Photos + report : Alain The Red

Troisième jour de ce Winter Fest et, pour des raisons de logistique, cette dernière journée débutera en fin d’après-midi avec Another Age. Originaire du sud de la France (Nîmes), le groupe se forme en 2013 dans un style metal progressif / power metal. Avec deux albums à leur actif le premier sorti en décembre 2018, The Crossing, et Tears of Snow, sorti tout récemment en septembre ils nous joueront ce dernier en intégralité.

Ouverture puissante avec « Dead Nucleus », un morceau qui ancre parfaitement le concept global de l’album, mêlant prog et power metal. « Sirens for the Deaf » joue sur les contrastes : des rythmiques soutenues couplées à des lignes mélodiques claires et limpides. « Silence Avenue » propose davantage de passages atmosphériques et délicats. « Resilience » est un morceau efficace, porté par une forte présence des guitares, tandis que « My Inner Child » révèle un côté plus nuancé et émotionnel. « The Unseen Machine » explore des thèmes conceptuels et métaphoriques, tant dans le texte que dans l’instrumentation progressive et complexe, tout en restant accrocheur.

Le morceau-titre, « Tears of Snow », clôt l’album de façon épique : le plus long de la setlist, construit comme une véritable pièce maîtresse narrative avec des passages progressifs étendus, des variations d’intensité et une forte charge atmosphérique. On terminera ce set avec un morceau issu de The Crossing, « Echoes from the Dust », qui évoque le poids du passé, les souvenirs persistants malgré le temps et les traces laissées par des expériences révolues. La musique suggère que ces “échos” ne sont pas seulement douloureux, mais aussi fondateurs.
À découvrir pour ceux qui ne connaissent pas, et un vrai régal pour les amateurs du style : une belle performance du groupe.

Setlist : Nucleus / Sirens for the deaf / Silence avenue / Resilience /Hours of doubt / My inner child / The unseen machine / Tears of snow / Echoes from the dust.

C’est ensuite à Parallel Minds de prendre possession de la scène, un groupe que je découvre en live pour la première fois. Formé en 2013, il allie metal progressif et heavy metal, et se distingue par une musique puissante et technique, mêlant riffs acérés, mélodies travaillées et structures complexes, tout en conservant une identité heavy marquée.

La présence scénique du chanteur Stéphane Fradet est forte, rappelant son duo avec Asylum Pyre la veille. Les compositions du groupe surprennent par leur richesse et leur diversité, avec un éventail large sur leurs albums : des rythmiques bien heavy, un duo basse (Antoine Moutet) / batterie (Eric Manella) compact et efficace, qui soutient parfaitement la guitare de Grégory Giraudo sur les parties solos. Leur set se conclura sur deux morceaux de l’album Every Hour Wounds… The Last One Kills : « The Last One Kills » et « Kolyma ».

Aujourd’hui, Parallel Minds s’impose comme une valeur sûre du metal progressif français, reconnu pour son sérieux, sa créativité et sa capacité à évoluer sans jamais renier l’impact et l’émotion propres au metal. Le groupe poursuit son chemin avec l’ambition de repousser toujours plus loin les frontières de son univers musical.

Setlist : Sufero / No fate / Sekigahara / Syria / I am / Angel’s battle / Ghost of Sparta / The last one kills / Kolima.
J’ai pris une vraie claque lors de cette soirée, avec les performances des deux groupes présents. Merci également à Philippe Casetti pour ton implication et ta générosité dans l’organisation de ces soirées.
Long live Monster’S Art !

























