET  Deathawaits.

Flashback…
Je ne suis jamais bien chaud pour les concerts en semaine,  à plus forte raison quand ils sont à 120 kilomètres de chez moi.
Je l’ai fait pour Obituary, Cannibal Corpse (un peu moins loin), Avatar et le lendemain au taf, ça pique toujours et je me dis « cette fois c’est sûr, c’est la dernière ».
Alors Exodus plus guest au CCO à Villeurbanne un mercredi soir, j’aime bien Exodus mais ce n’était pas gagné !
Début Juin, Roger Metalman me tague sur ma page Facebook : « C’est Deathawaits avant Exodus ».

Re-bordel !
Mon sang ne fait qu’un tour, ma queue se met à frétiller à m’en faire des bleus sur les hanches, la chaine commence : « Yo, c’est Deathawaits avant Exodus ! L’affiche de malade » Mercredi ou pas, on s’en tape, ça piquera le lendemain mais on s’en tape ! Le voyage s’organise.
Tous les jours qui suivirent, mon regard se portait sur cette affiche accrochée au mur de mon bureau : Se détache en rouge cerclé de blanc, la légende : Exodus et dessous, en blanc, putain quoi !  Deathawaits. Le cadeau avant l’heure, mon anniversaire étant le lendemain, merci encore Sounds Like Hell Productions

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Mercredi 27 juin, CCO de Villeurbanne, nous voilà au premier rang, les avants bras posés sur les retours, prêt à en découdre et… ça y est ! J’en entends qui crient au scandale : « Tu n’es pas objectif ! Tout le monde connait tes penchants dégueulasses pour les Deathawaits ». Quoi ! Qu’est-ce que tu veux que j’écrive ? Que les mecs sont entrés sur scène en tutu et chaussons pointus et on commencés à nous faire un balai en nous soufflant dans la flute pour en sortir quelques notes ? Tu y étais ? Oui ? Alors tu as vu et entendu comme moi ! Tu n’y étais pas ? Alors lit donc ce qui suit.
L’intro d’ « Enclosed in booth », c’est toute une histoire : le calme avant la tempête, l’entrée en mêlée : « flexion, touché …. (Angoisse)…..jeu !!! ». Aux premières note on voit que les gars mettent le paquet et le public répond présent. Ça joue vite, très vite, le son est bon (j’en reparlerai), la présence scénique y est, ça sent la maîtrise du sujet tout ça ! « All confused » déboule aussitôt, à ma très grande et agréable surprise. J’aime ce titre. La tension monte dans la fosse et alimente le quintet lyonnais, Flo est insaisissable à l’objectif. « Tu le pointes, le temps d’appuyer sur le bouton et t’as plus rien en visuel, il est plus là ! », me dira Roger Metalman plus tard. Même en nous présentant ensuite le groupe, il ne s’arrêtera pas un instant, usant le sol de ses allées et venues.

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Présentation du nouveau guitariste Olivier qui rejoint l’équipe pour son premier concert avec les Deathawaits, (waouh le premier concert quoi !) mais ce n’est pas la première fois qu’il joue avec eux, mais pour ça il fallait être à la metal night à Saint Etienne le 28 avril dernier.
Olivier est également le guitariste d’ Heavylution et de Furyens, excusez du peu ! Il remplace au pied levé Damien, qui doit quitter le groupe pour raison professionnelle, cet ingé son devant être pleinement disponible pour  Michael Jones. Et il en a de la chance Michael Jones d’avoir un ingé son comme Damien et on l’a entendu ce mercredi, car le son de Deathawaits, c’était lui. Le  sixième homme de Deathawaits qui de la lumière passe dans l’ombre et réalise ce soir un travail plus que remarquable, comme une dernière révérence.

Présentation également de Lucas qui remplace Julien indisponible ce soir-là. Lucas est le batteur de Buy Jupiter, intérimaire pour Deathawaits et qui a foulé il y a peu cette scène du CCO avec son groupe le 5 mai dernier, pour les 25 ans de Sound Like Hell Productions, dont la tête d’affiche était Benighted. Ne vous fiez pas aux apparences calmes de ce gars-là. En fait c’est un malade. Des nerfs surement.

Retour à la musique avec le très bon « Brainless », Lucas nous mène la vie dure, on a du mal à bouger nos cervicales en rythme. « Life is too short for soft porn », Jordan est magistral, il l’a toujours été mais ce soir il y a un petit quelque chose en plus. La tension monte encore d’un cran, le public est acquis et conquis. « Provocation » puis « Forgot »lancés comme un direct et un uppercut au visage, les premiers circle pit, les premiers vrais coups d’épaule bien virils sont donnés çà et là.

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Il commence à faire très chaud au CCO. « Mais, qu’est -ce que vous… » Mon titre préféré ! « Mais…qui êtes- vous… » Vite j’appelle ma femme. « C’est quoi cette saloperie de merde ! » Elle adore ce titre elle aussi. « S’il vous plait, laissez- moi partir ». Elle n’a pas pu venir ce soir. « S’il vous plait, s’il vous plait pas ça » Ca décroche ! Elle écoute. « Arrêtez, c’est pas drôle ! Non ! NON ! Pitié ! » Et elle ne raccrochera pas de toute la durée du titre « Abominable ». Et quel titre de fou, concentré de violence verbale et auditive, on prend deux degrés de plus au premier rang. Thomas se déboite la nuque avec frénésie, Flo hurle dans son micro de sa voix venu du cul de l’enfer, nos cervicales souffrent, Olivier est dans le coup, il a toujours fait partie du groupe, il assure le gars, les soli sont les siens, tout est fluide. « never give up the fight » arrêtez les  gars, on morfle, il y a encore Exodus après. Ils sont dans la place les lyonnais.

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Et Flo enchaine avec « foutez la merde on filme », non NON pitié pas ça !arrêtez c’est pas drôle ! « Don’t look back » tu es à genou mec, tu crois pouvoir te relever mais arrive la cover de Slayer « Reign in blood » et elle te scie les jambes.
Tu es et tu resteras au sol.
Le set se fini sur cette cover, on se regarde, on s’est encore pris une mandale, les Deathawaits ont été à la hauteur de ce qui suivra.

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Deuxième round. La légende, l’un des piliers du thrash de la Bay Aera s’apprête à monter sur scène. Tom Hunting d’abord, qui prend place derrière sa batterie. Et là, je prends conscience. C’est TOM HUNTING, l’un des  fondateurs du groupe, j’en ai des papillons devants les yeux. Arrivent sur scène dans l’ordre Lee Altus, Jack Gibson, Kragen Lum et Zetro. Steve « Zetro » Souza

J’ai devant moi EXODUS. Fondé en 1981 alors que je n’avais que dix ans. Exodus
« Funeral Hymn » débute le set, la salle est déjà surchauffée et répond immédiatement aux premiers riffs assassins des américains. Zetro bouge les lèvres mais on n’entend rien ! C’est une blague ?  Allez, ce n’est pas grave, l’ingé son va remédier à ça. « Blood in, blood out » de l’album du même nom de 2014 et qui voit le retour de Steve au chant, fait grimper la température. Les circle pit s’enchainent.
Arrive le premier titre du premier album  « Bonded by blood » de 1985, « Deliver us to evil ». Je n’avais que quatorze ans ! Je l’ai eu cet album, en cassette et je me souviens l’avoir usé dans l’auto radio !

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Je vous garantis qu’il faisait très chaud au premier rang !
Mais le titre que beaucoup attendait arrivera après « deathamphetamine », « Exodus » met tout le monde d’accord, la pression monte encore, premiers slam, pogos déchainés… Riffs meurtriers,  J’ai en face de moi Kragen et mes yeux n’arrivent pas à se détacher de ses doigts : il n’a rien à envier à Gary Holt, ce type est un génie ! L’album « Bonded by blood » est mis à l’honneur ce soir car sera aussi joués « And then there were none », puis « A lesson in violence ». Zetro hurle, crie, donne tout ce qu’il a, mais c’est dommage, on ne l’entend pas bien. En tout cas, il n’est pas avare de parole et les échanges entre lui et nous se font systématiquement entre chaque titre.

« Black list » voit  les premiers échanges virils entre passionnés, la salle est électrisée par ce thrash vieille école intemporelle.
Il y a toutes les générations.
Un papa et son fils sont au premier rang et le gamin, casque anti-bruit sur les oreilles, ne perd pas la moindre seconde du set des californiens.
Communion, oui, communier est ce que nous propose Exodus, tous ensembles en vénérant le thrash metal.

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Un autre titre attendu : « Bonded by blood », mais bordel ! Damien revient aux consoles, il fait quoi l’ingé son là ? La basse sature par moment, on n’entend pas toujours très bien Zetro, heureusement ce n’est pas le cas des soli de Kragen mais merde, pour un  groupe de la stature d’Exodus, on s’attendait à beaucoup mieux !
« Toxic » sonne la fin future du set, la tension est à son comble, il n’y a pas eu de temps mort et quand le dernier titre « Strike » se termine, Lee  fait monter le garçon casqué sur scène, lui colle sa guitare dans les bras et le fait jouer, l’aide par moment. T’imagine le souvenir que gardera cet enfant ? Magique !

Les lumières se rallument et on se sent comme orphelin. Je tends la main, Kragen me dépose délicatement son médiator dans la paume et appuie fortement pour que mes doigts se referment dessus. J’ai eu du bol, il en aura donné que deux ce soir.

Check du poing avec lui puis avec Zetro. Tom nous remercie un long moment au micro, nous salue, on se tape dans la main…
Soirée de fou ce soir au CCO, et ceci on le doit toujours aux mêmes passionnés de metal qui nous font vivre ces moments intenses et inoubliables.

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Merci à Sound Like Hell Productions.
Merci Deathawaits, ça a été fort ce soir, je ne dis pas que vous avez été faibles les autres fois, mais ce soir… c’était particulier.
Merci Exodus… La légende perdure.
Merci à Damien le magicien du son.
Merci à Elie le magicien de l’image.

Le lendemain, ça a piqué un peu, mais je m’en tape…

 

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